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L. Ranvier, toc cil.., p. GG

CHARITÉ

Il y a donc lieu de tenir compte de l’état de ces tissus, et il est bon de savoir qu’on ne fait agir les liquides dissociateurs, fixateurs, etc., que sur des éléments ayant déjà été modifiés.

Ces données étant connues, les organes et tissus d’un cadavre sont, d’une manière générale, traités comme ceux d’un animal frais, en observant toutefois les précautions nécessaires et en tenant compte dans les résultats, c’est-à-dire dans l’examen des préparations, des altérations cadavériques.

S’il s’agit de recueillir des organes qui devront être disséqués, il ne faut pas les laisser exposés à l’air, mais bien les plonger dans un baquet renfermant de l’alcool au tiers, liquide qui les conserve pendant le temps nécessaire à la dissection et qui favorise cette opération que l’on pratique dans ce liquide1.

Les parties délicates, comme les conduits glandulaires, les petits vaisseaux, sont faciles à suivre par la dissection au baquet, et, si l’on est dans le doute sur leur nature, on peut en détacher de petits fragments qui, placés sur une lame de verre, recouverts d’une lamelle, sont examinés au microscope à l’aide d’un grossissement faible. Après avoir ainsi pris connaissance de la constitution de l’objet d’étude, on le plonge dans le liquide fixateur approprié.

Les endothéliums 11e sont généralement pas détruits après la mort; mais ils ont subi un commencement de dissociation, c’est-àdire que le ciment qui les unissait est liquéfié et que les cellules n’adhèrent plus à la surface qu’elles recouvrent. Il faut donc, si l’on tient à les conserver, ne pas les détacher par un courant d’eau, mais les traiter in situ , par un fixateur, l’alcool par exemple. C’est ainsi que l’on conserve, sans les altérer, les végétations récentes d’une endocardite aiguë. L’acide picrique, le liquide de Millier, conviennent mieux pour des membranes comme l’épiploon et le mésentère. En choisissant des points ne baignant pas dans les liquides du cadavre, l’autopsie étant faite par un temps sec, on peut meme imprégner d’argent l’endothélium de ces membranes, à condition de les plonger directement et sans passer par l’eau dans la solution de nitrate d’argent. L’endothélium des valvules du cœur, des gros vaisseaux, est étudié par cette meme méthode. Si l’on introduit la canule d’une seringue remplie d’une solution de

I . L. Raxvier, Élude anatomique des glandes connues sous les noms de sous-maxillaire et sublinguale, chez les mammifères. Arch. de Phys., 188G, t. Mil, p. 224.

nitrate d’argent dans une artère mésentérique, on arrive assez facilement à imprégner d’argent par injection les cellules de certains départements vasculaires de l’intestin, malgré les dépôts d’argent et le sang qui, n’ayant pas été enlevé, et pour cause, par un courant d’eau, oblitère en se coagulant quelques réseaux vasculaires.

L’épithélium qui tapisse la lace interne des vaisseaux est aussi conservé, lorsque le vaisseau est fixé par la dessiccation. Il est bon cependant, pour plus de sûreté, d’arroser d’alcool fort la surface interne du vaisseau, après que ce dernier a été tendu sur la lame de liège.

Les épithéliums de revêtement ne sont détruits ou décollés que s'ils sont restés en contact avec une certaine quantité de liquide altéré lui-même par les fermentations. Ainsi, les parties de la muqueuse buccale qui n’ont pas macéré dans les liquides fournissent plus tard de bonnes préparations. Il en est de même de la muqueuse bronchique et des épithéliums du poumon, à condition toute loi s que le poumon n’ait pas été plongé dans l’eau ou comprimé avec les doigts et que les muqueuses n’aient été ni lavées, ni essuyées avant d’être placées dans le réactif.

