PRÉFACE
recherches poursuivis dans le service, c’est-à-dire des mémoires de mes assistants et de moi sur des sujets étudiés dans nos salles, à l’amphithéâtre et dans nos laboratoires. Chacun de nous y a apporté sa contribution particulière. Mon ami le docteur François-Franck a bien voulu y introduire un contingent de recherches physiologiques que le lecteur sera heureux d’y trouver et qui fournira un complément de lumière extrêmement utile, relativement à divers points discutés dans le reste du livre. Bien qu’il ne fasse pas officiellement partie du service de la Charité, il lui appartient par l’affection réciproque qui nous unit, et il a pris une part active à ce qui s’y est fait par le concours précieux qu’il nous a prêté en plus d’une occasion, par l’assistance inestimable à laquelle je dois d’avoir pu mener à bien des expérimentations délicates dont on jugera les résultats. Le travail qu’il donne dans ce volume est le développement d’une leçon fort prisée des élèves de la Charité et dans laquelle il a bien voulu leur exposer le résultat de ses études sur l’action de la digitale.
Les deux mémoires que j’ai pour ma part insérés sont la démonstration complète de points de la sémiologie cardiaque qui sont également touchés dans les leçons. Sans doute c’est presque une répétition, une sorte de pléonasme. Il ne pouvait guère en être autrement. Toutes nos recherches se font en présence des élèves, et il est impossible de ne point tenir ceux-ci au courant des résultats obtenus, quand l’occasion s’en présente. Mais il est impossible aussi de donner à l’exposition des faits dans une leçon tout le développement nécessaire pour que ces faits deviennent absolument démonstratifs. On trouvera donc dans les leçons le résumé des faits, sauf à en chercher l’exposition complète et la démonstration rigoureuse dans les mémoires annexés.
Bien que je sois loin de me vouloir faire un mérite de l’œuvre des élèves qui m’entourent, rien ne saurait m’être plus agréable que cette publication en commun de travaux que nous avons faits côte à côte, pour lesquels nous nous
sommes mutuellement entr’aidés et qu’une affection réciproque a entourés des plus chers souvenirs.
Arrivé à une certaine période de l’existence, on ne peut guère se permettre de longs espoirs. Cependant je ne renonce point à mettre au jour de nouvelles publications du même genre, à faire pour d’autres parties de la pathologie ce que nous avons fait pour celle-ci et à dire en quelque autre volume ce que l’observation patiente nous a appris ou pourra nous apprendre encore sur d’autres sujets.