H PREFACE
d'abord si restreint, est devenu petit à petit un vaste champ, aussi fertile pour la connaissance des maladies oculaires que pour la pathologie générale, qui y a trouvé de précieuses ressources.
Dans les derniers temps, les études ophtalmologiques ont été surtout cultivées à l'étranger, et c'est à l'introduction en France des notions nées à l'étranger que ces études doivent chez nous leur force et leur progrès. C'est ce que peuvent déclarer de bonne foi tous ceux qui ont su s'approprier les études modernes qui constituent l'ophthalmologie scientifique.
Parmi ces travaux, nous trouvons en première ligne ceux de M. de Graefe, le chef de l'École de Berlin. Ses études se sont tournées alternativement sur chaque partie de l'organe dont les différentes fonctions concourent à la vision. Chacune de ses études est devenue le point de départ d'autant de travaux classiques destinés souvent à répandre un jour nouveau sur des états pathologiques tantôt peu connus avant lui dans leurs causes et dans leur essence, tantôt réputés jusqu'alors incurables. Si nous avions à tâche de rappeler ici tous les travaux de M* de Graefe, nous aurions à énumérer toutes les parties de l'œil et leurs maladies. Il suffira de citer ici : 1° les ophthalmies externes, où il a tracé de main de maître la pathologie et la thérapeutique d'une maladie terrible, la diphthérite des paupières; 2° les anomalies du système musculaire, où nous lui devons la connaissance exacte des paralysies, l'étude du strabisme, qui restera à jamais comme un travail classique sur le