Les parties de la muqueuse œsophagienne, qui n’ont pas été touchées par les liquides de l’estomac, sont utilisées avec avantage pourvu qu’elles aient été maniées avec les précautions voulues. Pour toutes ces muqueuses, les lésions de cadavérisation sont particulièrement marquées au niveau des ulcérations et des pertes de substance. Dans ce cas, le liquide séjourne dans les ulcérations aussi bien pendant la vie qu’après la mort, et il arrive souvent qu’on trouve dans l’œsophage des pertes de substance difficiles à définir au premier abord, parce qu’elles n’ont rien de caractéristique; si alors on recueille avec soin le bourrelet qui entoure l’ulcération et qu’après fixation on y pratique des coupes bien orientées, on trouve souvent dans ces préparations les boyaux épithéliaux qui caractérisent l’épithéliomc pavimcnteux. Ce diagnostic est aussi facile à faire, quand on est prévenu, que celui des tumeurs de même nature de la langue qui, à un certain moment de leur évolution, ont un aspect semblable.

Le revêtement de la muqueuse vésicale se trouve dans les mêmes conditions, et, lorsque les tumeurs du bas-fond de l’organe baignent dans de l’urine putréfiée, il faut naturellement séparer avec soin les fragments de tissus que l’on veut étudier plus tard et les placer

sans tarder dans les liquides fixateurs. C’est la seule manière de conserver les cellules épithéliales sur des villosités, ou dans le fond des cavités que présentent ces néoformations.

Les mêmes procédés s’appliquent aux végétations faisant saillie dans les kystes de l’ovaire.

Les néoformations et ulcérations de l’anus ou de l’orifice vaginal sonL étudiées et préparées comme celles des lèvres et de la bouche.

Les lésions du rectum, de l’S iliaque, des côlons, sont souvent peu altérées par l’autodigestion; on y trouve les lésions de la macération et de la putréfaction qui n’aboutissent pas à la chute de l’épithélium de revêtement, de telle sorte que, dans une entérite légère du gros intestin, on peut parfaitement fixer par l’alcool ou par l’acide osmique la couche de mucus teintée de sang qui recouvre la surface de la muqueuse. Dans les coupes pratiquées ensuite en ces points de l’intestin, on distingue parfaitement, non seulement les éléments des tuniques musculeuse et celluleuse de l’intestin, mais encore sa muqueuse avec ses glandes et ses cellules épithéliales relativement peu altérées.

Il est clair que tout est modifié quand il y a de grandes ulcérations où séjournent les liquides; mais, même dans ces cas, les parties les mieux conservées plongées immédiatement dans les liquides fixateurs peuvent encore servir d’objets d’étude.

Une autre région qui échappe souvent à l’autodigestion est la première partie du duodénum, qui fournit alors vingt-quatre heures après la mort des préparations très démonstratives des glandes de Brunner et des glandes de Lieberkühn. Ces faits sont utiles à connaître lorsque l’on veut étudier des polypes ou autres lésions de la région, ou faire des préparations normales pouvant servir de points de comparaison.

Les parties les plus altérées par U autodigestion sont d’abord l’estomac puis l’intestin grêle à partir de l’ampoule de Vater.

Tout le monde connaît ces ramollissements par autodigestion de l’estomac amenant souvent de larges pertes de substance; mais, généralement, les phénomènes sont moins avancés et la muqueuse de l’estomac est simplement tapissée d’un enduit muqueux qu’une friction légère détache immédiatement. Si l’on fixe à l’aide d’un réactif cette muqueuse sans l’essuyer, et qu’on y pratique des coupes, on trouve, dans cet enduit coagulé, des débris de cellules très altérées par l’autodigestion. Ces lésions cadavériques sont différentes

do cellos de la macération simple, et la preuve en est que, quand les glandes de l’estomac ont été détruites dans une étendue notable de la muqueuse, ainsi qu’il arrive dans certaines tumeurs do l’es-

tomac, le cancer colloïde, par exemple, on trouve dans les préparations de la muqueuse stomacale un grand nombre de cellules de la surface, bien conservées et parfaitement reconnaissables.

