ACTE IV, SCÈNE I
D'où vient que je frémis en appelant Plyslliène? Quels noirs transports.... Atrée en envîrait l'horreur. Tous les poisons d' Atrée ont passé dans mon cœur; Et pourtant un effroi rpi'à ])cine je repousse.... La vengeance souvent m'avait semblé plus douce î Il n'importe, achevons...
(II place riirnc sur l'atitcl.)
Sombres dieux de l'enfer , Je consacre cette urne à votre autel de fer; A tout ce qu'on redoute, à tout ce qu'on abhorre. Je consacre cette urne et la consacre encore. Dieux du Styx , que ce don qui vous est adressé Conjure les malheurs dont je suis menace. Le perfide n'est plus: que vos fléaux sans nombre, Se détournant de nous, s'anirtssent sur son ombre; Que son aïeul Tantale, insultant son malheur. Le force à partager le banquet de douleur ; De mes vœux contre lui, Parques, soyez complices! Fais sortir, ô Minos ! de l'urne des supplices Quelque nouvel an et pour lui seul inventé. Tel que Thyesle même aux enfers l'eût dicté. L'offrande pour vous plaire est assez criminelle. Acceptez, dieux du Styx, la victime élernelle, Et planez sur sa tête au-delà du tombeau , Gomme sur cet autel s'agite ce flambeau.
(Il pieiul lin fliuiibcaii «les luains du prclix- et leporaùne sur l'iivne. Tous les assistans dctournent la léto, et l'on emporte l'aulcl.}
6o CLYTEMNESTRE,