‹ Cœurs et homme de cœurChapitre 40 sur 53 · SOUVENIR TRISTE · texte numérisé non relu

SOUVENIR TRISTE

A la pâle lueur de lampes colossales,

J'aperçus à l'écart un catafalque noir ;

P^t j'entendis — comme un vent sinistre du soir —

Des voix sombres, des chants aux notes sépulcrales.

Car c'était jour de deuil chez les collégiens ! Bn replis onduleux, les noires draperies Au temple s'étendaient. La mort, dans ses furies, Avait brisé les rangs des rhétoriciens.

ANTONIO PKLLETIKR

Les vacances s'ouvraient. Pourtant, pas un sourire. . Bien des yeux, plus d' une âme, étaient noyés de pleurs C'est qu'il avait vécu ce que vivent les rieurs, L'instant que vit un chant de lyre.

Mélancoliquement, chacun se retirait. . .

Enfant, ton souvenir demeurera sur terre Fidèle toujours ; car, dans un coin solitaire,

Une jeune fille pleurait !

Août 1898.

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