‹ Code militaire [microforme]Chapitre 66 sur 71 · ACTION DES DIFFÉRENTES PARTIES DE LA PLATINE · texte numérisé non relu

ACTION DES DIFFÉRENTES PARTIES DE LA PLATINE

Le grand ressort.—Ce ressort agit sur la noix pour faire tomber le chien sur la cheminée ; le tenon attaché au retour est placé là afin de tenir le ressort à sa place, avec le tenon de devant qui retient l’anneau au corps de la platine, et offre la résistance nécessaire pour assurer l’action du grand ressort.

Ressort de la gâchette.—Cette partie agit sur la gâchette, le bec du ressort de la gâchette porte sur le corps de la gâchette, le presse en dehors, lorsque la noix est mise en mouvement, en tirant le chien en arrière, faisant par là entrer le bec de la gâchette dans les crans de la noix ; le tenon est pour retenir le ressort de la gâchette à sa place, et avec la vis qui le lie au corps de la platine, offre la résistance nécessaire à son action.

Gâchette.—Cette partie sert d’arrêt à la noix, dans les crans duquel le bec entre pour placer la platine aux crans de départ ou de repos, le bec de la gâchette devrait s’ajuster très bien au cran de la noix ; le bras de la gâchette est cette partie sur laquelle agit la détente, pour faire lever le bec de la gâchette hors des crans de la noix, et lui permettre de recevoir son action du grand resort.

6e Leçon.

Bride de noix.—Cette partie retient la noix et la gâchette dans la place qui leur est assignée sur le corps de Ia platine, et avec le secours des vis de gâchette, et de bride de noix, retient aussi la bride de noix à sa place.

Le chien.—Le chien est attaché à la noix, pour faire éclater la capsule.

La noir.—La noix est la partie la plus importante de la platine. Elle tient le chien et tourne dans le corps de la platine et de la bride de noix, et est faite très forte pour résister à l’action du grand ressort.

Les coches pratiquées dans ses côtés sont appelées ‘‘ crans,’” et placées de manière à retenir le chien dans la position nécessaire pour faire éclater la capsule, lorsque celle-ci est placée sur la cheminée. Le cran du repos est construit de manière à avoir deux angles l’un aigu et l’autre obtus, cette formation étant nécessairement essentielle pour empêcher la possibilité du bec de la gâchette d’être relaché par l’action de la détente ; car quelle que puisse être la force de la pression, elle ne pourrait, dans tous les cas, que casser le cran de repos ou le bec de la gâchette.

Le cran de départ est formé de manière à permettre que le bec de la gâchette puisse être levé avec: le moindre effort, ces parties doivent donc tout naturellement coincider. Les bords des crans de départ et de repos devraient être dans le même arc du cercle, afin d’assurer l’action véritable de la noix ; si le bord du cran de repos dépasse l’autre de la moindre chose, le bec de la sâchette lorsque relaché du cran de départ pour permettre l’action du chien, cette dernière partie devra nécessairement accrocher, et si cette partie était enlevée la position du cran de repos serait très incertaine ; le timon de la noix est pour réunir

' le grand ressort à la noix au moyen de la chaînette.

Corps de la plaline.—Cette partie est la pièce de fondation de la platine, et sur laquelle sont placées ses différentes parties. Le tenon de devant, comme il a été déjà mentionné, est pour retenir le crampon du grand ressort et offrir la résistance nécessaire pour assurer son action.

Le tenon de derrière sert d’arrêt, afin d’empêcher la noix de tourner plus qu’il n’est nécessaire lorsque mise en action par le grand ressort, l’action duquel est aussi limitée par le même tenon. |

7e Leçon.

Pour rendre sûre et facile l’action de la platine, les vis et pivots devraient être perpendiculaires avec la platine, laquelle devrait avoir une surface parfaitement plane.

