‹ Clinique des maladies du système nerveuxChapitre 159 sur 253 · CAS DE PARALYSIE FACIALE HYSTÉRIQUE · texte numérisé non relu

CAS DE PARALYSIE FACIALE HYSTÉRIQUE

prise a priori qui pourra rendre difficile peut-être l'appréciation véritablement scientifique des faits cliniques. Attendons patiemment que de ce côté la lumière se fasse; elle se fera1.

Mais je ne veux pas m'arrêter plus longuement sur ces préliminaires; j'en viens à notre malade. Encore une fois je ne le vous présente pas comme un événement. C'est à tout prendre, je vous l'ai dit, uncasbanal; seulement, vous le savez, la clinique attentive trouve à peu près toujours à signaler, même dans les cas les plus simples, en apparence les plus vulgaires, quelque point nouveau, quelque combinaison inattendue. A ce point de vue notre cas prendra de l'intérêt.

En effet, il nous présente un exemple bien avéré, bien authentique de paralysie faciale hystérique, dont l'existence, jusque dans ces derniers temps, m'avait paru fort problématique. La paralysie, qui porte sur le domaine du facial inférieur, est légère sans doute, mais elle est parfaitement légitime. Pour éviter qu'il fasse, dans les annales scientifiques, double emploi, je m'empresse de vous avertir que ce cas de paralysie faciale hystérique est celui-là même qui a été présenté par M. Ballet à la Société médicale des hôpitaux dans la séance du 24 novembre 1890. C'est à l'obligeance de M. Ballet que je dois de le connaître et de pouvoir l'étudier avec vous.

i Sur ce sujet, consulter les importantes revues critiques de M Mœhins et de M L Bruns, in Schmidt's Jahrb., Bd. CCXXX. — vonen particulier,^ L. Bruns, We Arbeiten ueber die traumaUschen Neurosen (Loc. cit., p. 81).

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