‹ Coco-Ricco, folie-vaudeville en un acteChapitre 16 sur 20 · M COCO-RICCO · texte numérisé non relu

M COCO-RICCO

puisqu'il ne nous trouve pas Enflés du corps et des bras, C'est que le père Thomas

Bst enfîé lui-màme. ,

C'est apparemment ça !

THOMAS

iVoulez-vous déjeûner enfin ?

Ouï, déieûner; c'est bien le cas ! Pauvre cher homme! U pe sent pas son mal !

Air: C^esf le gros Thomas^ Ne sentez-rous pas De vives douleurs dans la tête ?

Faites-vous quelques pas, Çans que Tmal de jamb' vous arrêtée

Sentez -vous votre habit Rétrécir petit à petit !

Ke sentez-vous pas vptre ceintare Vous serrer?...

THOMAS

Non , je vous assure.

Je suis aussi bien portant qu'hier , et j'ai pour le moinai autant d'appétit.

Ricco et COCO-RICCO#

L'père Thomas vraiment Enfle étonnamment.

COCO-RICÇQ.

Voyons si son oeil A changé comme le reste, // lui montre le fauteûiL

N'est-ce pas un fauteuil Qu'est près de ce miroir funeste \ R I C C O.

. Dans c'maudit miroir Forçons-le de sVoir,

// lui présente un miroir.

VAUDEVILLE. sS

COCO-RIGCO.

R'connoissez-vous votre figure?

THOMAS

Très-bien, Messieurs, je vous assure.

R'gardez comme il est gros dans c'te glace ! Et il voudroit nous faire croire qu^il n'éprouve rien ? C'est un conte. T o u s D E u X.

L'père Thomas vraiment Enfle étonnamment.

THOMAS

Vous me ferez perdre patience à la En. R I c c o.

Que vous êtes obstiné !... Comment vous ne voyez pas que je suis enflé, que Coco est enflé et que vous êtes enflé! Heureusement qu'il va venir un médecin pour nous traiter... Vous le t^onsulterez , et vous verrez comme vous êtes dans de beaux draps ainsi que nous.

Messieurs , je m'apperçois trop tard que vous êtes venns ici pour vous moquer de moi 5 mais le mariage n'est pas encore fait.

Heureusement! Que je ne serai pas si sot que de donner mon fils à la fille d'un homme chez qui l'on eniîle comme ça, et qui ne veut pas convenir qu'il est enflé !....

Et bien malade. Regardez, mon père, si monsieur Thomas n'est pas encore plus gros que moi.

THOMAS

Je vois bien que c'est une ruse pour vous débarrasser de moi. Vous n'en aviez pas besoin, messieurs , et ma fille n'attend p^s après vous pour se marier,

J'aimeroîs mieux que mon fils restât garçon.

Je suis assez gros pour manger mon bien.

Il est inutile de nous quereller plus loxig-tems; si nous ne

BOUS accorcîons pas, il f^^it rompre tout bonnement... Adieu ^ rnoosBerir Thomas... Et quand nous serons guéris, je veux être pendu! si nous remettons les pieds chez vous !

jSToos allons tâcher de nous traîner jusques ch^z le médecin, puisqii*iî ne itient pas; je gage qu^on nous laisseroit mourir ici sans secours.

THOMAS

Allez , messieurs , alliez aux petites maisons ; c'est là que vous pourrez guérir.

Malgré vos injures, monsieur Thomas.... Votre état ma fait pîtïé... Consultez le médecin , je vous en prie, et tâchez de chasser ce vilain maUà.

GOCO-RICCO.

JLe pauvre cher homme ! son entêtement le perdra. R I c c o.

Air : Qu^en voulez-vous dire ?

îlcoutez-nous , père Thomas, Et consultez la médecine ; En tardant vous ne pourriez pas Bésîster au mal qui vous mine.

Je m'attendris sur votre sort, Soignez -Vous , ou vous êtes mort.

^Jt Cùco-Ricco.

•Vois, comme son ventre est gonflé!

THOMAS

Que voulez-vous dire!

Vous aimez à rire.

Demain nous nous verrons raflés

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