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Force de tir.—On est dans l’erreur lorsque l’on croit diminuer la force du tir de la platine en relâchant les vis de la gâchette ou n’importe quelle autre ; cela ne pourrait avoir que l’effet de détériorer l’arme davantage, et empêcher ses différentes parties de fonctionner correctement. Lorsque le tir de la platine est trop fort, soit que le cran de départ et le bec de la gàchette ne soient pas bien ajustés, ou que le ressort «le la gâchette soit trop fort, alors l’arme doit être placée entre les mains de l’armurier pour être mise en ordre.

Gonflement du bois—La platine qui est renfermée dans le fût de la pièce est supposée être gênée dans son action par le gonflement du bois dans des temps humides ou exposée à la pluie, et par là rend le fonctionnement de la platine très-difficile ; mais il a été constaté que bien que les temps humides, etc., puissent avoir cet effet, cependant l’on doit attribuer ce vice au fait que très-souvent la platine est vissée trop serrée ; les vis de côté ainsi que celles de la platine ne devraient jamais dépasser.

Du faux-feu de l’arme (miss-fire).—Dans la plupart des cas on attribue le faux-feu de l’arme à la faiblesse du grand ressort, mais généralement l’on s’apercevra que ce défaut peut s’attribuer à la présence de la rouille dans Île trou de l’axe de la noix, ou sur l’axe de la noix lui-même, ce qui réduit la force du chien qui doit être absolument nécessaire pour faire éclater la capsule,

Le fait que la capsule ne sera pas bien rendue sur la cheminée sera aussi de nature à empêcher l’action du chien en en diminuant la force.

L’étincelle produite par l’explosion de la capsule ne pourra souvent se rendre à la poudre, à cause de la malpropreté de la lumière de la cheminée.

Ce qui vient d’être mentionné démontre la nécessité qu’il y a de tenir l’arme dans l’ordre le plus parfait possible, en empêéchant la crasse ou la rouille de s’accumuler dans la lumière de la cheminée, l’eau de rentrer dans la platine par le trou de l’axe de la noix, etc., ainsi qu’aux six positions du bonnetage.

Le faux-feu de l’arme peut être aussi attribué à la petitesse du trou qui communique à la chambre du fusil ou à la cheminée qui pourrait être trop longue, et empêcher la poudre de se rendre dans la chambre du fusil; ou encore la cheminée étant trop grosse pour la capsule ; ces défauts doivent être corrigés par le sergent armurier. |

8e Lecon.

Du canon.—On ne peut être trop soigneux du canon du fusil, afin de le préserver de coups qui pourraient le plier ou bosser ; ces deux défauts étant très-sérieux et un empêchement à la précision dutir. Ces défauts causés à l’arme peuvent être attribués à la négligence du soldat, et aussitôt que l’on s’apercevra qu’il existe quelque chose de ce genre, le fait dévra être rapporté immédiatement,

Aucuns poids ne doivent être portés avec l’arme, et l’on ne doit s’en servir pour d’autre but que pour celui dont il est fait, le canon pouvant se plier facilement.

Placer larme avec force dans le ratelier, ou arranger les armes en faisceaux sans beaucoup de soins, est la cause que très-souvent les armes tombent sur le 6ol, et les exposent à être pliés, et ce particulièrement à l’embouchure, qui est la partie la plus faible de tout; cette partie étant le point de livraison, lorsque endommagée l’arme se trouve hors de service.

On devra avoir soin aussi d’empêcher que la mire de devant soit en aucune manière pliée ou endommagée.

Si l’intérieur du canon devient rouillé, la résistance croissante au projectile sera probablement la cause que celui-ci ne suivra pas les rayures du canon, ou encore que la cheville de bois passera à travers la balle et empêchera totalement l’effet du coup ; cela aurait aussi l’effet d’empêcher la balle de s’étendre et de recevoir le degré de rotation si*essentiellement récessaire pour la précision du tir, et rendra aussi l’arme très-diffcile à charger.