Dans l’intestin grêle, à partir de l’ampoule de Yater, les altérations dues à l’ autodigestion et produites par la bile et le suc pancréatique sont de même très considérables : les cellules de revêtement de la muqueuse sont toujours détachées au moment de l’autopsie et noyées dans les liquides. Il faut donc, de même que dans l’estomac, redoubler de précautions et ne jamais faire agir sur les parties à conserver que le liquide fixateur. Ce liquide alcool, liqueur de Muller, est renouvelé au bout de quelques heures et avec lui sont entraînées les matières solides et liquides qui souillent l’intestin.

De toutes les glandes, celle que l’autodigestion modifie le plus est le pancréas. Le pancréas d’un supplicié ou d’un animal mis à mort est très altéré une heure après la mort; on ne trouve plus alors, dans les préparations de cet organe, que des noyaux cellulaires, des grains et des gouttelettes de graisse. Les cellules des glandes salivaires se modifient de même assez vite; mais on peut encore au bout de vingt-quatre heures distinguer les cellules muqueuses des cellules granuleuses.

Les cellules des voies biliaires, vésicule, canaux hépatiques, cystique et cholédoque subissant après la mort Faction nocive de la bile, sont détachées ou détruites dans les endroits où la bile a séjourné. Il faut donc traiter les épithéliomes avec végétations conjonctives de la vésicule, comme les tumeurs analogues de la vessie, c’est-à-dire les plonger immédiatement dans le fixateur si l’on veut avoir la chance de conserver quelques cellules épithéliales.

Les cellules du foie et du rein reviennent à l’état de repos au moment de la mort; les liquides fixateurs les fixent dans cet état et il n’y a d’autres précautions à prendre quand on recueille à l’autopsie des fragments de ces organes que de ne pas les laver, de ne pas les comprimer entre les doigts et de les isoler par des sections franches.

La pulpe splénique et la moelle des os sont très altérées par la putrélaction, surtout dans les maladies septiques, et bien souvent,

de même que dans l’estomac et l'intestin grêle, les précautions les plus rigoureuses ne suffisent pas pour avoir de bons résultats.

Les centres nerveux (cerveau, cervelet, bulbe, moelle) sont traités avec les mêmes soins que les autres organes. Les parties à conserver ne sont, autan t que possible, ni touchées, ni comprimées, ni plongées dans l’eau; car ce liquide altère la myéline et la réduit en boules.

Même observation pour les nerfs périphériques qui, dans aucun cas, ne doivent être pincés ou lavés.

Les os sont coupés franchement au couteau ou à la scie, et on a soin de séparer, pour l’étude, des parties qui n’ont été ni desséchées, ni traitées par l’eau.

Ces précautions employées pour recueillir les objets d’étude dans un cadavre sont rendues nécessaires par ce commencement de dissociation que la macération fait subir aux tissus du sujet et parles lésions produites par l’auto digestion. Elles sont indispensables et font partie intégrante du manuel opératoire de l’autopsie, qui sans cela, si les organes étaient frais, serait pratiquée comme l’ouverture d’un animal dont on se propose d’étudier les organes et les tissus.

Lorsque les organes que l’on veut étudier sont apportés au laboratoire, ils sont disséqués au baquet, comme les organes normaux d’un animal mis à mort ou bien encore ils sont soumis aux mêmes réactifs que les organes normaux.

Ainsi, par exemple, les organes glandulaires sont fixés par les réactifs habituels : acide osmiqueen solution aqueuse à J pour 100, alcool, bichromate d’ammoniaque à 2 pour 100. Les parties chargées de sang sont plongées dans le liquide de Millier.

Les tissus ossifiés et calcifiés sont traités par des solutions salurées d’acide picrique ou par l’acide chromique en solution à 2 pour 1000.

Les nerfs périphériques sont fixés clans leur état de tension normale par l’acide osmique.

Les injections interstitielles d’acide osmique sont pratiquées dans la moelle d’un cadavre, comme dans celle d’un animal que l’on vient de sacrifier; les centres nerveux encéphaliques et médullaires sont fixés et durcis par les bichromates alcalins ou par la méthode de Dciters.

