‹ Clinique et thérapeutique infantiles (volume 2)Chapitre 5 sur 63 · BESNIER · texte numérisé non relu

BESNIER

IL Axonge. 300 grammes.

Soufre.... SO —

Carbonate de potasse. 25 —

Pommade :

2! Glycérine.... 200 grammes.

Gomme adragante.... d gramme.

Fleur de soufre. dOO grammes.

Carbonate de potasse. 50 —

■ Essence de bergamote.. q. s. —

G-alvanisme. — (Voir Électricité.)

Ganglions. — (Voir Adénite, Scrofule.)

Gangrène. — Les processus gangréneux chez l’enfant sont assez fréquents ; ils sont rarement primitifs ; le plus souvent, la gangrène succède à une maladie grave et surtout à la rougeole. La vraie cause sembl être la pénétration d’agents infectieux dans l’économi. et leur localisation en certains points ; la gangrène, ainsi comprise, se distingue de la simple nécrobiose par un arrêt circulatoire (oblitération artérielle). Ici, leprocessus gangréneux est un épiphénomène par infection secondaire.

La gangrène présente des localisations variées. Voir les articles : Noma, Ombilic, Pharynx, Poumons, Vulve.

Gastrites. ^— Les gastristes, c’est-à-dire l’inflammation de la muqueuse stomacale, sont bien plus rares chez l’enfant que chez l’adulte.

Cependant, la gastrite existe dans l’enfance (SEtBEar) çt nous donnerons dans cet ouvrage quelques notions nouvelles sur les gastrites', sur leur classification, telle

QASTBITEf

qu’elle est admise aujourd’hui (Mathieu) et sur leur étiologie.

Les gastrites aiguës sont catarrhales, toxiques ou purulentes.

Les gastrites chroniques sont catarrhales, atrophiques ou s’accompagnent de la sclérose de la muqueuse (Mathieu) .

La gastrite catarrhale se confond le plus souvent avec l’indigestion et l’embarras gastrique, l’étiologie des gastrites toxiques est simple ; nous n’y insistons pas; quant aux gastrites purulentes, elles sont observées dans les infections générales et pyogéniques. Ces trois formes peuvent être observées chez les enfants.'

Gastrites chroniques. — Parmi les gastrites chroniques, il y a la gastrite acoolique, rare, mais cependant observable chez l’enfant. Chez lui, on incriminera surtout une mauvaise alimentation, les mets irritants, la gloutonnerie, les médications intempestives, l’abus des médicaments, le vin de quinquina, etc.

Enfin, elle peut être observée dans la tuberculose, à la suite de la fièvre typhoïde, dans l’urémie, dans les affections du cœur, du poumon, par stase circulatoire.

Toutes ces gastrites sont graves, surtout les gastrites toxiques, purulentes ; quant à la gastrite chronique, elle est moins grave que chez l’adulte.

La gravité dépendra de l’époque du début de la persistance et de l’étendue des lésions, de la suppression de la cause et du degré de la dilatation stomacale, presque toujours concomitante.

Il nous a paru intéressant de signaler ici cette classification, car ces notions étiologiques résultent des travaux les plus récents. Elles jettent un singulier jour sur le traitement prophylactique et curatif. De plus, nous les croyons parfaitement applicables à l’enfant.

JTRITES

Traitement de la gastrite aiguë. — On conseillera le repos de l’organe, une diète sévère (régime lacté).^

Les vomitifs seront très utiles, pour l’action mécanique qu’ils déterminent, en débarrassant l’estomac et en combattant l’atonie de sa paroi musculaire.

On pourra employer les lavages de l’estomac, qui seront la première indication dans les gastrites toxiques. Quant au traitement symptomatique, il variera avec les cas (douleurs, vomissements,anorexie, dyspepsie, etc.).

Traitement de la gastrite chronique. — Ici on cherchera avant tout à supprimer la cause ; l’alcool sera rarement incriminé chez l’enfant. On se méfiera, néanmoins, des vins de quinquina, des élixirs à base d’alcool, des vins jaunes, etc. ; on supprimera la surcharge alimentaire et les aliments nuisibles ou inutiles : mets

épicés, viandes faisandées, crudités, salades.

Pour les détails, on consultera avec fruit 1 article dyspepsie; c’est, en effet, un des symptômes principaux des gastrites chroniques.

