Virchow, in gesavi. Abh. z. iris. Med. Berlin
-• L. de Sai.nt-Germaix, Étude clinique . experimentale sut la palhogcnic du rhuma lisnic articulaire aigu. Thèse, Paris, 1893.
flv
VAQUEZ. — PHLÉBITE DES MEMBRES
inatismale est distincte de la phlegmatia alba dolens ». Parfois au contraire, l’analogie est complète.
Dans des cas tout opposés, la phlébite frappe le système veineux (pune façon plus menaçante et à coups plus multipliés.
L’observation si complète de Trousseau et qui parait indiscutable en est une preuve; on y voit, presque au début d’un rhumatisme articulaire bien franc, les complications phlébi tiques occuper une place prépondérante. Tour à tour les veines du mollet, puis celles du bras, les sinus, les veines jugulaires, etc., sont affectées par la maladie, sans que l’oblitération définitive se constitue sur aucune de ces veines. Comme nous le disions plus haut, l’analogie avec certaines phlébites très infectieuses est complète.
Mais ces deux formes sont, à tout prendre, assez rares; le plus habituellement, le rhumatisme frappe les veines d’une façon plus discrète et plus légère. Il choisit un segment veineux, superficiel le plus souvent, et il ne l’oblitère pas; il frappe autour de la veine plus encore peut-être que dedans; il détermine des troubles douloureux, mais passagers, et il menace rarement.
Relativement au siège de la phlébite, Viccaji a conclu d’une observation personnelle que le rhumatisme frappait surtout les veines du membre supérieur. C’est une erreur absolue, et celte localisation paraît au contraire très rare. Mais, lorsque cependant elle se produit, elle affecte alors les veines superficielles.
Aux membres inférieurs, le rhumatisme semble se localiser surtout sur les saphènes ; dans des observations de Cannois1, de Lebreton2, on voit les deux saphènes externes être prises tour à tour et la phlébite détermine alors un œdème léger des membres inférieurs, un empâtement marqué au niveau de la veine avec traînées rosées superficielles; puis les symptômes s’atténuent assez rapidement, ou bien la phlébite gagne la crurale, mais il semble qu’elle l’oblitère assez rarement d’une façon définitive. Dans ces cas cependant l'œdème augmente et la ressemblance avec la phlegmatia peut s’accentuer. Enfin, au bout de dix à quinze jours, les symptômes douloureux cèdent, et le membre atteint ne tarde pas à reprendre son aspect normal. 11 y a, à coup sur, plus de périphlébite que d’cndophlébite; la clinique permet de le supposer, bien