‹ Clinique et thérapeutique infantiles (volume 2)Chapitre 33 sur 63 · PHLÉBITE · texte numérisé non relu

PHLÉBITE

uréthraux, les excitations génésiques (onanisme), les convulsions et l’excitation cérébrale, lesparalysies et les parésies réflexes et enfin un élément important, un état de nervosisme très marqué (hypocondrie, hystérie, épilepsie).

Tous ces troubles sont intéressants à connaître et ont été relevés par des observateurs attentifs ; en Amérique, ces symptômes sont si bien connus, que le médecin commence, dans ces cas, par traiter le phimosis.

Quant au traitement proprement dit, il est chirurgical et nous n’avons pas à en parler ici.

Dans tous les cas, prendre de grands soins de propreté ; quant à l’intervention, on aura recours, suivant les auteurs, à la dilatation simple (de Saint-Germ.vin), à l’incision ou à la circoncision.

Phlébite. — Parmi les inflammations du système veineux, nous ne signalerons chez l’enfant que :

1“ ha. phlébite des sinus ;

2° La phlébite de la veine ombilicale.

Phlébite des sinus de la dure-mère. — Elle est relativement rare et survient par une phlegmasie de voisinage (otite, carie du rocher, érysipèle de la face) ; ou par des compressions des veines du cou (adénites cervicales, abcès froids) et par marasme, cachexie (rougeole, mal de Pott, choléra infantile).

Traitement. — Le traitement prophylactique variera avec l’étiologie : toniques et stimulants dans les cachexies.

L’éther, la caféine, le musc, le vin généreux combattront la faiblesse cardiaque. On surveillera avec soin les affections de l’oreille (précautions antiseptiques).

On badigeonnera, dans ces cas, la'région mastoïdienne avec de la teinture d’iode ou de l’essence de térébenthine ou on applihuera des vésicatoires.

Phlébite ombilicale. =Jille est toujours infectieuse.

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lül

d’où grande importance de la prophylaxie, qu’il s’agisse d’infection maternelle ou postérieure à l’accouchement. De plus, on devra prescrire une antisepsie rigoureuse de la région ombilicale, jusqu’à cicatrisation complète. Lorsque la phlébite est déclarée, la situation est grave, et le nouveau-né succombe le plus souvent aux accidents septicémiques.

Phtiriase. -- (Voir Poux.)

Phtisie pulmonaire. — Sous ce nom, on comprend la localisation de la tuberculose sur le parenchyme pulmonaire.

Chez l’enfant, on observe ta forme aiguë (granulée ou tuberculose miliaire aiguë), la forme subaiguë ou pneumonique qu’il est difficile de différencier de l’affection dont elle porte le nom et surtout de la broncho-pneumonie ; on observe encore une forme chronique qui ne diffère pas de celle de l’adulte. Les deux premières sont surtout celles qu’on observe le plus souvent chez l’enfant au-dessous de six ans.

11 est important de connaître au point de vue prophylactique les causes prédisposantes : mauvaise hygiène, bronchites répétées, pleurésie, rougeole, coqueluche, variole. L’hérédité est invoquée souvent, mais, avec Baginski, nous croyons que son influence se réduit à la contagion par le bacille.

Tk.utement. — Il consiste : 1“ dans la prophylaxie ; 2» dans le traitement de la diathèse tuberculeuse ; 3“ dans le traitement de la localisation pulmonaire ; 4® dans le traitement des symptômes et des complications (fièvre, toux, sueurs, etc.).

1® Prophylaxie. — Nous devrions résumer ici toutes les règles d’une bonne hygiène, car les procédés et les moyens sont très nombreux. Nous insisterons simple-

PHTISIE PULMONAIBE

ment sur quelques détails particuliers à la tuberculose pulmonaire. On entourera l’enfant des plus grands soins et on le mettra dans les meilleures conditions hygiéniques possibles. Nous croyons, avec West, qu’il est très important de conseiller un allaitement au sein, prolongé jusqu’à quinze ou dix-huit mois. Le séjour à la campagne, la vie en plein air et dans des habitations saines donnent de très bons résultats.

Enfin, il faut chercher à développer, par tous les moyens, les forces et le degré de résistance des enfants (alimentationsaine, révulsion cutanée, lotions, frictions).

On redoublera de soins chez les prédisposés et chez les enfants atteints de bronchite chronique.