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La rouille est causée par les effets conjoints de l’humidité et de l'air, et le moyen de prévenir cela est de garder l’intérieur du canon parfaitement sec, le tampon et l’égide de lumière toujours placés, afin d’empêcher l’air de circuler.

Lorsque tiraillant, le soldat devra éviter de frapper le sol avec l’embouchure du canon, ou de la rentrer dans le sol, et si la chose lui arrivait, il devra immédiatement demander qu’il lui soit permis de laisser les rangs afin d’enlever toute saleté qui aurait pu s’introduire. La moindre chose laissée dans le canon du fusil, comme terre ou autre chose, aurait l'effet de faire crever l’arme. |

Si l’arme n’est pas chargée, il devra être aussi particulier à le nettoyer, parce que si en mettant la charge de poudre, l’on permettait l’introduction d’aucune partie de terre ou autre saleté, cela aurait l’effet de déchirer le canon, et détruire la surface de la rayure. |

Munitions.—L'’on doit aussi être très-particulier à garder la giberne dans le plus grand état de propreté, afin d’empêcher qu’aucune saleté ne s’attache à cette composition qui recouvre une partie du projectile.

S’il arrivait qu’il y eût dans la giberne quelques cartouches détachées, on devrait les envelopper dans un morceau de papier, afin d’empêcher qu’elles ne s’endommagent. La giberne devrait toujours être remplie, afin de ne laisser aucun vide

Il est de Ja plus grande importance de tenir les cartouches bien sèches ; la poudre mouillée, outre qu’elle prend feu bien plus difficilement, perd beaucoup de sa force,

Lorsque l'arme est exposée à la pluie (ce que l'on devra é éviter avec soin) lorsqu’en devoir par exemple, le soldat devra déplacer.la capsule, et mettre l’égide de lumière sur la cheminée. Dans le cas où l’on n’aurait pas d’égide, remplissez la lumière de la cheminée de graisse, et mettez l’arme au cran de sûreté, Si vous manquez de graisse, mettez une allumette de bois mou dans la lumière de la cheminée, et placez la capsule ; si l'on a bien exécuté la chose, tout disparaîtra à l’explosion de la capsule.

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Principes théoriques en huit leçons, sés ; trois était été e les e:

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ire Leçon.

L'intérieur du canon de la carabine est un cylindre creux, étant parallèle et de dimension égale dans tout son parcours. Il n’en est pas de même de l’extérieur du canon, et ce pour trois raisons : la Îre, c’est qu’il est fait plus fort à la culasse qu’à l’embouchure, afin de résister à l’explosion de la poudre, qui prend place là en grande partie; la 2e. c’est qu’en ayant le canon du fusil plus faible à l’embouchure, le poids en est moins considé. able, et l’arme plus facile à porter pour le soldat, lorsqu’il la mire; la 8e. c’est que le canon ainsi constitué donne une élévation par lui-même, ce qui sera démontré plus loin.

L’axe de la carabine est une ligne imaginaire le long du centre du canon qui démontre la course que prend la balle, et la direction dans laquelle elle est dirigée dans sa fuite, lorsque sous l’influence de l’explosion de la poudre. Afir

La prolongation de la ligne que démontre l’axe de la carabine est la direction dans laquelle la balle irait, et ce avec une rapi-

dité uniforme, si elle n’en était empêchée par la résistance de

l’atmosphère, et attirée par la force de gravité.

2e Leçon.

L’atmosphère est un fluide élastique composé d’une multitude de petites particules, qui, bien qu’elles ne soient pas vues à l’œilnu, n’en diminue pas moins la course du projectile, et ce dans la proportion de sa rapidité. Exemple, un homme marchant à toute vitesse, s’apercevra beaucoup plus de la résistance du vent, qu’un homme marchant au pas ordinaire, et cela parce que la pression sera d’autant plus considérable, etc., etc.

