‹ Code de la toilette, manuel complet d'élégance et d'hygièneChapitre 22 sur 36 · ART. 5. «B · texte numérisé non relu

ART. 5. «B

Aussitôt que la blanchisseuse a rapporté le linge, il faut prendre la peine de le serrer soi-même avec ordre et méthode". C’est -quelque chose de si disgracieux qu’un faux pli, qu’on ne doit pas laisser l’occasion d’en faire à quelque domestique maladroit.

La racine d’iris de Florence, placée dans les tiroirs où l’on renferme

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le linge, lui communique une odeur suave et fraîche; elle a en outre la propriété d’éloigner les insectes.

On doit la préférer à tous les sachets balsamiques.

Nous rangerons les gilets de flanelle dans la cathégorie du linge de corps. Leur usage facilite la transpiration dont ils absorbent les produits. Il est nécessaire d’en changer une fois par semaine au moins. Ces gilets ont besoin d’être mis à la lessive ; un blanchissage superficiel serait insuffisant pour enlever les matières dont ils s’impreignent, et dont la résorption entraînerait de graves inconvénient .

DE l’habit et de la redingote.

« Les membres doivent être aü « large dans leurs vêtements ; rien « ne doit gêner leurs mouvements, « rien de trop juste , rien qui colle « au corps, point de ligatures. »

Que dirait Jean-Jacques, qui a écrit ces lignes, s’il voyait nos costumes à la mode ; certes, il ne serait pas tenté de jeter aux orties sa robe et sa coiffe d’Arménien,

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S* ART. 2. «Si

La coupe et la couleur des habits a très-peu varié depuis quelques années ; le noir est toujours exclusivement admis comme costume de cérémonie, mais on porte généralement les couleurs de fantaisie dans toutes les autres circonstances.

■a» ART. 5.

Quoiqu’il n’y ait plus de marques distinctives dans les divers costumes, il existe toujours une sorte de nuance, une légère ligne de démarcation , qui indique à l’œil exercé l’âge, la fortune, la profession. Les tailleurs de Paris savent

saisir et conserver avec une rare habileté ces imperceptibles différences. Le légiste, le propriétaire, le médecin, le rentier et le dandy, habillés par le même tailleur, avec la même pièce de drap, coupé sur les mêmes patrons, ont chacun un costume différent.

La nuance et la qualité plus ou moins légère du drap distinguent seules les habits d’été de ceux d’hiver; ces premiers doivent toutefois être un peu plus larges de l’encolure et des manches.

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Le point important dans la façon d’un habit, ce qui lui donne de la tournure, c’est la taille : il faut que les épaules soient exactement serrées, que la hanche se trouve emboîtée parle pan. En général, un homme comme il faut ne doit avôir aucune indulgence pour les fautes que peut commettre son tailleur :

un habit manqué du premier coup ne va jamais bien; il serait inutile de le faire retoucher; on doit le rendre et en commander un autre.

La redingote (en anglais reading

DE LA

coat, habit de cheval) ne se devrait porter qu’en grand négligé ; ce vêtement cependant est tellement commode, que l’usage a presque prévalu maintenant de le conserver une grande partie de la journée, et même le soir, lorsque l’on dîne chez le traiteur et que l’on va seul auspectacle.

sE» ART. 7 .

La redingote d’étoffe, que quelques personnes portent l’été, n’est guère de mise qu’à la campagne; on la voit rarement portée par un élégant.

Nous ne parlerons pas ici des manteaux; chacun les commande d’après son goût. Le drap, le bouracan, la popeline, se disputent chaque hiver les faveurs de la mode, qui jusqu’à ce jour est restée indécise; le collet des manteaux d’étoffés sèches, comme plaids, etc., est en pluche rouge; celui des manteaux de drap est garni d’une riche fourrure.

En règle générale, il y a économie à payer cher ses habits , quand en ne les paie que ce qu’ils valent. Les draps de belle qualité

sont seuls durables, et se prêtent beaucoup mieux que les draps communs au génie du tailleur.

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