A la question des gastrites et de leur diagnostic se rattache l’étude du chimisme stomacal. Elle a fait, ces dernières années, de grands progrès ; en effet, 1 analyse du suc gastrique est la base de l’étude scientifique des dyspepsies. Gràceà ces travaux, on peut, aujourd’hui, traiter d’une façon rationnelle les dyspepsies, et ils trouveront souvent leur application dans les dilatations, les dyspepsies, etc., de la deuxième enfance et de la puberté.

Deux cas sont à considérer : le chimisme stomacal peut être modifié par exagération de sécrétion du suc gastrique (hyperchlorhydrie), ou par sa diminution (hypochlorhydrie). Nous n’insisterons pas sur la façon de faire ces diagnostics (repas d’épreuŸe, etc.).

Hyperchlorhydrie. — Elle est due à l’augmentation des chlorures acides, de l’acide chlorhydrique libre, ou

gastrites

à I augmentation d’un acide anormal (acide lacticrue) ■ cette variété de dyspepsie est rare chez l’enfant; les nerveux en sont souvent atteints.

En dehors de l’analyse du suc gastrique, voici les signes principaux qui peuvent la faire supposer : appétit conserve, crampes d’estomac, pyrosis, vertiges, douleurs gastriques, intermittences cardiaques, constipation. Maximum des symptômes : quatre heures après

Traitement. — Suppression des excitants ; café, vin, alcool, gibier, charcuterie. On ordonnera le lait ou bienœufs délayés, viandes bouillies, rôties etsurtout grillées repos apres les repas, frictions sèches, révulsifs alcalins bicarbonate de soude, magnésie, craie), opiacés contre la douleur; combattre la dilatation s’il y a lieu.

Hypochlorhydrie (Hypopepsie). - Degrés variables, pouvant aller jusqu’à l’apepsie. Fréquente chez les enfants se mefier des fausses hypéracidités (acide lactique). Ici, la digestion est très ralentie et la dénutrition marquée.

En dehors de l’analyse, signalons comme symptômes principaux .- dyspepsie très marquée, anorexie. Peu de douleurs, dégoût de viande; appétence pour les épices (.vinaigre, salades) ; digestion lente, flatulences, ballonnement; état saburral fréquent; constipation opiniâtre.

IBAITEMENT. — llepos après les repas, pas de travail intellectuel après les repas (dyspepsie des lycéens), vie au grand air, exercices, lotions, hydrothérapie. Traiter la chlorose et la neurasthénie, qui sont fréquentes.

Médication. ^ Usage des alcalins avant les repas (pour exciter la sécrétion du suc gastrique) associés aux amers et à la rhubarbe. Au moment des repas, ordonner quelques gouttes d’acide chlorhydrique.

gastrites

régime — On conseillera le thé, le café, le vin blanc; boirepeu, et jamais entre les repas. On défendra les féculents, le pain mal cuit, on n’abusera pas du lait.

Le kefir a été conseillé. Enfin, on n oubliera pas le traitement de la dilatation, des gastralgies, etc^ ^ Bnrésumé, l’étude et la connaissance des modifications du chimisme stomacal sera des plus utiles pour traiter avec succès les gastrites, dont les dyspepsies la dilatation de l’estomac, etc., ne sont que les manifestations cliniques. A ces notions, on a ajoute aujourd hui celle des fermentations et des infections par les toxines qu’on essaye de combattre par les lavages de 1 estomac et par l’emploi des antiseptiques intestinaux., (Voir Embarras gastrique, Dyspepsie, Diarrhées.)

Poudre antidyspeptique.

^ Magnésie anglaise.■ • 1

Càscara sagrada.\ ââ Os'.tS.

Salol....■■ 1

Charbon.. • • • '

A prendre soit avant ou une heure après le repas.

% Phosphate de chaux... i ^.â

Benzo-naphtol. )

Chlorhydrate de cocaïne. 0i!'-,002 à 05'',Ü05.

A prendre avant le repas; contre atonie et gastralgie.

2î Acide chlorhydrique......... IV à VI gouttes.

• Glycérine neutre.. grammes.

Eau distillée..'.“

Trois cuillerées à café par jour.

Eau distillée... ( 150 grammes,

Eau chloroformée. 1 ,n • n„

Chlorhydrate de cocaïne. a u .lo.

Par cuillerée à café, de demi-heure en demi-heure après Les repas.

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