ACTE ÏIl, SCÈNE IIÏ. 3i
Du malheureux Oresle il \ient voir le berceau , Pleurer avec Electre, et foncier uu tombeau.
liGYSTE.
Venant pleurer ici , sur une tombe vaine , N'a-t-il pas redoute d'y rencontrer la sienne? Pilade, ami d'Oreste, a-t-il cru qu'aujourd'hui iVJa joie avait besoin d'un témoin tel que lui?
PILADE
Craignant de vous offrir une vue importune , Il voulait vous cacher son nom, son inforiiuie^ Mais ce lieu , ces objets devant lui présentés , Les mânes d'un ami peut-être révoltés , Ont troublé sa raison , son cœur n'a pu se taire. Ne le punissez point , prince, de ce mystère;
Pardonnez à Pilade un transport passager
Son père est roi, seigneur, et sauH'ait le venger.
ÉGYSTË.
Devait-il ignorer quelle pompe on apprête,
Et qu'oser s'y montrer c'est hasarder sa léle ?
Mais il pleure un ami... J'excuse la chaleur De ses emportemens causés par la douleur.
(A Orcstc. )
Vous pouvez sans eflVoi vous voir en ma puissance, Celte urne vous répond de ma reconnaissance.
OKESTE.
Elle vous appartient.
ÉGYSTE.
Veille sur eux, Pliorbas..,.
( A Clyteninestrr. )
J e vous laisse à vos pleurs ....
(Aux gardes. )
Vous J qu'on suive mes pas.