La force de gravité attire naturellement vers la terre tout corps non appuyé, et augmente d’autant qu’ils y sont plus expo-

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sés; un homme par exemple tombant d’une hauteur de deux ou trois pieds ne recevra pas un choc aussi considérable que s’il était tombé de cinq pieds, pour la simple raison qu’il n’aurait pas été exposé aussi ‘ongtemps à cette force de gravité, etc., etc. etc. ; les exemples peuvent se multiplier ; conséquemment la force de gravité augmentant à mesure que la rapidité du projectile diminue, fait que la balle décrit une courbe appelée trajectoire.

La vitesse de la balle, lorsqüe sortant de la bouche du canon du fusil, étant à peu près de mille deux cents pieds dans une seconde, la force de gravité pour une certaine distance n’affecte pas beaucoup la direction qu’a prise le projectile, mais 12 courbe augmente de plus en plus, en proportion de ce qu’il s’élcigne de la bouche du canon du fusil, sa vitesse diminuan!:, et la force de gravité augmentant. °

3e Lecon.

Afin de démontrer l’application qui peut être faite de ce qui a été expliqué dans les leçons précédentes par rapport à la force de gravité, etc. etc., supposez que l’axe de la carabine fut dirigé

sur un objet, la balle ne pourrait jamais frapper à cause de la

trajectoire, qui ferait passer le projectile au-dessous, l’expérience ayant prouvé que la lalle dans ses premières cent verges (yards) tombe d’un pied ci1q pouces, il faudra donc, pour frapper, que la direction donnée 1 la balle soit d’un pied cinq pouces plus élevée que l’objet « .e l’on désire atteindre.

La différence qu’il y a dans l’épaisseur du canon du fusil,

entre l’embouchure et la culasse, avec la hauteur du it sur lequel

repose la mire de derrière donne à l’arme l’élévation nécessaire pour tirer à cent (yards) verges.

Mais qu’arriverait si pour tirer sur un vbjet à deux cents (yards) verges l’on ne donnait pas à l’arme une plus grande élévation que l’on en donne pourtirer sur un objet à cent (yards) verges, la balle ne frapperait pas ; la trajectoire pour deux cents verges étant beaucoup plus considérable que celle pour cent verges, pour les raisons

que nous avons déjà mentionnées ; il faudra donc donner à l’axe de la carabine une élévation proportionnée à la courbe que décrira la balle dans son trajet à deux cents verges.

Comme il est de la plus grande importance de mirer la carabine avec toute la précision possible, et de bien aligner les mires avec l’œil et l’objet que l’on veut frapper, la mire de derrière au moyen d’une échelle et d’une glissoire dont elle est munie, permet que l’on puisse donner à l’arme l’élévation nécessaire, gans pour cela perdre l’objet de vue. La mire de derrière étant arrañgée que pour des distances n’excédant pas neuf cents verges, le tireur doit déterminer lui-même l’élévation qu’il devra donner à la carabine lorsqu’il sera nécessaire de tirer à une plus grande distance, en élevant l’œil au-dessus de l’échelle de la mire de derrière, autant qu’il jugera à propos.

Lorsque l’on veut frapper un objet qui n’est éloigné que de cinquante verges l’on doit mirer la carabine huit pouces plus bas, à trente verges quatre pouces plus bas.

4e Leçon.

Afin de bien faire comprendre l’importance qu’il y a de tenir les mires biei perpendiculuires, et aussi l’élévation que donne au canon du fusil la mire pour neuf cents verges, on déplacera la visse de laculasse, on mirera la carabine pour neuf cents verges, ayant soin de tenir les mires bien perpendiculaires, et l’on fera regarder les hommes dans le canon, alors ils pourront constater que même à quelques verges la ligne de tir sera de plusieurs pouces plus élevée que l’objet sur lequel on aura miré la carabine. |

L’on procèdera ensuite à leur faire mirer la carabine, la mire inclinant soit à droite ou à gauche, et on les fera regarder dans le canon du fusil, leur faisant constater que dans ce cas la balle frappera à droite ou à gauche de l’objet, selon le côté vers lequel inclinera la mire, eten même temps plus bas, selon le degré d’inclinaison que l’on aura donné à ia mire.