Il est impossible de poser des règles fixes à ce sujet : les réactifs

histologiques sont maniés comme des réactifs chimiques et on emploie tel ou tel réactif suivant l’hypothèse directrice adoptée ou

dans un but de recherche déterminé.

Supposons, par exemple, que l’on veuille examiner un rein dur chargé de sang : de petits fragments de l’organe seront placés dans l’acide osmique et réduits en coupe 24 heures après1. D’autres fragments plus volumineux du même organe seront fixés dans la liqueur de Millier, et, le durcissement étant ensuite effectué 15 jours après, par la gomme et l'alcool, les coupes seront faites et colorées. On verra ainsi, après l’action de l’acide osmique, les fines granulations graisseuses contenues dans les cellules, et, après l’action du liquide de Muller, les lésions portant sur le tissu conjonctif et sur les vaisseaux, dans lesquels les globules rouges du sang sont conservés.

Pour des glandes telles que le foie et le rein, on ne peut affirmer l'absence de lésions cellulaires qu’après examen des cellules de ces organes dans des coupes faites après fixation par l’acide osmique.

Dans les cas douteux, l’hypothèse n’étant pas suffisamment justifiée, on emploie, généralement, pour le même organe un dissociateur, l’alcool an tiers, et trois fixateurs, l’acide osmique, l’alcool, le liquide de Muller.

L'examen des organes frais donne souvent d’excellents résultats. Les muscles2, le myocarde, dissociés frais, fournissent des préparations démonstratives, lorsque les éléments dissociés, colorés an picrocarminate, sont exposés quelques instants aux vapeurs d’acide osmique. L’action de ce réactif n’ayant pas été trop prolongée, on distingue alors parfaitement les grains de graisse d’avec les granu- 1 a lions pro toplasmiq ues .

Les coupes d’organes frais, foie et rein, donnent souvent de très bonnes indications sur les lésions et partant sur les réactifs à employer. Ces coupes, faites après congélation des tissus ou mieux à main levée à l’aide d’un rasoir, servent, par exemple, à distinguer un foie gras d’un foie amyloïde, lorsqu’elles ont été traitées, les unes, par un mélange de glycérine, d’acide picriquc, et d’acide formique, les autres par la solution iodée.

Les membranes, pic-mère, épiploon, etc., peuvent être étudiées fraîches, étalées sur une lame de verre dans un liquide neutre

J. Coït mi. et Brault, Etudes sur la pathologie du rein , p. 16. 2. L. Ranvier, Traité technigue d’histologie, 2° édition, p. 568.

(eau salée à 7,5 pour 1000, etc.) el recouvertes ou non lamelle.

On procède de la meme manière pour le ramollissement de la moelle et du cerveau : des fragments de substance cérébrale ou médullaire sont recueillis sur une lame de verre, recouverts d’une lamelle et examinés au microscope; on reconnaît ainsi facilement s’il s’agit d’un ramollissement vrai, car on trouve alors, dans la préparation, des corps granuleux, au lieu que, si la lésion .est produite par un coup de marteau, on n’y rencontre que des boules de myéline et des tractus vasculaires.

Si les préparations de tissus frais ne sont pas toujours persistantes, elles permettent du moins d’établir un diagnostic anatomique provisoire qui donne des indications précieuses sur la technique à employer pour l’examen des organes et des tissus.

L’autopsie étant terminée, le diagnostic anatomique des lésions principales et accessoires est posé; mais souvent il n’est pas complet. Pour qu’il le fût il faudrait, dans bien des cas, faire le diagnostic étiologique, trouver le micro-organisme pathogène, le cultiver et reproduire ensuite la maladie sur des animaux.

Cette recherche se fait plutôt à l’aide de liquides ou de fragments de tissus recueillis sur le sujet vivant, parce que, après la mort, les microbes de l’intestin peuvent passer rapidement dans le sang et dans tout l’organisme1; bien plus, dans certaines maladies, ce phénomène est anticipé et se produit pendant la vie même du sujet.

