DE LA BOUCHE
Ss» ART. 1. «S5
La bouche est de tous nos traits le plus expressif et le plus gracieux ; autour d’elle se jouent la gaieté, le caprice, la bouderie, l’enjouement :
et si les yeux sont le miroir de l’âme, la bouche est l’interprète du coeur.
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La beauté de la bouche dépend
de son rapport avec les autres traits du visage ; une trop petite Louche est peut-être plus désagréable qu’une trop grande, en ce quelle grimace davantage.
î» ART. 3. <«*
Si l’on ne peut corriger la forme imparfaite de la bouche, il faut du moins s’appliquer à ne pas l’enlaidir par la mignardise et l’affectation. Dans l’art d’aimer, Ovide enseigne l’art de rire avec grâce ; il faut avant tout rire avec naturel.
ART. 4. ou;
Les passions influent immédiatement sur la physionomie des lè-
vres : la colère les pâlit, l’indignation les gonfle, le dépit les comprime, la bienveillance les arrondit, le plaisir les colore et l’amour les épanouit; aussi une bouclie pure et gracieuse a-t-elle un charme indéfinissable.
C’est une erreur que de croire qu’en passant incessamment sa langue sur les lèvres, on en augmente la fraîcheur et l’éclat; cette antiprécaution les fane et les couvre de gerçures.
Que les femmes, les jolies femmes
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surtout, qui ont contracté l’habitude de se mordre les lèvres dans des moments d’impatience, de bouderie ou de contrariété, se rappellent constamment que la célèbre madame de Pompadour perdit la beauté de sa bouche et la faveur de son royal amant, par suite de cette funeste manie.
DE LA