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5e Leçon,

Il.a été démontré dans les leçons précédentes l’importance qu’il y a de bien ajuster la mire de derrière avec la distance dont l’objet est éloigné. Pour cela il faut que le soldat ait été instruit à juger les distances. La hauteur d’un homme de la cavalerie est supposée être de huit pieds six pouces, celle d’un homme de l’infanterie de six pieds.

Il a ét: constaté, après expérience faite, que la carabine tirée avec la pièce mirée pour cent verges, (la carabine, lorsqu’à l’épaule étant calculée être à quatre pieds cinq pouces de terre; et la hauteur de la trajectoire quatre pieds et six pouces,) frapperait dans tous son parcours l’homme de la cavalerie aussi bien que celui de l’infanterie ; le premier effleurement de terre de la balle n’ayant lieu qu’à cent quatre-vingt-quinze verges.

Lorsque faisant feu à trois cents verges, avec la mire de derrière arrangée à cet effet, le projectile dans son parcours d’une distance de soixante-et-dix verges, tombera de la moitié de la auteur d’un homme ; la trajectoire à cette distance étant bien moins considérable que celle pour six cents verges. Aune distance de huit cents et de neuf cents verges, la courbe étant beaucoup plus considérable qu’à aucune des distances déjà mentionnées, la balle tombera de cette même hauteur, dans une distance beaucoup moindre ; c’est la raison pour laquelle on ne permet de tirer à ces grandes distances, qu’aux soldats bien experts ; excepté qu’on ait en vue des troupes formées en colonne, la profondeur desquelles compenserait en quelque sorte pour la mauvaise appréciation de la distance.

Comme règle générale on recommande que le premier coup soit tiré plutôt bas que haut, afin que la recrue en examinant avec soin l’effet de la balle, puisse corriger l’erreur faite dans l’appréciation de la distance.

La

6e Leçon.

Le vent ayant un effet considérable sur la balle, la pratique est absolument nécessaire pour pouvoir en constater les effets, aucune règle ne pouvant être donnée pour guider le soldat ; on comprendra cependant, facilement, que le vent venant de la direction où l’on tire, ou de l’arrière, ne produit pas autant d’effet qu’un vent de côté, la surface du projectile étant plus considérable.

Conéquemment si le vent souffle de la droite ou de la gauche, l’on doit viser plus à droite ou plus. à gauche à l’encontre du vent, et en proportion de la force du vent. Si le vent vient de la direction où l’on tire, on doit viser plus bas, si de l’arrière, plus haut,

Le soleil aura aussi l’effet de tromper le tireur ; celui-ci pouvant prendre les parties brillantes des mires de devant ou de derrière causé par l’éclat du soleil pour le véritable point de mire.

Il peut aussi arriver que les mires de la carabine ne soient pas bien justes, (tous ces objets étant faits à la mécanique) le tireur peut facilement découvrir tous défauts de ce genre, en observant l’éffet des premières balles tirées, et visera un peut haut si l’arme porte bas, à droite si elle porte à gauche et vice versä.

Lorsque faisant feu sur un objet mobile, la distance et la rapidité de l’homme marchant, ou du cavalier courant, devra guider le tireur par rapport à la distance qu’il doit allouer, en mirant sa pièce, vu qu'aucune règle précise ne peut être donnée.

Si le soldat s’aperçoit qu’une partie de la poudre de la cartouche est renversée ou perdue ou que la cartouche n’avait‘pas la quantité de poudre voulue, il doit viser un peu haut.

Comme il arrive souvent qu’une partie de la poudre d’une cartouche s’attache à la crasse du fusil, il est recommandé de toujours charger debout autant que faire se pourra.

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Dans le cas où cette composition qui couvre une partie de la cartouche serait disparue, on devra avant de mettre le projectile dans la carabine mouiller dans sa bouche l’enveloppe de la balle; la salive servant à remplacer cette autre composition

pour le moment.

