MARCHE. — TERMINAISON
Messieurs,
Marche et (iu- L’Athrepsie n’est pas une de ces maladies à évolution uniforme, dont on puisse, dès le début, déterminer la durée et prédire l’issue. Le plus souvent elle se borne aux premiers accidents qui guérissent vite; et dans ces cas, l’on peut dire que le mal avorte. D’autres fois, il dure plusieurs jours et même plusieurs semaines, sans un grand dommage pour l’organisme, et finit par céder. Surtout, il est sujet à récidives, sous l’influence des causes les plus minimes. Dans tous ces cas, la marche n’a rien de régulier. Elle se dessine d’une manière plus nette, après l’apparition des phénomènes de la seconde période. Toutefois, il n’est pas encore toujours facile de prévoir la durée des accidents et leur mode de terminaison.
Formai eu ni- Aux variétés que présente l’allure du mal, correspondent des modifications symptomatiques, qui donnent à son ensemble, une physionomie spéciale, une forme particulière. — Ainsi, les formes de l’Athrepsie dépendent de sa marche, et c’est ici que je dois en placer l’étude.
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Il en est deux principales, les seules qu’il vous importe de connaître. Je les qualifie de rapide et de lente.
Voici ce que l’on observe dans la première. Chez un entant Forme rapide, d'un embonpoint moyen, après quelques jours de diarrhée, d’ordinaire sans vomissements, sans ulcérations buccales, sans érythème ni muguet, les sécrétions se tarissent, les yeux se sèchent et s’enfoncent, les os du crâne chevauchent, la fontanelle se déprime, la peau devient livide et pâteuse, la face et le cri expriment la souffrance, l’agitation est extrême, l’ingestion alimentaire est réduite à des proportions insignifiantes ou même milles. Tous ces phénomènes ont un caractère de gravité qui frappe de prime abord. Il est rare que l’issue, constamment fatale, se fasse attendre longtemps. Au bout de trois ou quatre jours, en effet, rarement après une semaine de cette souffrance, la mort arrive sans que les symptômes aient subi une modificaton notable.
La perte de poids est, en général, considérable, et la température reste relativement assez élevée. Enfin, l’on trouve fréquemment à l’autopsie des ulcérations en cupule sur la muqueuse gastrique, de la thrombose veineuse et une stéatose viscérale très -accentuée.
Cette forme n’est pas toujours identique à elle-même, car sa marche, dans sa rapidité même, présente des degrés.
Ainsi, elle est parfois foudroyante d’emblée et l’aspect des malades, fait inévitablement songer à celui des cholériques.
Dans d’autres cas, les extrémités et même les membres, prennent une teinte lie de vin. Cette cyanose, qui tend à gagner le reste du corps, et la face, prédomine à ce point dans l’habitude extérieure du malade, que si l’on n’avait suivi l’évolution des accidents, on pourrait se méprendre sur leur origine, et les mettre sous la dépendance d’une malformation cardiaque.
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Ainsi, la forme rapide prend des aspects ditTérents, qui sont sous la dépendance même, de l’accélération plus ou moins rapide des accidents. On peut, suivant les cas, qualifier ces variétés de foudroyante , de cholériforme , de cyano tique.
Forme lente. Tout est bien différent dans la forme lente. Elle débute, en général, d’une manière insidieuse. Presque toujours les premiers troubles sont peu nombreux et bénins. D’autres fois, ils sont assez sérieux ; mais bientôt ils s’arrêtent ; puis, après lin temps variable, reprennent leur marche , sous l’influence d’une prédisposition native ; ou bien parce que l’enfant s’est trouvé de nouveau, dans de fâcheuses conditions alimentaires ou atmosphériques. Alors tout va déclinant, la température baisse, le poids diminue; et chaque jour, l’on peut constater un progrès dans la maigreur. Dans cette forme, par la consomption lente des chairs, la peau devenue trop ample pour les parties qu’elle est destinée à couvrir, se ride et forme de larges plis. Ceux du visage surtout, attirent l’attention, par leur relief et leur fixité. Les joues se creusent profondément, les maxillaires se rapprochent et la physionomie des malades, rappelle celle des vieillards amaigris. D’autres fois, la saillie de la mâchoire et des orbites, donne au faciès, quelque chose de simien. Le squelette se dessine de plus en plus; les jointures prennent des proportions démesurées ; toules les crêtes, toutes les saillies se marquent; et de l’individu ainsi consumé, il semble ne rester que les parties trop dures pour être résorbées. Alors même qu’ils sont déjà profondément amaigris, ces alhrepsiés, présentent une avidité, une ardeur à prendre le sein ou le biberon, une vivacité du regard, une rapidité dans les mouvements, que l’on croirait incompatibles avec l’état de leurs organes; et qui témoignent d’une certaine vigueur originelle et d’une véritable aptitude ;i résisterai! mal.
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Bien que dans ce cas, l’amoindrissement des tissus et la décroissance de l’activité fonctionnelle, soient réguliers et continus, il est assez habituel de constater, dans la chute du poids des arrêts inattendus; et même, certains jours, et plusieurs jours de suite, de voirla balance accuser un accroissement (obs. XXIII). Mais ce sont là des incidents passagers que l’on doit presque toujours attribuer aux ingestions ou aux
Obs. XXIII. — Muguet, ulcérations buccales, érysipèle. — Atélectasie pulmonaire.
Léon Cl., né le 24 décembre 1875, est examiné pour la première fois le 6 janvier 1876.
11 porte sur chaque bras, trois grosses pustules vaccinales, au huitième jour environ. Les ganglions de Faisselle gauche sont très-tuméfiés.
Il refuse le sein, a du muguet et des plaques ptérygoïdiennes.
Poids, 2347.
r„ j ax. 33,8.
j rect. 33,8.