E. cupreus Duft (fig. 12o). — D'un brun
bronzé en dessus. Ponctuation fine et peu
serrée. Thorax à peine de la largeur de la tête,
souvent taché de vert brillant, avec quatre
iossettes profondes et irrégulières. Élytres à
quatre rangées longitudinales de fossettes
comme chez le précédent, mais plus profondes,
les cicatrices plus grandes, limitées par un
rebord plus élevé. Intervalles des fossettes
avec des espaces lisses, bronzés, de forme
rectangulaire. Cuisses et tibias généralement
testacés, avec un reflet vert bronzé; tarses d'un noir violet. Long. 7 1/2-9 millimètres.
Ô Gomme chez E. uliyinosus.
Bords des étangs, des rivières ou des ruisseaux sous bois. Assez commun.
Larve. — Décrite par Schiôdte, loc. cit., p. 169 : Tète presque carrée; ocelles rapprochés, disposés en ovale; antennes de trois articles. Prothorax ovale, convexe; écusson bordé sur les côtés. Cerques courts, brièvement rameux (fig. 124).
Morbihan- : Lorient [Rémy); Billiers, Pénestin (Gnffith) 1 inistere : Assez commun (Hervé). - Loire-Inférielre • Marais de la Chapelle-sur-Erdre (/. de Fabry, in J. Pêneau).— Mayenne ■ voutré, bords de l'Erve (C. Houlbert).— Maineet-Loire : Commun (Gallois). — Vendée : \ / bords' des ruisseaux, assez commun {Ch. Blaud).
^a. 124. 3. E. riparius Linné (fig. 123). —
UZlrus' lcH~ forme et couleur des précédents,
scmSb'''apres mais Pllls mat' Plus Petit et à reflets verls plus prononcés. Ponctuation fine, mais très serrée. Fossettes du thorax à peine distinctes. Remarquable par la pubescence du prosternum. Fossettes des élytres superficielles ; la cicatrice n'est pas limitée par un rebord élevé circulaire, et porte, à son centre, un point élevé, brillant. Quelques plaques lisses, brillantes, étroites, mal limitées sauf une plus large, plus miroitante, le long de la suture, à peu
■ Fig.^125.
Elaphrus riparius L.
de distance de l'écusson. Base des cuisses testacée, ainsi que le milieu des tibias. Tarses d'un vert brillant Long. 6 1/2- 7 1/2 millimètres.
5 Trois premiers articles seulement des tarses antérieurs dilatés et garnis de soies blanches en dessous.
Mêmes mœurs que les précédents, mais plus commun.
Larve. — La larve a été décrite et figurée par Schiodte : Naturh. Tidsshr. 1867. T. III, p. 152, f. 9-11.
Bretagne : Assez rare, Billiers [Griffith). — Morbihan : Lorient (Boyev). — Finistère : Morlaix, rare; île de Batz, commun; dans les marécages, les terrains très humides (Hervé). — Loire-Inférieure : Vase au bord de la Loire, Oudon, Saint- JuIien-dé-Concelles, Thouaré (de la Rcche-Macé, E. de Vlsle, J. Péneau, loc. cit.). — Mayenne : Voutré, Évron, Villepail (C. Houlbert); environs de Laval, bords du Vicoin (E. Labbé). — Maine-et-Loire : Saint-Rémy-la-Varenne (R. du Buysson); environs d'Angeis, très commun (Gallois). — Vendée : Boris des ruisseaux, très commun (Ch. Blaud). — Sarthe : Le Mans ( Mon not).
4. E. aureus Muller. — Dessus d'un vert gai, brillant, à ponctuation forte et serrée. Thorax moins large que la tète, fortement sillonné au milieu, inégal. Sur chaque élytre, quatre séries de très larges fossettes très superficielles, à centre violacé, sans rebord, mal limitées, ponctuées comme le reste du corps, mais séparées par une triple série de plaques bronzées, lisses, brillantes; celles qui sont placées le long de la suture plus larges et plus régulièrement rectangulaires que les autres. Pattes presque entièrement testacées, sauf les genoux, l'extrémité des tibias et les tarses, qui sont d'un beau vert. Long. 6 1/2-7 millimètres.
5 Les trois premiers articles des tarses antérieurs seuls dilatés et garnis de soies blanches en dessous.
Mêmes "habitudes que les précédents, mais beaucoup plus rare dans la région armoricaine, puisqu'il ne semble pas dépasser l'Anjou. Il n'est pas cité par Griffith.
Anjou (Mme de Buzelet). — Maine-et-Loire : Sainte-Gemmes [Gallois); Blaison de la Perraudière et de Romans).
2e Tribu : BEMB1D1INI
lUe Genre : TACHYPUS Gastelnau.
Les Tachijpus rappellent, pour la forme et la couleur, le genre précédent. Ils sont surtout remarquables par la pubescence de leurs élytres. Ces insectes affectionnent particulièrement les endroits frais et le bord des eaux courantes.
CARABIDES
1 j Tête bri
' tarses,
Les 5 0llt les deux premiers articles des tarses antérieurs carrés, sans squamules en dessous.
