MOYENS DE DIAGNOSTIC
tiques, et, pour la première fois, le diagnostic avait été, je le répète, consacré par les résultats de l'autopsie.
Fig. 48. — Coupe à la région cervicale V/^flff supérieure .
Fig. 50. — Coupe à f <\) la région cervicale y )/' inférieure.
Fig. SI. — Coupe à ÊÊÈÊli la région dorsale. WBÊi$ê
Fig. 52. — Coupe à la région lombaire supérieure.
Fig. 47.
En établissant, à cette époque, les éléments de ce diagnostic, en montrant que, sous le masque de la paraplégie spasmodique, syndrome banal, se pouvait cacher la sclérose multiloculaire, je disais que, afin de la démasquer, il fallait interroger les trois facteurs suivants :
1° Les anamnes tiques : l'existence antérieure de vertiges, d'ictus apoplectiques, de cécité passagère, de tremblement
2° Les signes concomitants, que Ton constate souvent sous forme d'embarras de la parole, de diplopie, de nystagmus
406 ATTAQUES APOPLECTIFORMES.
3° L'évolution avec ses rémissions et ses rétrocessions si particulières.
C'est ainsi, Messieurs, que futouvertle chapitre de la sclérose en plaques anormale. Depuis cette époque, un certain nombre d'auteurs, entre autres M. Bouicli (1), un élève de M. le professeur Debove, et M. Babinski(2), sont entrés dans cette voie et j'y suis revenu moi-même à plusieurs reprises dans mes leçons. En Allemagne, dans ces dernières années, cette question a été remise à l'ordre du jour. M. Strumpell, aujourd'hui professeur à Erlangen, consacrait en 1887, dans son livre, un remarquable article à la sclérose multiloculaire et à ses anomalies. M. Oppenheim(3), la même année, relevait sur ce même sujet quelques points intéressants.
1° La mobilité des symptômes.
2° Les attaques apoplectiformes et les grands vertiges. Ce sont là; pour vous le dire en passant, deux caractères déjà signalés par nous depuis très longtemps et que MM. Bourneville et Guérard (4) avaient également mentionnés.
3U La recherche, même en dehors des troubles visuels accusés par le malade, des lésions du fond de l'œil.
Il s'agit là d'un point de vue intéressant pour la pratique et sur lequel je veux insister tout particulièrement. Vous n'ignorez pas que parfois les lésions les plus nettes de la névrite optique ne produisent aucun trouble appréciable et qu'elles peuvent rester ignorées si on néglige de pratiquer l'examen ophtalmoscopique.
(1) Bouicli. Anomalies et formes frustes de la sclérose en plaques. Th. de Paris, 1883.
(2) Babinski. Etude anatomique et clinique de la sclérose en plaques. Th. de Paris, 1885.
(3) Oppenheim. Zur Pathologie der disseminirten Sclérose. (Berl. Klin. Woch., 1887, p. 904). — Voir aussi sur le même sujet Bruns de Hannover„ Berl. Klin, Woch., 1888.
(4) Bourneville et Guérard. De la sclérose en plaques disséminées. Paris, 1869.