‹ Colbert et le CanadaChapitre 15 sur 16 · Mgr Spaulding. Mélanges, page · texte numérisé non relu

Mgr Spaulding. Mélanges, page

Cela n’empêchait pas les puritains de parler de religion, de se croire des apôtres, de lire et de méditer la Bible. Mais, suivant M. Bancroft, voilà le parti qu'ils en tiraient ; ils avaient vu comment les Hébreux avaient traité les nations abjectes de la terre de Chanaan, et ils prétendaient qu'ils devaient en faire de même avec ces nations inoffensives et hospitalières du Connecticut et du Massachusetts.

Un autre reproche ‘adressé par l'historien anglais aux colonies françaises, est l’esprit de division qui y régnait entre les commerçants et les militaires, entre les intendants et les gouverneurs, entre les autorités ecclésiastiques et civiles. Ces difficultés sont essentielles à tout État nouvellement fondé, où les pouvoirs ne sont pas encore bien définis, etne peuvent l'être que par la pratique et par l’expérience ; mais ces difficultés n’allaient pas loin, elles n’engendraient pas de haines implacables. On recourait au ministre, au souverain, et quand l'autorité supérieure avait décidé, les partis se soumettaient, le vainqueur n’accablait pas son adversaire, et celui-ci se rendait sans arrière-pensée. Voilà ce que l’on peut remarquer en général, mais il n’en élait pas ainsi dans les colonies anglaises. Des difficultés s’élevaient aussi, et elles avaient le plus souvent une fin tragique. Les plus habiles mettaient la foi religieuse de leurs adversaires en suspicion. Ils les dénonçaient près des autorités qui se laissaient surprendre. Aussi cela devintune puissante tactique de guerre. Tous ceux qui avaient des ennemis étaient portés à les regarder comme des suppôts du démon, ils s’indi-

gnaicnt de leur perversité, ils frémissaient à la pensée

du mal qu’ils pouvaient faire à la jeune colonie, et dès lors les dénonciations de sorcellerie pleuvaient ; c'était un véritable règne de la terreur. On saisissait les inculpés, on les dépouillait de leurs biens, on les mettait en jugement, et pendant des mois entiers les bûchers allumés consumèrent un nombre considérable d’hommes, de femmes et même d'enfants, et tout cela était exécuté au nom de la Bible, et parmi ‘es plus implacables, l’on citait de fervents puritains. Enfin, l’un des ministres, Cotton Mather, par sa dureté et ses rigueurs avait conquis un véritable ascendant au milieu de ces emportements aveugles. Or M. Parkman, qui à vu tant d’ombres dans les œuvres des saints missionnaires du Canada, n’a jamais rien découvert d’excessif dans les procédés de ses compatriotes, et cependant qu'est-ce que les conflits de l'autorité civile et religieuse du Canada en comparaison de ces fureurs et de ces crimes détestables! |

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# * Il nous reste à parler du talent littéraire et du mérite de M. Parkman comme historien dans cet ouvrage de l’Od regime. Là nous ne voudrions que louer et admirer et nous serions tout disposés à partager l’opinion de ses compatriotes qui, avec leur connaissance du génie de la langue anglaise, sont allés jusqu'à l’égaler aux grands auteurs américains dont la réputation est universelle, tels que Fenimore Cooper, Washington Irving, Prescott et Longfellow. Nous croyons cependant que si dans M. Parkman il

y a des qualités distinguées, il est encore loin d’avoir ces dons excellents qui ont mis en lumière ses compatriotes les plus éminents. :

Nous ne voyons pas en lui cette puissance de conecption ct cette parfaite connaissance des ressorts du cœur humain qui ont rendu Fenimore Cooper aussi célèbre en Europe qu’en Amérique, et qui ont donné aux souvenirs de l’ancienne Amérique un peintre, un chroniqueur si vivant, si original, si animé. Chez Cooper les grands tableaux abondent, les caractères sont frappants, il y a une couleur saisissante et vigoureuse qui vous transporte du premier coup dans un monde inconnu, étrange et grandiose. Sans doute dans M. Parkman ïil y a un reflet de ces qualités, c'est comme une copie parfois heureuse d’un grand maitre, mais il est loin de l’égaler. On ne peut pas dire non plus qu'il approche de la puissance de Bancroft, de la verve charmante de Washington Irving, de l’inspiration si naturelle de Longfellow, d'Edgard Poé. Tout ce que l’on peut admettre c’est qu'il est de la même école, et c’est déjà beaucoup pour illustrer un homme. Mais si le talent n’est pas égal, il y a cependant un point de vue sous lequel on aurait pu exalter M. Parkman, si toutefois il l'avait voulu. Il à bien su choisir ses sujets ; ce ne sont pas des œuvres de fantaisie, d'imagination. Il peint des personnages réels, il retrace de grands événements, son goût l’a porté vers les grandes choses et il aurait pû y être éminent et y gagner une gloire incomparable s’il était resté fidèle à la vérité historique. Mais par un entraînement indigné de lui, actuellement il ne songe qu'à dénaturer les

événements, il défigure les personnages. Ces œuvres admirables qu’il a voulu faire connaître il ne sait plus les représenter dans leur noblesse, leur élévation ct leur grandeur.

