DE LA TRANSPIRATION
Les phénomènes de la transpiration sont fort curieux ; mais comme nous ne faisons pas ici un livre de science, nous renverrons, pour la description, les lecteurs curieux à leur médecin consultant.
La transpiration a deux effets également désagréables , le pre*
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mier de pénétrer les vêtements et d’en altérer les couleurs ; le second d’exlialer une odeur parfois nauséabonde. Tout l’art de la toilette est insuffisant pour combattre ces deüx résultats. Les gilets de flanelle, qui absorbent la transpiration, ne peuvent convenir aux deux sexes, et la ressource du taffetas gommé placé en dessous des étoffes ne procure aucun avantage.
L’excessive propreté, les soins quotidiens de toilette peuvent seuls combattre les désagréments de la transpiration. Il faut toutefois bien se garder de chercher à les masquer
à force d’odeurs ou d’essences. Rien n’est de plus mauvais goût que l’usage des parfums.
Une transpiration arrêtée est extrêmement dangereuse. A la sortie du bal, du spectacle, il faut avoir grand soin de se maintenir dans un état salutaire de moiteur ; la transition subite du cbaud au froid est la source d’une infinité de maladies.
On regarde souvent, et à tort, l’état habituel de transpiration comme un signe de faiblesse. Cette
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déperdition est naturelle, et nécessaire à la vie autant que la respiration; comme elle, elle est continuelle et exige des soins de tous les moments ; mais c’est surtout au sortir du lit, au moment d’entrer au bain , lorsqu’on se repose après une longue marche, qu’il faut soigneusement éviter de la supprimer brusquement.