ÉPILEPSIE PARTIELLE SYPHILITIQUE
de Tépilepsie partielle ; elles débutent par l'index droit, gagnent ensuite les autres doigts, l'avant -bras et le bras. Elles s'accompagnent d'une sensation douloureuse indéfinissable: « Mes os se brisent, » dit-elle, puis elle perd connaissance et tombe sur le côté droit. L'épilepsie partielle serait ici anormale, d'après le récit du mari, puisqu'elle respecterait la face et le membre inférieur, mais n'oubliez pas que dans ces crises la malade se mord la langue et perd involontairement ses urines.
Il est un principe en clinique neuropathologique, un principe qu'il ne faut jamais perdre de vue, c'est que, toutes les fois qu'on se trouve en présence d'un cas d'épilepsie partielle chez un adulte, il y a lieu de songer que la syphilis est possible. Il y a lieu d'espérer, de désirer même qu'elle existe, car, si cela était, si la syphilis était en jeu, si les convulsions épileptiformes qu'elle produit se présentaient cliniquement avec tels caractères que je vais préciser dans un instant, vous pourriez espérer, presque à coup sûr, vous rendre maître des accidents.
Quels sont donc ces caractères qui permettent d'affirmer que l'épilepsie est d'ordre syphilitique ? Quelles sont les circonstances qui permettent d'affirmer que la guérison sera complète ?
Avant d'aborder cette recherche, je crois utile de vous rappeler ici ce que Fanatomie pathologique de la syphilis cérébrale enseigne en pareil cas.
Règle générale, les lésions de la syphilis cérébrale sont des lésions méningées, et, dans la majorité des cas, ce sont avant tout des lésions de la base. Déjà Morgagni signale « tria gummata candida quse inhserebant durée membranse » dans l'épilepsie syphilitique. Voici, d'après Virchow, Rumpff et Oppenheim (1), ce que sont
(I) Die Syphilitisch. Erkrank. des Nerocnsystems. Wiesbaden, 1887.