On ne comprend vraiment pas pourquoi il a cédé à une si funeste inspiration. Il veut faire de l’histoire, il en a l'aptitude et les qualités essentielles; 1l obéit d’abord à ses dispositions qui sont excellentes et puis, sans aucune raison apparente, il dénature son œuvre, il la subordonne à des préventions, et à des préjugés vulgaires, il accable ses adversaires, il exagère les défauts, il prête les intentions les plus odieuses aux actions les plus indifférentes, c’est de la diatribe, c’est du pamphlet, et il manque complétement le rôle auquel il pouvait prétendre. |

Maintenant il nous reste à signaler encore quelques autres défauts; nous ne devons pas les passer sous silence, car on ne peut bien apprécier l'historien sans connaître ces notables imperfections d’un ouvrage regardé comme considérable.

Il est vrai qu'il a beaucoup lu, qu'il a réuni beaucoup de documents et enfin qu'il à beaucoup retenu. Mais comme nous l’avons déjà dit, ces documents ne sont pas toujours appréciés commeils devraient l'être, il les donne tels qu'il les trouve, il ne songe pas à se les approprier par une critique exacte.

Enfin dans sa préoccupation d’accumuler les faits, il se hâte de telle sorte qu'ilne prend pas soin de noter les sources auxquelles il puise. Il lit avec rapidité, il prend ce qui lui paraît intéressant, il reproduit même textuellement toute phrase qui lui paraît remarquable,

ET LE CANADA. ce

toute parole qui lui semble caractéristique, mais il n'inscrit pas la source de ses emprunts et ensuite quand il se met à rédiger, il ne sait plus distinguer ce qu'il a trouvé dans ses recherches de ce que lui à fourni son observation personnelle, et il reproduit tout dans la même trame sans pouvoir se rendre compte de ce qui lui appartient et de ce qui revient aux autres, Ceci l’entraîne à des distractions qui doivent être relevées même par la critique la plus bienveillante.

Ainsi il lui arrive de citer les historiens originaux comme s’il les avait consultés tous lui-même tandis que le plus souvent il ne fait que reproduire les citations fournies par les autres écrivains en indiquant d’après eux la source et la page, mais sans faire mention de l'écrivain qui les a découvertes. En outre, dans les passages les plus importants de son ouvrage, il lui arrive souvent pendant dix, vingt et même trente pages, de reproduire en entier le travail de ses devanciers sans le désigner expressément.

Cela, il est vrai, ne nous fait pas supposer qu'il se soit dispensé d'aller aux sources ; cela ne diminue en rien la valeur des témoignages de reconnaissance qu’il exprime, pour les bibliothécaires et les archivistes auxquels il nous dit qu'il est si redevable; cela n'infirme pas le mérite qu’il a eu de faire copier des documents précieux aux dépôts de Londres et de Paris, mais après céla on à lieu de s'étonner qu'il se soit contenté de faire des emprunts si fréquents et si considérables.

Enfin notre étonnement ne s’arrête pas là : c’est que M. Parkman qui témoigne tant de confiance pour la

valeur des historiens francais en les mettant ainsi à contribution, et de plus qui a pu tellement s’assurer par lui-même de l'abondance des anciens documents français et de la rareté des documents anglais, s'arrête si volontiers à exalter la civilisation protestante et à signaler ce qu'il appelle les ténèbres et l'ignorance de la race française.

Comme ses compatriotes ne se rendaient compte de rien et ne songeaient pas plus à consigner leurs souvenirs qu'à entretenir des relations avec la mèrepatrie, il ne trouve pour faire son travail, que les anciennes relations canadiennes ; il met aussi à contribution les récents travaux des historiens français.

Par ce moyen, M. Parkman s’exempte de ces travaux pénibles de déchiffrement des pièces authentiques, de confrontation des originaux, et de rédaction qu'ont accomplis nos infatigables écrivains ; ensuite, il ne met que quelques semaines à écrire des événements qui ont coûté des années de travail à ceux qu'il consulte et traduit, puis il s’exalte et il nous plaint, et il nous fait entendre quelle supériorité 1l est obligé de reconnaître en ses compatriotes, en ses ancûtres, en son pays et en lui-même.

