‹ Clinique des maladies du système nerveuxChapitre 53 sur 253 · SITUATION DE LA LÉSION PRÉSUMÉE · texte numérisé non relu

SITUATION DE LA LÉSION PRÉSUMÉE

sur ce point, rien à ajouter à cette constatation sommaire. Pour ce qui est de la paralysie oculo-motrice, tout porte à croire que c'est d'une lésion périphérique basale du nerf qu'elle relève. Le fait de la coexistence constante, dans les cas de ce genre, de l'ophthalmoplégie interne et de Toplithalmoplégie externe, et aussi le caractère unilatéral de l'affection plaident en faveur do cette opinion contre l'hypothèse d'une altération nucléaire. On peut même ajouter que l'affection, quelle qu'elle soit, ne porte pas sur la partie du tronc nerveux qui contourne le pédoncule cérébral, car une telle lésion ne pourrait guère manquer d'être marquée par l'existence d'une hémiplégie alterne.

Ainsi c'est sur le trajet périphérique, basilaire, que porte la lésion tantôt transitoire, tantôt permanente du nerf oculo-moteur, et l'on conçoit que, dans ce dernier cas, elle puisse s'étendre aux parties avoisinantes des méninges.

Une observation de Gubler, qui, si elle rentre véritablement dans le cadre de la migraine ophthalmoplégique, mérite d'être considérée, historiquement, comme de toutes la première en date (1), viendrait à l'appui de cette hypothèse. Le malade ayant succombé, on trouva, à l'autopsie, le nerf oculo-moteur enveloppé d'un exsudât abondant, et au voisinage, un épaississement de la pie -mère.

Deux autres autopsies pratiquées dans des conditions analogues, bien qu'elles ne déposent pas tout à fait dans le même sens, révèlent cependant toutes les deux une lésion siégeant sur le trajet basai du moteur oculaire. Dans un de ces cas (Weiss, Wiener med.Woch. 25 avril 1885, n° 17), le tronc du nerf a été trouvé farci de masses tuberculeuses; dans l'autre (cas de Thomsen, autopsié par Richter. Arch. fiir Psych.,

1) Elle a été publiée dans la Gazette des Hôpitaux, 1860, n° 17.

Page 1