LIVRE IV
LA. GUERRE DE BURGONDIE
Maître du royaume le plus vaste et le plus solide de TEurope, Clovis était devenu l'arbitre de rOccident. Seul, parmi les souverains de son voisinage, il se sentait vraiment roi. Les Francs barbares vénéraient en lui le représentant le plus glorieux de leur dynastie nationale ; les Francs de race Gallo-Romaine (1) le saluaient comme le défenseur de leur foi et de leur civilisation. Il pouvait, sans inquiétude, tourner toute son attention du côté du midi ; en arrière de lui il n'avait que des alliés, dans son
(1) Voir pour la justification de ce terme mon mémoire sur La France et les Francs dans la langue politique du moyen âge. {Reçue des questions historiques^ t. 57.)