‹ Clinique des maladies du système nerveuxChapitre 193 sur 253 · PARTICIPATION DU GRAND SYMPATHIQUE · texte numérisé non relu

PARTICIPATION DU GRAND SYMPATHIQUE

veuses qui sont destinées : 1° au brachial cutané interne, nerf sensitif ; 2° au cubital, nerf mixte, qui reçoit de cette paire, suivant toute probabilité, une innervation purement motrice; 3° au médian qui donne lieu à la même observation1. Eh bien! une même lésion peut expliquer tous les phénomènes que le bras du malade nous a présentés. Admettez que cette lésion porte sur le premier nerf dorsal, et vous vous expliquez à merveille non seulement les troubles sensitifs, mais encore la parésie et l'atrophie qui intéressent les muscles de l'éminence thénar, les interosseux, les fléchisseurs, tous tributaires soit du cubital, soit du médian; vous comprenez, enfin, l'exclusion du radial, qui n'est pas représenté dans la première paire. Nous avions lieu tout à l'heure de nous étonner, quand nous trouvions, au bout d'une année à peine, une réaction de dégénérescence si profonde, et aussi quand nous cherchions en vain les secousses fibrillaires; il n'en est pas ainsi quand les cornes antérieures sont lésées. Tout s'éclaire ; ce qui est lésé, c'est le nerf lui-même; il est soumis à une compression qui équivaut pour les nerfs moteurs à une section et nous pouvons dire exactement le lieu où cette compression s'exerce : c'est au niveau du trou de conjugaison.

En effet, parmi les rameaux nerveux qui émanent de la première paire dorsale, il en est un qui appartient au grand sympathique : c'est le rameau communiquant. Il contient, comme l'a bien établi Mllc Klumpke 2 par

1 Fér6. — Arch. de Neurol., 1883, p. 332 et Mlle Klumpke. Loc. cit. 2Mllc Klumpke. — Parai, rad. du plexus brachial. Rev. de méd., 1885.

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