Si, cependant, les recherches bactériologiques ne peuvent se faire que sur le cadavre, il faut qu’il soit aussi frais que possible : c’est ainsi que souvent, une heure après la mort, et sans ouvrir le sujet, on recueille les liquides remplissant une cavité faisant saillie sous les téguments, ou bien encore le sang d’un vaisseau superficiel.

D une manière générale, que l’on opère sur un cadavre frais ou après les vingt-quatre heures réglementaires, la surface externe des cavités ou des organes est cautérisée à l’aide d’un fer rouge; les liquides et tissus mous sont recueillis par ponction aspiratrice à l’aide d’une pipette Pasteur piquée à travers l’escarre, les fragments d’organes sont isolés à l’aide d’instruments flambés.

Les liquides, tissus et fragments d’organes conservés momentanément dans des récipients stérilisés (pipettes fermées à la lampe,

I. Ces renseignements m’ont été donnés par M. Roux que je tiens à remercier ici de son obligeance.

lubes à essai avec leur tampon d’ouate, verres à pied avec leur couvercle de papier), sont portés au laboratoire de bactériologie dont ou dispose.

C’est là qu’ils seront inoculés à des animaux avec le soin voulu ou semés dans des bouillons de culture. Dans aucun cas , les inoculations et ensemencements ne doivent se faire dans un amphithéâtre d'autopsie.

Lorsque le liquide que l’on veut recueillir est renfermé dans une cavité faisant saillie à l’extérieur, on cautérise à l’aide d’un fer rouge la surface des téguments et l’on obtient, par ponction aspiratrice, dans une pipette Pasteur piquée dans l’escarre, une quantité de liquide suffisante pour les recherches. C’est ainsi que l’on prend le pus d'un abcès ou d’une articulation.

La surface d’un vaisseau ou d’un organe creux, cœur, vessie, sera cautérisée de la même manière au point où pénétrera la pipette.

S'il est nécessaire d’ouvrir une cavité pour y chercher du liquide, la pipette est introduite par une ouverture faite au fer rouge et sa pointe ne touche que le liquide. On recueille de cetle manière de la sérosité péricardique, pleurale, ou péritonéale, ou encore de l’urine quand la vessie en contient trop peu pour que la ponction soit possible.

S’il s’agit d’organes mous, une petite portion de leur surface est cautérisée, et c’est en ce point qu’on fait pénétrer une pipette de Pasteur assez large pour ramener dans son intérieur des fragments de la pulpe de l’organe.

Si l’on a besoin de portions plus étendues d’organes, on les isole à l’aide d’instruments flambés et on les met dans des verres stérilisés. On recueille ainsi des fragments de rein, de foie, ou encore une anse intestinale comprise entre deux pinces flambées.

On peut même, pour que les recherches soient plus faciles, transporter au laboratoire de bactériologie des organes entiers : larynx diphtéritiques, bulbes de sujets chez lesquels on soupçonne la rage, etc.

Lorsque l’on se propose simplement de rechercher, afin de les soumettre ensuite à l’action de réactifs colorants, les micro-organismes contenus dans un liquide, on étale sur des lamelles couvreobjets des gouttes de ce liquide, en appliquant l’une contre l’autre dei .. lamelles. S’il s’agit de faire les mêmes recherches dans des

organes, on traite de la meme manière de petits fragments de leur pulpe en écrasant ces fragments entre les deux plans. Ces lamelles sont ensuite passées rapidement dans une llamme, après que la dessiccation a fixé les substances liquides ou solides qui recouvrent une de leurs faces.

Ce procédé est beaucoup plus avantageux et plus rapide que celui des coupes faites dans le même but.

Si, cependant, les coupes sont nécessaires, elles sont pratiquées plus tard sur des fragments d’organes fixés et durcis par un séjour de quelques heures dans l’alcol absolu. On peut ainsi conserver des tissus, dans lesquels on se réserve de rechercher plus tard des micro-organismes, dans une solution aqueuse saturée de sublimé ou dans une solution aqueuse à 5 pour 1000 du même sel additionnée de quelques gouttes d’acide acétique.

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•27 555. — Imprimerie Lauure, ü, rue de Fleurus, à Paris.

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