‹ Code de l'enseignement primaire obligatoire et gratuitChapitre 37 sur 217 · TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE PREMIER

5° Travaux manuels. {Pour Icfjilles).

Tricot de jupons, gilets, gants.

Marque sur la toile.

Piqûres, froncés, boutonnières, raccommodage des vêtements, reprises.

Notions de coupe et confection des vêtements les plus faciles.

Notions très simples d'économie domestique et application à la cuisine, — au blanchissage ce à l'entretien du linge, — à la toilette, — aux soins du ménage, du jardin, de la bassecour. — Exercices pratiques à l'école et à domicile.

OBJET — METHODE — PROGRAMME

i° OBJET DE l'Éducation intellectuelle^

»o. — L'éducation intellectuolle, telle que peut la faire l'école primaire publique, est facile à caractérieer.

Elle ne donne qu'un nombre limité de connaissances; Mais ces connaissances sont choisies de telle sorte, que non seulement elles assurs^nt à l'enfant tout le savoir pratique dont il aura besoin dans la vie, mais encore elles agissent sur ses facultés, forment son esprit, le cultivent, l'étendenl et consliluent vraiment une éducation . .

L'idéal de l'écol^ primaire n'est pas d'enseigner beaucoup, mais de bien enseigner. L'enfant qui en sort sait peu, mais sait bien; l'instruction qu'il a reçue est restreinte, mais elle n'est pas superficielle. Ce n'est pas une

demi-instruction, et celui qui la possède ne sera pas un demi-savant ; car ce qui fait qu'une instruction est dans son genre complète ou incomplète, ce n'est pas l'étendue plus ou moins vaste du domaine qu'elle cultive, c'est la manière dont elle l'a cultivé.

L'instruction primaire, en raison de l'âge des élèves et des carrières auxquelles ils se destinent, n'a ni le temps ni les moyens de leur faire parcourir un cycle d'études? égal à celui de l'enseignement secondaire; ce qu'elle peut faire pour eux, c'est que Ic-urs études leur profitent autant et leur rendent, dans une sphère plus humble, les mêmes services que les études secondaires aux élèves des lycées ; c'est que les uns comme les autres emportent de l'enseignement public^ d'abord une somme de connaissances appropriées à leurs futurs besoins, ensuite et surtout de bonnes habitudes d'esprit, une intelligence ouverte et éveillée, des idées claires, du jugement, de la réflexion, de l'ordre et de la justesse dans la pensée et dans le langage. « L'objet de l'enseignement primaire n'est pas d'embrasser sur les diverses matières auxquelles il touche tout ce qu'il est possible de savoir, mais de bien apprendre dans chacune d'elles ce qu'il n'est pas permis d'ignorer. (Gréard.) »

L'objet de l'enseignement étant ainsi défini, la méthode à suivre s'impose d'elle-même : elle ne peut consister ni dans une suite de procédés mécaniques, ni dans le seul apprentissage de ces premiers instruments de communication : la lecture, l'écriture, le calcul, ni dans une froide succession de leçons exposant aux élèves les différents chapitres d'un cours.

La seule méthode qui convienne à l'enseignement primaire est celle qui fait intervenir tour à tour le maître et les élèves, qui entretient, pour ainsi dire, entre eux et lui un continuel échange d'idées sous des formes variées,

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