BLAISE, NICOLE
J^icole^ assise^ coud un habit ^ elle a deux vestes^ deujs culottes et un second habit sur une chaise. Biaise fait la guet.
Dépêche - toi donc ^ Nicole , nos imbéciles pourroient s^éveiller.
A r R t Mon petit Cœur,
Si Tesprit seul nuit au sommeil d'un homme,
Comme le dit souvent le magister,
Nos deux benêts dorment d*un profond somme-
Va , ce proverbe est un propos en l'air , Dépêche-toi^ le jour commence à luire.
Il pourroit bien déranger nos projets; Tu le sais trop quand il s'agit de nuire,
Il est des sots (jui ne dorment janiais, ^ =
4 COCO-RIGCO,
NICOLE
Voilà qui est fait.... Comment, Biaise , tu crois qu^ils donneront là-dedaus.
Pardi, va , ils sont assez bêtes!., ah ça, as-tu conditionné ton ouvrage ?
NICOLE
Un tiiillenr n'aurait pas mieux fait. Un pied et demi retranché surPa longueur de chaque habit, autant sur la largeur , et la veste et la culotte racourcies et retrécies en proportion: et s'ils peuvent y entrer ils seront bien mahns. B L A r s E.
Bravo. Moi j'ai rétréci la perruque du papa.
NICOLE
A présent que j'ai eu là complaisance de passer la nuit à rétrécir les ajustemens de ces messieurs , tu me diras ce que lu veux en faire.
Tu sais, ^Nicole , que j'aime Louise , la fille à M. Thomas, et que j'eii suis aim.é; mon père , fermier des environs a consenti à me placer ici pour me faciliter les moyens d'épouser cette aimable personne; fe me préparais à faire ma demande ciiï père , et j'étais sûr de son consentement , lorsque M- B^icco, cet "aricien Postillon , qui a fait fortune , je ne sais par quel moyen 5