‹ Clinique chirurgicaleChapitre 12 sur 55 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

Polype de l'utérus. — Excision. — Compression du pédicule, avec les mors

d'une pince hémostatique.

D. .. Louise, quarante-neuf ans, entrée à l’hôpital Saint-Louis le 27 novembre 187/j. Salle Sainte-Marthe, n° 7 h.

DE LA F0RC1PRESSURE

*2li

Cette malade, qui a cessé de voir ses règles depuis quatre ans, se plaint de pertes sanguines qui reviennent irrégulièrement tous les trois ou quatre mois et durent chaque fois plusieurs jours. Dans l’intervalle elle perd en blanc. Elle mange bien, n’a pas maigri et ne souffre pas.

Par le toucher vaginal on trouve le col dirigé en arrière, difficile à contourner; l’orifice paraît grand comme une pièce de cinquante centimes, et obstrué par une masse charnue dure, non saignante et légèrement mobile. L’examen au spéculum ayant confirmé le diagnostic de polype, la malade fut opérée le 4 décembre 1874. Pour cela, M. Péan ayant attiré la tumeur dans le vagin avec une pince de Museux, et l’ayant suffisamment abaissée, saisit son pédicule aussi loin que possible avec une pince hémo-

Fig. 5. — Polype utérin attiré dans le vagin avec' une pince de Museux et dont le pédicule est comprimé à sa racine au moyen d’une longue pince hémostatique.

statique à longues branches (modèle Mathieu) et l’excise immédiatement au-dessous des mors avec une paire de ciseaux courbes (fi g. 5). La pince fut laissée en place par prudence jusqu’au lendemain matin sans que la malade en ait souffert. Huit jours après, elle sortait complètement rétablie. L’extrémité supérieure du pédicule mortifiée s’était détachée d’elle-même au bout de trois jours.

DE LA FORCI PRESSURE

Page 1