Ici, la vie au grand air, le séjour dans des climats propices, l’hydrothérapie, la gymnastique et surtout la gymnastique respiratoire, comme nous l’avons instituée à l’hôpital d’Ormesson, sont de toute importance. Enfin, on écartera, par tous les moyens possibles, les chances de contagion; pour cela, éloigner les enfants des tuber-, culeux, quand cela est possible ; pratiquer la désinfection des chambres habitées par des poitrinaires, défendre de cracher par terre, dans les mouchoirs, etc. Dans ce hut, recueillir les crachats dans des vases remplis d’eau phéniquée ou additionnée de sublimé,- et en compléter la désinfection absolue par les procédés ordinaires.

Tous ces détails sont d’une grande importance, et beaucoup d’entre eux exigeraient d’être expliqués plus longuement.

Malheureusement, le cadre de ce travail ne nous le permet pas et nous nous contentons de signaler les points principaux de cette prophylaxie qui constitue pour nous un point capital.

Tbaitembnt de la diathèse tuberculeuse. — Ici encore, c’est-à-dire lorsque la maladie est déclarée et en évolu-

tion, le traitement général est d’une très grande importance. La base de ce traitement sera formée par une bonne hygiène, et par un traitement spécifique antibacillaire : créosote, iodoforme, huile de foie de morue, gaïacol, eucalyptol, etc. En résumé, on appliquera chez l’enfant à peu près les mêmes médicaments antibacillaires que chez l’adulte. Malheureusement, ces essais sont rarement récompensés. Lorsque l’enfant a résisté à la phase aiguë, on l’enverra à la campagne, aux bords de la mer, et on lui fera suivre une gymnastique respiratoire qui donne de bons résultats (Baginski, Blache), associée à une alimentation tonique et reconstituante (suralimentation, huile de foie de morue, sirop d iodure de fer, extrait de malt, etc.).

L’alimentation joue un grand rôle dans le traitement général de la tuberculose pulmonaire.

En effet, l’intégrité des fonctions digestives influe très heureusement sur le pronostic. Aussi, dans ces dernières années, on s’est attaché à suralimenter les tuberculeux, surtout dans les formes chroniques et dans la convalescence des poussées aiguës. A ce sujet, le professeur Dehove dit que tout aliment est bon lorqu’il est digéré; on ne doit pas imposer tel ou tel aliment, mais souvent agir suivant le goût du malade (lait, viandes rouges, viandes crues, poissons, œufs, vins, bière). Cesconsidérations sur les fonctions digestives ont amené læplupart des médecins à diriger le traitement suivant la présence ou l’absence de troubles digestifs.

Dans tous les cas, les médicaments seront donnés avec prudence, et il faut en arrêter l’administration dès qu’ils occasionnent des troubles digestifs ; ils deviennent alors inutiles et même nuisibles. En effet, la dyspepsie, les diarrhées, et par conséquent la dénutrition, constituent une véritable complication chez un tuberculeux. G est ce qui peut lui arriver de pis, a dit avec raison M. Letulle.

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Traitement de la localisation pulmonaire. — Les révulsifs constituent presque en entier le traitement local; ils ont pour but de combattre la lésion pulmonaire, d’amender la congestion qui l’accompagne, ainsi que les exsudats pleuraux et les points pleurétiques douloureux.

Pour cela, on aura recours aux badigeonnages, à la teinture d’iode, aux sinapismes, aux çataplasmes sinapisés, aux pointes de feu et aux vésicatoires. Les bains cbauds sinapisés (Cadet de Gassicourt), les enveloppements ouatés (J. Simon,, les ventouses sèches, peuvent également être employés dans ce but.

4° Traitement des symptômes. — Si l’on ne peut espérer toujours guérir la phtisie pulmonaire dans ses différentes formes, on doit, dans la mesure du possible, soulager le malade et écarter certains symptômes qui aggravent singulièrement le pronostic.

Parmi les symptômes, signalons la toux, l’insomnie; elles seront traitées par les calmants, les hypnotiques. On usera avec modération de l’opium et des vomitifs. La belladone est un excellent médicament dans ce cas.

L’expectoration et les sécrétions bronchiques sont modifiées par les balsamiques (tolu, terpine, térébenthine, eucalyptol).

Les sueurs des phtisiques, parfois très abondantes, sont une cause de débilitation ; il faut les arrêter le plus vite passible par une bonne hygiène de la peau (lotions alcoolisées), par l’atropine, les potions au tannin et au ratanhia. Baginski saupoudre la peau de poudre d’amidon et d’acide salicylique.

Dans les formes aiguës et surtout dans les formes chroniques, on doit chercher à combattre la fièvre qui amène rapidement une dénutrition profonde (fièvre hectique, etc.). Suivant les cas et les accidents auxquels la fièvre donne lieu, on ordonnera les enveloppements

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