‹ Clinique des maladies du système nerveuxChapitre 157 sur 253 · TRAVAUX DE L'ÉCOLE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

TRAVAUX DE L'ÉCOLE FRANÇAISE

l'hystérie légère, c'est plutôt l'inverse que l'on est appelé à constater.

Reportez-vous encore au travail de M. Souques, actuellement mon interne, qui a relevé, dans une des précédentes années, tous les cas d'hystérie mâle qui se sont succédé dans ses salles à l'hôpital Broussais, dans le service de M. Chauffard 4. Il montre que dans une salle de 32 malades, on avait reçu en un an 2G hystériques mâles. Son travail aboutit aux mêmes conclusions que celui de M. P. Marie.

Vous citerai-je en outre les communications orales qui m'ont été faites maintes fois par beaucoup de mes collègues des hôpitaux et qui peuvent se résumer en ceci : autrefois nous ne voyions pas l'hystérie mâle; aujourd'hui, dans nos services, elle se présente constamment dans une forte proportion? Combien de fois n'ai-je pas entendu tenir ce langage par mes collègues ?

Eufin d'autres documents nous montrent qu'en province les choses ne diffèrent pas à cet égard de ce qu'elles sont à Paris, pourvu que le matériel d'observations dont on dispose soit suffisant. Ainsi, M. Bitot, à Bordeaux, a observé plus de 20 cas d'hystérie mâle dans le seul service de clinique générale dirigé par M. le professeur Pitres 2, dans l'espace de deux ans.

Je ne parle pas de l'étranger où la conversion « à l'hystérie mâle considérée comme une maladie fréquente chez les travailleurs manuels », est en train de se produire. En Angleterre les travaux de l'école de Man-

1 A. Souques. — Vhyslérie mâle dans un service hospitalier. (Arch. gén. deméd., août 1890.)

* Bitot. — L'hystérie mâle dans le service de M. le professeur Pitres à rhopital Saint-André de Bordeaux, Th. Bordeaux, 1890.

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