Le canon de la carabine peut avoir d’autres défauts ; dans le cas où le soldat constaterait que la balle entre avec difficulté, ou avec trop de facilité, il doit rapporter le fait immédiatement.

RSA CODES °

ve Leçon.

Avec l’ancien mousquet, la balle qui était ronde ou sphérique, devait être plus petite que le canon du fusil, afin de pouvoir continuer à charger pour un certain temps, ce qui autrement eut été impossible à cause de la crasse qui se formzit.

Cette différence causait beaucoup d’évent ; et lorsque l’arme était ‘ en joue ”? la balle qui reposait naturellement sur la partie basse du canon faisait que l’évent se trouvait en dessus; la charge de poudre qui était alors de 44 drachmes an lieu de 24 maintenant n’énvoyait pas la balle à une si grande distance, pour la raison qu’une partie du gaz causée par l’explosion de la poudre s’échappait par cette espace qu’il y avait entre le projectile et le canon du fusil,.et la force de cette poudre s’échappant ainsi, agissait sur la balle, en la faisant frapper sur la partie basse du canon, en même temps qu’elle était chassée hors du fusil, ce qui était la cause que la direction que devait suivre la balle était considérablement changée, et rendait le tir tout à fait incertain ; le projectile prenant la direction opposée de cette partie de la bouche du canon du fusil qu’il frappait en sortant.

La balle maintenant en usage, à part d’être allongée, ou d’une forme cylindro-conique, traversant ainsi plus facilement l’espace, s’introduit dans le canon du fusil avec facilité, et'se dilate ou s’étend lors de l’explosion de la poudre et remplit ainsi justement le canon du fusil, et fait disparaître tout évent.

SC

Toute la force de l’explosion agissant sur la même ou une seule partie de la balle lui donne une force additionnelle, et fait disparaître ces irrégularités qui avaient lieu durant le passage dans le canon du fusil par l’usage de la balle sphérique.

A part de tous ces défauts dans l’ancien mousquet, s’il arrivait que la balle eût un défaut ou cavité, et que cette partie fut constamment exposée aux effets du vent, qui naturellement avait ainsi plus de prise, la conséquence était que la balle déviait considérablement de sa direction, en en prenant une autre toute contraire.

Le nouveau projectile serait encore plus exposé que le dernier, s’il était tiré d’une arme à canon uni; mais la nouvelle carabine étant rayée, cet inconvénient disparaît, comme il sera prouvé dans la leçon suivante,

Se Leçon.

La nouvelle carabine rayée est ainsi appelée à cause des rayures qu’a le canor du fusil, lesquelles sont taillées dans une direction spirale, afin de faire filer le projectile sur son axe le plus long ; ces rayures font un tour dans 6 pieds 6 pouces, ou un demi dans 3 pieds 8 pouces, la longueur du canon du fusil ; faisant voir ainsi la rayure qui se trouve d’un côté à l’embouchure, au côté opposé à la culasse.

Si un projectile, par accident ou autrement, avait une cavité ou un défaut sur un des ses côtés, ça ne pourrait en aucune manière nuire à la direction ou course de la balle, à cause du mouvement spiral que reçoit le projectile lorsque sortant du canon de la carabine, lequel a l’effet, en faisant tourner la balle sur ellemême, de présenter tantôt le côté parfait du projectile tantôt le côté imparfait ; et rien n’est plus fatal, soit de briser la balle ou d’écraser la poudre et par là en diminuer la force, que de chasser la balle durement ou avec de forts coups.

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Direction pour bien mirer l’arme,

On arrangera un trépied formé de trois morceaux de bois,

-d’à peu près cinq pieds de hauteur attachés près du haut, et sur

lequel on placera un sac de sable ou moulure de scie, pour recevoir la carabine. L’arme sera mirée par le soldat à toutes les distances depuis cinquante jusqu’à neuf cent verges de cinquante verges en cinquante verges, et ildevra observer les règles sui-

‘vantes :

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