Maintenant, pour montrer quelle est la gravité et la nature de nos assertions, nous allons donner quelques exemples. Nous citerons les principaux épisodes qui ont valu le plus d’éloges à M. Parkman. Nous prendrons le fait d'armes du Long-Saut, puis l’expédition de M. de Tracy dans les villages iroquois, enfin l'énumération des mesures prises par le gouvernement: français pour l'accroissement de la population, pour

l'établissement du commerce, de l’industrie et de l’agriculture, et le lecteur sera suffisamment éclairé quand il saura que ce ne sont que des reproductions textuelles de l'ouvrage de M. Faillon sur /a colonte française au Canada.

Le récit du fait d’armes du Long-Saut se trouve dans M. Faillon au second volume de son Histoire de la Colonie de la page 395 à la page 47 : or, il est:com- * plétement reproduit dans le volume de l’O{d regime, de M. Parkman, de la page 63 à la page 83.

Le récit de l'expédition de M. de Courcelles et de M. de Tracy se trouve dans le troisième volume de l'Histoire de la Colonie de M. Faillon, de la page 129 à la page 157; et il est textuellement reproduit dans M. Parkman de la page 186 à la page 207 de l’Old regime.

L’énumération des mesures prises pour l’accroissement de la population, que M. Faillon nous donne dans son troisième volume, de la page 202 à la page 220, est reproduite textuellement dans lO/d régime, de M. Parkman, de la page 215 à la page 231.

Enfin tout ce qui concerne l’agriculture, le commerce, l’industrie se trouve dans M. Faillon au troisième volume, de la page 222 à la page 257, et les mêmes faits se trouvent relatés encore, mais passim, à partir de la page 231 de l'ouvrage de M. Parkman.

Il est convenu que M. Parkman a les grandes qualités du narrateur, la suite, l’enchaînement des faits, l'intérêt croissant du récit, la réunion des détails qui peuvent intéresser, et il est à considérer que ceux qui

lui reconnaissent ces qualités ont donné surtout pour exemple ces trois grands épisodes qui ne sont qu’une reproduction absolument littérale du travail de M. Faillon. En devons-nous conclure que M. Parkman est surtout remarquable quand il reproduit ! Mais au moins devrait-il citer ses sources! ÿ Le récit du Long-Saut est particulièrement émouvant : c’est vers: 1659, les Indiens se sont tous réunis et ont juré la perte de la jeune colonie. Ils arrivent de deux côtés : par l’Ottawa et par le Richelieu afin d’emporter Montréal, le boulevard de la Nouvelle-France. Alors un jeune officier nommé Daulac s’en va, avec dix-sept hommes choisis, à la rencontre des Iroquois ; il s'embusque dans un petit fort, à l’un des portages du fleuve, à vingt lieues de Montréal; 1l accueille les sauvages par une vive fusillade qui est le prélude d’une lutte acharnée de quinze jours, pendant lesquels l'armée des Iroquois s’épuise, sans pouvoir gagner um pouce de terrain et sans pouvoir se persuader qu'ils n’ont affaire qu'à quelques combattants. Au bout de ces quinze jours les Français succombent sous la fatigue, la faim et la soif.

Or, ce trépas vaut une victoire, et les Iroquois, surpris de l’intrépidité de ces quelques hommes qui leur ont fait perdre des milliers de combattants, s’en retournent dans leur pays, ayant renoncé à l’idée de se mesurer avec une nation qui compte des guerriers si intrépides. - Tout ce chapitre, que les compatriotes ont régardé dans M. Parkman comme un chef-d'œuvre, n’est que la traduction mot pour mot du récit donné par M. Faillon. Il est vrai que M. Parkman fait suivre son récit

de cette observation : « Pour tout ce que nous venons de dire, nous sommes très-redevables à M. Faillon. » Il nous semble que ce n’est pas ainsi qu’on signale une traduction littérale.

Il est vrai encore que M. Parkman a intercalé, au milieu de son travail, une phrase de sa composition, elle est à la page 183 de l’O/d regime. Ayant dit, suivant M. Faillon, que les Français s’unissaient dans leurs prières à quelques sauvages qui les avaient accompagnés, 11 continue ainsi : « Le matin et à la veillée » les assiégés priaient en trois langues différentes, et » lorsqu'au déclin du jour on voyait au loin la cime » des arbres s’éclairer des deraiers rayons du soleil, » les rapides joignaient leur mélodie rauque au chant » des hymnes du soir.» Ce n’est pas la présence de ces trois lignes qui a pu faire oublier à M. Parkman l'origine de son récit.

Passons à un autre chapitre regardé encore par les amis de l’historien américain « comme un modèle de narration, où il égale les meilleurs auteurs de son pays. »

Il s’agit des deux expéditions de M. de Courcelles et de M. de Tracy d’abord au mois de janvier et ensuite au mois d'octobre suivant en 1667, après lesquelles les Iroquois furent réduits à implorer la paix.

