SCÈNE VIII
monsieur, éplnré dans la nuit :
Ounnil il fera jour, j'irai à la Morgue.
Uf4 COUP DE FUSIL»
Petite salle à manger bourgeoise. Audessus du couvert dressé et du potage dè'\a servi dans les assiettes, la lampe brûle dans sa suspension. Madame, très agacée, va, vient, se lève, se rassied, se relève, va de la porte à la fenêtre et de la jenèlre à la pendule.
Soudain, la porte s'ouvre. Parait Mon sieur.
Sepl heures vingl ! — Tu n'es pas honteux de rentrer dîner à de telles heures V I h t'es encore attardé à la saleté de brasscrie, à jouer ta saleté de manille, avec les saletés d'amis, tas de bohémiens ré pugnants, qui se gobergent à ton compte cl -i' Qchenl de toi, le dos tourné.
MONSIE1 h. pâle et défait.
Tais loi ! ah ! lais Loi, je l'en prie... : ne dis pas cela !
// se laisse tomber sur un siège.
\i\h\\n . étonnée et \ nullement inquiète. \h ça ! mais...
S'approi liant de lui.
Tu n'es pas malade ?
monsii i r, d'une i oix \aiblc.
Doi moi un verre d'eau.
Madame. e[[rayée, apporte la carafe.
monsieur, après avoir bu.
Merci.
Serrant la main de sa femme avec une e[[usion émue.
Ma pauvre chère!... ma pauvre chère !... Ah ! j'ai bien cru que je ne le reverrais jamais, va !
madame, aux cent eoups.
Tu me fais mourir d'inquiétude ! Il t'esl arrivé quelque chose ? Tu as couru quelque danger ".'
monsieur, (Tune voix à peine perceptible.
J'ai reçu un coup de fusil.
Un coup de... ! Ah ! Seigneur ! dis moi tout ! je veux savoir la vérité. Oh ! je suis forte devant le malheur.