‹ Clinique et thérapeutique infantilesChapitre 14 sur 55 · ANTISEPSIE ET ANTISEPTIQUES · texte numérisé non relu

ANTISEPSIE ET ANTISEPTIQUES

pas dans le cadre de notre ouvrage. Mais nous voulons montrer que grâce aux proce'dés antiseptiques on évite et on guérit rapidement bien des affections. Disons d’abord qu’on s’applique aujourd’hui à pratiquer une bonne hygiène externe (soins de propreté, bains); or, les résultats immédiats de cette pratique mettent la peau très sensible de l’enfant à l’abri de nombreuses affections : érosions, ulcérations, plaies, maladies de la peau. Celles-ci, d’ailleurs, traitées par la méthode antiseptique, présentent aujourd’hui un pronostic bien différent et souvent fort bénin.

Une question un peu spéciale à l’antisepsie de l’enfant est celle qui se rattache au choix et à l’emploi des antiseptiques, car il y en a de dangereux et qu’il ne faut pas employer. Parmi eux, nous signalerons surtout l’acide phénique. En effet, la littérature médicale est riche en méfaits qui sont imputables à l’acide phénique du commerce ; aussi nous n’hésitons pas à en proscrire l’emploi pour ce qui est des solutions fortes.

La liqueur de Van Swieten est mieux supportée, mais on aura toujours avantage à l’étendre de deux ou trois fois son volume d’eau à cause de l’irritation qu’elle produit. Il faut, en tout cas, en surveiller la préparation, à cause de l’alcool et de l’acide tartrique.

Parmi les solutions antiseptiques le plus souvent employées chez les enfants, signalons les solutions d’acide borique à 2, 3 et 4 0/0, d’acide salicylique, de chloral.

L’iodoforme, le salol, ne présentent pas de dangers et rendent de grands services en chirurgie infantile.

En somme, à part l’acide phénique, tous les autres antiseptiques externes peuvent être employés. Il faut néanmoins en surveiller l’application et varier la quantité et le titre des solutions avec l’âge des enfants.

A côté de l’antisepsie chirurgicale proprement dite, il

Page 1