DES VETEMENTS DE NUIT
ï»> ART. t.
Avant de se mettre au lit il est indispensable de changer de linge; négliger cette précaution c’est s’exposer à de graves conséquences.
Le linge que l’on a porté tout le jour est saturé des produits de la transpiration ; si on le, garde la nuit , la résorption de ces produits s’opère , et donne naissance à des incommodités d’abord , et plus tard à des maladies.
La tête doit être légèrement couverte : un mouchoir de madras, ou un bonnet de toile de lin , l’entretiennent dans une douce chaleur, sans provoquer la transpiration.
Dès son lever il faut quitter le linge de nuit, et avoir soin de l’exposer à l’action de l’air, ainsi que le lit que l’on découvre , afin que les émanations des sécrétions nocturnes puissent s’évaporer, et ne soient pas résorbées la nuit suivante.
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S* ART. 4. «i
Lorsqu’on ne s’est pas fait une longue habitude de porter constamment les gilets de flanelle, il est bon de les quitter en se couchant. Dans ce cas, la chemise de nuit doit être d’étoffe de coton.
ü» ART. 5. «S
Quelques personnes portent la nuit une espèce de cravate. D’autres, lorsqu’elles sont affectées d’un mal de gorge, s’entortillent le cou d’un morceau de flanelle. Un tel usage est dangereux, le cou doit être, durant le sommeil, dégagé de toute ligature. Point central de
nos plus précieux organes, le cou souffre déjà assez d’être, pendant le jour, emprisonné par la mode dans un carcan d’empois.