Jaccoud, Clin, de la Pitié
Je terminerai celle étude des signes lires de la palpation et de la percussion du cœur par l’examen d’une proposition qu’a émise un auteur viennois, le docteur Cejka1. Dans la symphyse cardiaque, la matité précordiale ne serait pas modifiée par la respiration, mais voici comment il faut comprendre la chose : vous savez qu’à létal normal, pendant l’expiration, la partie découverte du cœur augmente par suite du retrait des poumons, elle diminue au contraire pendant l’inspiration par suite de leur dilatation. D’après l'auteur que je cite, il n’en serait plus de même lorsqu’il existe des adhérences. Je ne prétends pas que les choses ne se passent pas ainsi, mais je crains que ce phénomène ne soit bien dillicilc à saisir. Je vous ai bien des fois fait remarquer que c’est chose extrêmement délicate que ’ de déterminer d’une façon exacte l’étendue de la partie découverte du cœur. On tient cela pour plus facile que la percussion du cœur dans sa totalité; pour ma part, je pense que c’est juste le contraire qu’il faut dire; le poumon, en arrivant au devant du cœur, s’y étend en une lame très mince et qui va peu à peu s’amincissant; aussi la limite entre la partie où il existe encore une mince couche de poumon et celle où il n’y en a plus du tout est vraiment difficile à fixer. Pour mon compte, je ne me ferai pas fort de déterminer l’étendue de la partie découverte du cœur pendant l’inspiration comparée à ce qu’elle est pendant l’expiration : cela nécessite, en tout cas, une très grande attention; il faut que le malade ait des respirations très lentes ou qn'il immobilise son thorax, choses qu’on n’obtient pas facilement et sans grande fatigue chez un sujet atteint d’hypertrophie du cœur. Il est entendu d’ailleurs que ce signe établit seulement l’existence d’adhérences pleurales qui rendent très vraisemblable celle du péricarde. Quoi qu’il en soit, c’est un signe qu’on peut chercher et, s’il est positif, il s’ajoutera aux divers signes qui doivent faire penser aux adhérences péricardiques et sont de nature à les déceler.
L 'auscultation du cœur révèle-t-elle des bruits propres à la symphyse cardiaque? On peut répondre, d’une façon générale tout au moins, par la négative. On a parlé de certains bruits de souffle spéciaux à la myocardite; car je laisse de côté les souffles des lésions orificielles que nous avons supposé ne pas exister; mais