Ce récit qui comprend plus de vingt pages et qui a attiré tant d'éloges à M. Parkman est encore tout en- - tier de M. Faillon, il n’y à pas à en douter. Ce sont les mêmes expressions, la même suite des événements, traduite avec talent ; mais les mots les plus caractéris-

tiques viennent de l'original.

Il n'a rien omis, il n’a oublié que de citer l’auteur. Il le suit avec fidélité, mais il ne dit pas un mot de M. Faiïllon. Il est vrai qu'il a pris la peine d’intercaler une dizaine de lignes de sa composition qui donnent un de ces traits pittoresques dont il a le goût et dont le type se trouve d’ailleurs originairement dans les almanachs populaires. Il représente l'expédition française arrivant sur les bords du Saint-Sacrement et il embouche la flûte champôtre.

« C'était, dit-il, la première de ces démonstrations guerrières qui ont rendu ces beaux sites historiques. Octobre avait commencé et ces déserts pittoresques montraient le brillant aspect de la plus belle des saisons américaines. Quand l'oiseau bleu s’élance du fond des bois, quand le canard sauvage s’ébat au bord des lacs, et que l'écho des montagnes répète au loin le cri perçant du pluvier. Alors les rochers rougis par le cours des eaux sont revêtus de la dépouille éclatante du sumac, ou des fraîches couleurs des jeunes chênes, ou des feuilles brillantes de l’érable,ou de la pourpre mate des frênes ; en ce moment les rayons du soleil passent obliquement à travers les nuages de l'automne qui filent rapidement sur le flanc des montagnes aux riches couleurs et ils éclairent cette brillante apothéose de la saison mourante. »

Ces lignes sont bien, clles sont en situation, elles nous donnent les sentiments que pouvaient éprouver ces guerriers transportés tout d’un coup des pays eivilisés au milieu des splendeurs de ces solitudes, mais comme on ne voit pas qu'elles diminuent en rien le mérite de celui qui à réuni les faits, qui les a recueillis

du milieu de tant de documents divers, qui les a contrôlés, vérifiés, etc.; on ne comprend pas pourquoi M. Parkman n'ait fait aucune mention de lui.

Viennent ensuite d’autres pages : une cinquantaine qui ont attiré à M. Parkman tant de compliments sur ses profondes recherches, ses connaissances de la statistique, des intérêts de l’industrie, de l’agriculture et du commerce; or toutes ces indications sont prises entièrement du troisième volume de l’histoire de la colonie française de M. Faillon, c'est-à-dire aux deux tiers textuellement et le reste en analyse, en résumé. Nous n'en dirons pas plus sur ce sujet, il y aurait encore à citer les débats des gouverneurs avec les Sulpiciens et avec Mgr de Laval, les difficultés suscitées par M. de Frontenac contre M. d'Urfé, et M. de Fénelon, tout cela est si textuel qu’on reconnaît facilement la souree à laquelle on a puisé. ;

Ce que nous avons dit ne vient pas de ce que nous méconnaissions les mérites du célèbre historien. Nous ne voulons pas mettre en oubli les services qu'il a rendus à la connaissance des annales religieuses de la Nouvelle-France. Nous ne craignons qu'une chose, c’est qu'il ne se déjuge lui-même et qu’il renonce aux qualités qui ont signalé ses premiers écrits. Sa bonne foi, sa largeur de vues l’ont signalé aux meilleurs csprits et aux appréciateurs les plus recommandables.

Hi n'a pas à sortir de cette voie. Son esprit de justice, relevé par un remarquable talent d'écrire, lui a donné une réputation universelle. Il a trouvé son chemin qui s'élève sur les cimes si hautes de l’impartialité et de la sincérité. Enfin, il participe aux qualités émi-

nentes qui ont fait la distinction de ce grand Prescott et de ce charmant Washington Irving.

Après .cela qu'a-tl à faire d’ambitionner le rôle du sinistre Cotton Mather? ou bien de prétendre aux lauriers des orateurs de la célébration de l'anniversaire du 4 juillet, ou à la célébrité banale des faiseurs de tracts? Du premier coup il avait su s'élever dans une sphère bien supérieure; il y était estimé, considéré, qu’il n'en descende pas, qu'il y reste, il nous semble que c'est au nom de ses plus chers intérêts que nous devons l'en supplier.

Nous terminerons ici cette étude; elle rappelle des faits importants d’un siècle, qui semble déjà bien connu, mais dont on a trop oublié les gloires les plus excellentes dans l’ordre religieux et moral. — Ceci a d’autant plus d'intérêt que l’on peut déjà si bien constater les accroissements dus aux institutions de Colbert.

Enïiin nous pensons qu'à une époque où l’on revient à l'esprit colonial, il est utile de signaler à l'attention des œuvres qui étaient pleines d'avenir et dont on aurait retiré tant d'avantages, si l’on était resté fidèle aux principes sages. et religieux qui avaient présidé à leur établissement.

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