/ Tête mate, ruguleuse. Palpes, pattes et antennes, au moins en
\ grande partie roux 2 .
liante, à ponctuation forte. Palpes, antennes, cuisses et au moins en grande partie, métalliques T. caraboides .
i Thorax finement ridé, sans ponctuation distincte. Cuisses légère-
"2 < ment trintées de nuances métalliques T. pallipes.
{ Thorax distinctement ponctué. Cuisses entièrement rousses (' . . T. flavipes.
1. T. caraboides Schrk. — Le plus grand des Tachypns français; d'un bronzé obscur, luisant, ordinairement un peu brunâtre, quelquefois légèrement cuivreux; dessous d'un vert bronzé bleuâtre, antennes atteignant le tiers des élytres; thorax cordiforme, sillonné sur la ligne médiane, à ponctuation plus claire sur le disque; ses angles postérieurs dépourvus de pore sétigère. Ëlytres finement pointillées, sans traces destries, avec quelques taches d'un cendré verdâtre. Pattes d'un roux testacé avec les cuisses et les tarses présentant un très fort reflet bronzé. Long. 6,5-7,5 millimètres.
Sur le sable au bord des rivières. Assez rare.
Ille-et-Vilaine : Rennes (Griffih). — Morbihan : Vannes [Griffith). — Maineet-Loire : Sainte-Gemmes, Saint-Jean de la Croix (Gallois). — Manche : Pontorson (Fauvel).
2. T. pallipes Duft. — D'un cuivreux rougeâtre en dessus. Yeux saillants. Antennes ne dépassant guère la base des élytres, testacées à la base, le sommet des deux premiers articles légèrement bronzé. La tête, dans son plus grand diamètre, égalant au plus la largeur du thorax dans son milieu. Celui-ci dépourvu de pore sétigère aux angles postérieurs, couvert de fines rides rendant la ponctuation indistincte. Élytres à pubescence marbrée bien plus dense, variée de doré, de rougeâtre et de verdâtre sin- les côtés. Cuisses, base des tibias et tarses lavés de vert métallique. Long. 5 1/2 millimètres.
Sur le sable humide des rivières; entraîné quelquefois par les inondations. Rare.
Morbihan : Vannes, rare {Griffith). — Loire-Inférieure (Prado'). — Maineet-Loire : Sainte-Gemmes, commun (Gallois). Ois. — Cette espèce ne figure pas dans le catalogue d'Ille-et- Vilaine (Griffith).
(1) Ici se placerait la quatrième espèce française, le T. cyanicornis Pandellé, qui diiïère du flavipes par les antennes, palpes, cuisses et tarses en grande partie avec des reflets métalliques, tandis qu'ils sont plutôt testacés chez flavipes. C'est une espèce alpine et pyrénéenne que l'on ne rencontre dans les vallées que lorsqu'elle est entraînée par les eaux.
9'i FAUNE ENTOMOLOGIQUE ARMORICAINE
3. T. flavipes Linné {ftg. 126). — Cuivreux en dessus, surtout sur les élytres. Yeux très saillants. Tête, dans son plus grand diamètre, plus large que le thorax en son milieu. Celui-ci nettement et fortement ponctué, pourvu d'un pore sétigère aux angles postérieurs. Élytres marbrées de verdâtre, à ponctuation nette, forte et égale, présentant quelques traces de stries dorsales. Palpes, pattes et moitié basilaire des antennes d'un testacé uniforme. Long. 4 1/2 millimètres.
Taehypus fia- Dans les endroits sablonneux, sur les chemins,
vipes l. parfois au bord des eaux, sous les mousses, etc.
Ille-et -Vilaine : Rennes et toute la Bretagne, assez commun (Griffith). — Morbihan : Vannes (Griffith). — Finistère : Très commun sous les mousses, les pierres, les détritus (Hervé).— Loire-Inférieure : Sur la vase -au bord de la Loire (J.-Péneau, loc. cit.). — Anjou : Commun (Gallois). — Manche : Coutances (Monnot) ; Mortain [abbé Pasquet).
Obs. — D'après Serville. cette espèce répand une odeur de brou de noix très prononcée (Fauvel).
Ile Genre : GILLENUS Samôuelle.
(Gillenum Gurtis.)
Ce genre, longtemps réuni aux Bembidions, est caractérisé par sa tête grosse, armée de mandibules grandes, aiguës, saillantes ; ses yeux peu saillants. Les antennes sont épaisses, moniliformes. Les élytres sont parallèles, alutacées et le troisième interstrie est pourvu de quatre pores sétigères. Les 5 ont les deux premiers articles des tarses antérieurs garnis de soies écailleuses en dessous ; le premier est seul dilaté et terminé en pointe épineuse à son angle externe. Il ne compte qu'une seule espèce française.
C. lateralis Samôuelle (= C. Leachi Dej.). — Allongé, ordinairement aptère. Corps, tête et thorax d'un vert métallique ; élytres mates, flaves, plus ou moins lavées de vert sur le disque ; bouche, pattes, angles postérieurs du thorax et souvent son bord latéral testacés ; antennes fauves ou brunes, à base plus claire. Thorax cordiforme, sillonné. Élytres régulièrement striées, à interstries subconvexes. Long. 3 1/3-4 millimètres.
Sur le sable humide des plages ou sous les pierres submersibles du littoral; sa couleur, se confondant avec celle du sable, le rend assez difficile à apercevoir.