Virchow, Sections-Tcchnih, p
2. Pitres, Recherches sur les lésions du centre ovale des hémisphères cérébraux étudiées au point de vue des localisations cérébrales. Paris, 1877, p. 55.
1 autre à 1 centimètre en avant de la scissure perpendiculaire interne. Ainsi se trouve limitée par deux sections une région moyenne fronto-pariétale qui, elle-même, est ensuite divisée par quatre autres coupes. Ces coupes sont toutes parallèles au sillon de Rolando, et normales à la surface convexe des hémisphères. Elles plissent, la première au niveau des pieds des circonvolutions frontales (coupe pédiculo-frontale), la deuxième sur la circonvolution frontale ascendante (coupe frontale), la troisième sur la circonvolution pariétale ascendante (coupe pariétale) et la quatrième sur le pied des lobules pariétaux (coupe pédiculo-pariétale) h
Le quatrième ventricule est ensuite ouvert par la section du lobe moyen du cervelet, et l’on divise ce dernier organe par des sections successives. On agit de même pour le bulbe et la protubérance.
Ouverture du canal rachidien; ablation de la moelle. — La moelle est enlevée, autant que possible, avant l’ouverture des cavités abdominale et thoracique parce que, ainsi, l’opération est plus facile. Le sujet est alors couché sur le ventre sur deux billots, Lun sous l’abdomen, l’autre sous le thorax, afin de faire saillir la colonne lombaire et la colonne dorsale. 11 peut arriver cependant que l’ouverture du canal rachidien soit faite après celle des autres cavités. Dans ce cas, les billots sont multipliés pour empêcher la colonne de s’affaisser.
Dans les deux cas, la peau est fendue sur la ligne médiane depuis le milieu de la protubérance occipitale externe jusqu’à la dernière vertèbre lombaire'1 2. Si le cerveau est déjà enlevé, l’incision rejoint en haut celle du cuir chevelu qui est transversale.
Rabattant ensuite les lambeaux de peau avec les muscles, on
1. On peut aussi, avec avantage, pratiquer sur le cerveau dépouillé de ses membranes la coupe dile de Flechsig par les auteurs français, ou la coupe de Flechsig modifiée pai Bi issaud. La pienueic est une coupe Horizontale passant un peu au-dessus des scissures de Sylvius gauche et droite; la deuxième est pratiquée sur chaque hémisphère isolé suivant un plan oblique en bas et en arrière passant par le milieu de la tête du noyau caude et par le point de réunion du tiers supérieur de la couche optique avec ses deux tiers inférieurs. (Testut, Traité d’ anatomie humaine , t. TT, p. 529.) Brissaud recommande d’autre part (Brissaud, Anatomie du cerveau de T homme, 1895, Introduction, p. Lxxvn) trois séries de coupes, vertico-transversales, horizontales, sagittales, c.-à.-d. verticales antéro-postérieures. Ces coupes dont les points de repère sont variables sont pratiquées sur des cerveaux durcis par un séjour assez long dans une solution aqueuse de bichromate d’ammoniaque.
2. Il est évident que dans les cas de spina-bifida ou de plaie delà moelle, la colonne est enlevée avec la poche ou avec la moelle, comme il a été ditp. 1050. La dissection se fait plus tard au laboratoire et le canal est ouvert avec des pinces coupantes ou à l’aide de traits de scie bien dirigés.
dénude soigneusement les gouttières vertébrales; c’est là le point de l’opération le plus important.
Les lames vertébrales sont divisées de haut en bas à la scie simple, à la scie double, au rachitome enfoncé à coups de marteau ou enfin à l’aide de fortes pinces coupantes. Même observation à ce sujet que pour le cerveau : un trait de scie mal dirigé peut sectionner la moelle sans l’écraser tandis que le rachitome. fait des contusions lorsque l’opérateur coupe les lames vertébrales trop près de la ligne médiane1.
Si l’on veut conserver la moelle sans la détacher du bulbe, on enlève, en même temps que les os détachés, une portion triangulaire de l’occipital au moyen de deux traits de scie obliques qui, partant de la section circulaire à l’aide de laquelle on a enlevé la voûte du crâne, se terminent des deux côtés du grand trou occipital2.
