‹ Cœurs et homme de cœurChapitre 42 sur 53 · SOUVENIR · texte numérisé non relu

SOUVENIR

Un matin, je passais près d'une rose blanche : Le soleil se levait dans un nuage d'or, Comme, pâle, ferait, dans son suaire, un mort. Une grive riait, non loin, sur une branche. La nuit avait vécu, le jour prenait l'essor.

Ht le soir, je revins : la rose était flétrie, L'oiseau ne chantait plus, l'astre ne brillait pas. Triste comme un tombeau, j'allai perdant mes pas, Qti' était-il advenu?. . . Qui donc, dans la prairie, A passé ? . . .

' ' Pauvre fleur, ne renaîtras-tu pas ? ' '

Août 1901.

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