‹ Clytemnestre, tragédie en cinq actesChapitre 17 sur 53 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

L'assassin de mon père a juré son trépas....

(Oresteet Pilacle paraissent devant le tombeau.)

Mais pourquoi ces deux Grecs observent-ils mes pas? Auprès de ce tombeau quel sentiment les guide V Viennent- ils insulter la mémoire d'Atride?

PILADE , s'avançant avec Oreste.

Elle- a parlé d'Atride, il faut l'interroger.

(A Electre.) Ce rivage est pour nous un rivage étranger ; Sur les mers de Gryslia le courroux de Neplune A poursuivi long-temps notre errante fortune. Nous réclamons les droits de lliospitalité.

ELECTRE

Au seuil de ce palais par Egyste habité !

PILADE

Que noire aspect ici n'ait rien qui vous surprenne. Nous serons accueillis d'Egyste et de la reine. Nous devons l'espérer.

Vous, étrangers, comment ?

PILADE

Nous venons annoncer un grand événement,

ORESTE

Oh! combien je rougis de cèlent artilice....

ELECTRE

Egy.ste est dans le temple; il offre un sacrifice.

Quelle nouvelle heureuse annoncez-vous ici?

PILADE. V

Heureuse pour Egysle.

ORESTE

Et pour la reine aussi.

ELECTRE

Parlez ! apprenez-moi....

PILADE

Captive dans la Grèce, Ce récit ne contient rien qui vous inte'resse. Une esclave doit fuir tous les sujets de pleurs , Et garder sa pitié pour ses propres malheurs.

ELECTRE

Yous venez dévoiler quelque fatal mystère ?

PILADE

A tout autre qu'au roi nos soins doivent le taire.

Ah ! ce cœur désolé craint de l'approfondir. La reine, disiez-vous, devait s'en applaudir. Ces obscurs vêlemens montrent mon infortune ; Mais y seigneur , la pitié ne peut m'ètre importune. Quel qu'il soit, tout malheur a droit de m'aflliger. Quand les vents sur nos bords jettent quelqu'éiranger Agitée à la fois de crainte et d'espérance, J attends qu'il adoucisse ou comble ma souffrance.

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