Si, au contraire, le cerveau est enlevé déjà, les parties sectionnées du rachis sont détachées de haut en bas et l’on sectionne la dure-mère à son insertion au trou occipital. Dans les deux cas on coupe en bas et transversalement les nerfs de la queue de cheval.
Dans le premier cas, la dure-mère rachidienne est fendue longitudinalement ainsi que la dure-mère crânienne; les racines et les ligaments dentelés sont coupés avec soin, enfin la moelle est extraite du canal rachidien après ablation du cerveau, du cervelet et du bulbe.
Dans le deuxième cas, les racines sont coupées de haut en bas, et la moelle enlevée avec la dure-mère.
Il ne reste plus alors qu’à la porter sur la planche à disséquer, à fendre la dure-mère longitudinalement et à y faire des sections transversales distantes l’une de l’autre de deux centimètres environ. Ces tronçons restent reliés entre eux par les méninges, de telle sorte que, s’il y a lieu, la moelle peut être suspendue dans la quantité voulue de liquide fixateur, deux litres de bichromate d’ammoniaque à 2 pour 100 par exemple. Ce liquide ou d’autres semblables fixent et durcissent l’organe, si l’on a soin de les renouveler assez souvent et si la durée de l’immersion est suffisante.
Méthode rapide pour V examen des organes laissés en place. —
1 « L’objet important , dans l’ouverture du rachis, est de faire porter le trait de scie sur le point de jonction des lames avec les apophyses transverses et articulaires. » («atrvf.iuuf.r, Traite (T anatomie descriptive, 5° édition, t. IV, p. 17/.)
2. Lautii, Nouveau Manuel de l’anatomiste. Strasbourg, 1855, p. 208.
Il peut arriver que, pour une cause ou pour une autre, l’autopsie doive être faite très rapidement et que l’on n’ait pas le temps d'enlever les organes. Dans ce cas, l’examen de l’extérieur du sujet étant terminé, la deuxième opération de l’autopsie peut être exécutée de la manière suivante :
Section du crâne et du cerveau suivant le procédé de Griesinger.
Section au sécateur du bouclier sterno-costal; désarticulation de la clavicule; ablation du bouclier.
Section du cœur en place par la méthode de Virchow (on peut aussi l’enlever pour le remettre).
Coupes longitudinales des poumons en place.
Sections longitudinales de la trachée et de l’œsophage.
La rate, tirée au dehors pour être détachée, est examinée et divisée par des coupes radiées aboutissant au hile.
Les capsules surrénales sont incisées en place.
Les reins sont attirés au dehors comme la rate et divisés.
Les uretères sont mis à nu et incisés sur une sonde cannelée,
La vessie est incisée en place, et les orifices des uretères et celui de l’urètre vérifiés à l’aide d’un stvlet courbe.
L’utérus, les ovaires, sont incisés en place.
L’S iliaque est séparé du rectum par une section transversale.
Le rectum est fendu; puis l’entérotome introduit dans l’S iliaque le divise longitudinalement; on arrive au cæcum, qui est ouvert, puis l’appendice vcrmiculaire est examiné. Enfin l’entérotome introduit par la valvule de Bauhin entame l’intestin grêle que l’on sectionne progressivement jusqu’au pylore. On peut parfaitement séparer à ce moment les parties de l’intestin destinées à un examen microscopique ultérieur et, à l’aide d’un filet d’eau, débarrasser les autres portions de la muqueuse des matières qui la recouvrent.
Le pylore, l’estomac et les voies biliaires sont examinés comme il a été dit page 1055.
Enfin le foie, en place, est intéressé par une coupe transversale, dirigée de gauche à droite; la surface de celle-ci est ensuite divisée par des coupes secondaires.
Lorsque 1 on emploie cette méthode, connue depuis longtemps, il est bien entendu que scs détails sont plus ou moins modifiés suivant la variété des cas et que les fragments d’organes (pie l’on désire soumettre plus tard à l’examen histologique sont mis à part pour être étudiés frais ou fixés par des réactifs appropriés.