‹ Clotilde de Lusignan ou, Le beau juifChapitre 2 sur 23 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

V A , cours , douce et folle imagination , le charme de ma vie, la source de tous mes plaisirs ! vole , papillone , cours; récompense-toi d'un moment de captivité ? Va , ma fille , je ne te retiens plus; badine, voltige à gauche , à droite , au centre , par monts et par vaux -, deci , delà j aval , amont j à rOrient , au Nord j dans les cieux , chez les morts , ici bas ! . . . partout ! . . . Oui , tout est ton domaine , depuis le passé jusqu'au présent : tu peux même embrasser le néant , et dessiner tes tableaux fugitifs sur le voile qui cache l'avenir ! O ma tendre amie,

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