‹ Clinique médicale de la CharitéChapitre 169 sur 223 · Soc. de méd. de Berlin , 15 janvier · texte numérisé non relu

Soc. de méd. de Berlin , 15 janvier

j longue échéance et surtout chez la femme, de douleurs persistantes avec atrophie réelle, bien que non apparente parfois, des masses musculaires. Dans ces conditions, l’hydrothérapie tiède et h massage seront encore des agents thérapeutiques efficaces. M. Saquet1 a communiqué récemment à la Société de médecine de Nantes un cas de phlébite ancienne, traité avec le plus grand succès par le massage. L’œdème reparaissait quotidiennement depuis fi mois, l’atrophie musculaire s’aggravait, amenant une difficulté extrême de la marche. Le massage détermina, à la fin de la première semaine, une amélioration notable, suivie rapidement de guérison. En procédant de la môme façon, nous avons pu, dans deux cas analogues, amener une sédation rapide des douleurs et un retour des mouvements dans des muscles atrophiés.

L’emploi de l’électricité peut rendre également de grands services, mais il ne nous paraît pas pouvoir convenir au cas où les douleurs sont intenses. Parfois l’électricité les exaspère d’une façon tout a fait fâcheuse, surtout si elle est maniée un peu aveuglément.

Dans les cas où le membre est très atrophié, sans que les phénomènes douloureux soient bien marqués, le traitement électrique pourra être avantageusement employé.

Ces différents modes de traitement devront être laissés de côté lorsque l’on aura affaire aux phlébites récidivantes des variqueux ou des goutteux. Chez ces malades les dangers pourraient être trop réels; l’immobilisation, au moment des poussées aiguës, une très légère compression, quelques pratiques hydrothérapiques lorsque l’affection rétrocède, constitueront la médication de choix.

Pour ces cas, de meme que pour ceux de phlébites rebelles aux traitements précédemment indiqués, l’emploi des eaux thermales peut être d’un utile secours. Les eaux chaudes de Plombières ou les

eaux tièdes de Bagnoles nous ont semblé à diverses reprises amener une sédation marquée des accidents. Nous avons notamment connaissance de plusieurs observations où la cure hydrothérapique de Bagnoles, accompagnée ou non, suivant les cas, des pratiques du massage et de l’électricité, a permis d’obtenir une guérison parfois durable, d’accidents post-phlébitiques, en apparence incurables. L’emploi des eaux et boues de Dax a plutôt son indication lorsqu’il y a des troubles persistants du côté de la peau ou des muscles.

Page 1