DE L’OREILLE
ï»> art. i.
« L’oreille est le chemin du coeur, » selon madame Des Houlières : on ne saurait donc blâmer les femmes qui, de tout temps, se sont appliquées à embellir çettepartie si intéressante de leurs charmes, en la chargeant d’ornements gracieux.
Lavater a tiré une foule d’induc-
CODE
tions, toutes fort ingénieuses , de la forme de l’oreille. Malheureusement, depuis Lavater, on coiffe les enfants de ridicules bonnets dont le moindre inconvénient est, en déformant l’oreille, de donner démenti sur démenti à un bon système physiôgnomonique.
Quand où se lève, le premier soin qu’exige l’oreille, est de passer entre elle et la tête un linge sec, afin d’ènlever l’humidité produite par la transpiration nocturne. Répercutée, cette humidité, se reportant sur les maxillaires, occasionerait d’intolérables douleurs.
ë» ART. 4. «@i
L’oreille ne se contente pas d’un soin superficiel. Il faut, après l’avoir lavée , en essuyer exactement tous'les plis.
Le cure-oreille doit être d’écaille, d’ivoire ou d’argent. Il faut se servir avec une extrême précaution de ce petit instrument, pour ne pas blesser la membrane délicate du tambour.
S» art. 6.
On rencontre encore parfois de fort honnêtes gens qui portent des
50 CODE
boucles d’oreilles ; d’autres qui, dans la crainte sans doute d’entendre trop clairement, se bouchent le tympan avec du coton. Il faut les ranger dans les classes; en effet, il y à soixante ans que l’on est revenu de c ette erreur de croire que les boucles d’oreilles éclaircissent la vue ; et lorsqu’un malhabile docteur fait calfeutrer les oreilles de son client patient, il a du moins le soin de lui recommander le huis-clos.