‹ Cœurs et homme de cœurChapitre 49 sur 53 · SATIRE · texte numérisé non relu

SATIRE

Il est de par le monde une classe de t.i nuls/' Ces êtres-là, le jour, la nuit, dénués, baillent ; Ils ne font jamais rien à moins qu'ils ne gouaillent : Critiquer leurs amis voilà tons leurs calculs !

Si vous donnez pour eux une oeuvre de votre âme,

Ils frissonneront bien, mais ne l'aimeront pas,

Car l'envie a levé sur vous son maigre bras ;

Des doigts crochus voudraient éteindre votre flamme.

ANTONIO PELLETIER

Travaillez, ils riront : ils sont les " grands cerveaux " Faites bien, ils craindront : ils ont la jalousie Au coeur ! Ils douteront — chacun sa fantaisie — De la sincérité de vos humbles travaux.

Qu' importe au travailleur, qu'importe qu'on s'étonne Qu'importe au vrai talent les coups de l'envieux ? Méprisant le mépris — c'est un audacieux — Il travaille toujours — et sans compter — il donne !

Nov. 1901.

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