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ANTISEPSIE

Daviers. — Brossage à l’eau de savon, puis passage à l’autoclave ou à l’étuve, ou flambage.

Sondes à canaux. — Elles exigent des précautions aseptiques spéciales. On les passe à l’étuve ou à l’autoclave, quand elles sont chargées de coton; lorsqu’elles sont seules, l’ébullition dans l’eau chloroformée donne de très bons résultats.

D’après Poncet, on peut aussi, après l’étuve, les conserver dans la poudre de talc portée pendant une demi-heure à 140°.

Seringues. — Immersion pendant une à deux minutes dans une solution phéniquéeà 2 p. 100 et flambage des aiguilles, des seringues hypodermiques.

Porte- empreintes. — Flambage au bec Bunsen ou stérilisation.

Limes. — Passage à la carde, puis trempage dans l'eau chloroformée.

Verres, crachoirs. — Séjour dans l’eau bouillante, tenant en dissolution du chlorure de sodium ou du carbonate de soude.

Fauteuil d'opération. — La têtière du fauteuil d’opération mérite d’appeler l’attention de l’opérateur par des précautions antiseptiques toutes particulières. En effet la succession des patients dans le fauteuil peut provoquer la transmission de germes morbides atteignant le cuir chevelu.

La pelade est, dans ce cas, une des affections les plus à craindre; elle fut, il y a quelques années, très répandue à Paris. Il est donc utile de garnir la tètière de petites serviettes en toile, de les renouveler pour chaque patient et de les soumettre ensuite à un lavage antiseptique rigoureux.

Article IL — Antisepsie de l'opéré et de l’opérateur.

La bouche, étant le siège de nombreux microbes ( Staphylocor.cus pyogènes aureus, Staphylococcus al-

DENTISTERIE OPÉRATOIRE.

bus, Streplococcus pyor/cnes, elc.y, exige, à cause des multiples cavités qui s’v rencontrent, avant chaque opération, une antisepsie spéciale. Nous l’avons déjà indiquée au chapitre du nettoyage fp. 131).

Les mains de l’opérateur nécessitent des soins tout particuliers. Sans imposer ici les précautions employées dans la grande chirurgie, il importe de faire subir tout d’abord aux ongles un nettoyage minutieux à l'eau chaude, à la brosse et au savon, pour les débarrasser des impuretés qui peuvent séjourner dans les rainures. Les mains seront ensuite rincées à l’eau très claire, puis trempées immédiatement dans de l’eau phéniquée à 3/100, du sublimé à 2 1000 ou de l'alcool à 80°.

Dans la plupart des opérations, le chirurgien dentiste a l'habitude d’appuyer la tète du patient contre le côté gauche de sa poitrine, en la maintenant avec le bras gauche, et de ramener la main gauche au-devant de la face, pour éclairer avec le miroir abouche la partie à opérer. Cette pratique peut produire les mêmes inconvénients de contagiosité que la têtière. Comme il est impraticable de changer de vêtement de travail pour chaque patient, on évite toute transmission de germes en garnissant les parties en contact, comme la têtière, de petites serviettes appropriées à cet usage.

A cet effet, l'usage d’une serviette ou carré de toile paraît obvier à cet inconvénient. Elle est maintenue par le revers de l'habit de l'opérateur et s'appuie sur une des laces de la tête du patient en même temps que l'autre face est isolée du bras de l’opérateur par une des extrémités de la serviette placée sur la têtière. La tète se trouve ainsi à l'abri de tout contact suspect.

On se sert avantageusement pour cet usage de simples carrés de toile, de 20 à 30 centimètres de côté, à portée de l’opérateur et en quantité suffisante, ou d’un simple tablier en caoutchouc.

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