TABLEAU ANALYTIQUE DES FAMILLES
Six palpes (i maxillaires 2 labiaux) (fig. i); cinq articles à tous les tarses; deux yeux supérieurs
Quatre palpes (2 maxillaires, "2 labiaux) (fig. 2) ; cinq articles à tous les tarses ; quatre yeux (2 supérieurs, 2 inférieurs) ; pattes antérieures et intermédiaires natatoires V.
Toutes les pattes ambulatoires (Insectes terrestres) (fig.3). Articles terminaux des antennes pubesceuts
Pattes entièrement ou partiellement natatoires (Insectes aquatiques) (fig. 4). Articles terminaux des antennes tous glabres
Gyrinides.
Fia. 1.
Fig. 2.
Fia. 3.
Antennes de dix articles. Cuisses postérieures recouvertes àla base de deux grandes lames coxalescontiguës [fig. 5). III. Haliplides. 1 Antennes de onze articles. Cuisses postérieures découvertes (fig. 6) IV. Dyticides.
Fig. 4. Fig. b
Fig. T.
Lobe interne des mâchoires terminé par un crochet arti-
i'i culé (fig. 7) I. Cicindélides.
Lobe interne des nicàchoires sans crochet articulé [fig. 8). II. Carabides.
Les deux premières familles, Cicindélides, Carabides, sont terrestres ; les trois autres, Dyticides, Haliplides, Gyrinides, sont aquatiques à des degrés divers.
Disons tout de suite que les Gyrinides, famille aberrante, ne sont placés ici qu'en raison de leurs habitudes carnassières.
CARNIVORA, INTRODUCTION 19
On voit, par le tableau qui précède, que les Carnivora sont pentamères : la tribu des HydropOrini, de la famille des Dyticides, fait seule exception à la règle et ne présente que quatre articles distincts aux tarses antérieurs et intermédiaires (').
En outre, quelques Garabides sont habituellement phytophages ; tels sont les genres Ditomas, Ophonus , Z abrus , Amara, etc. ; mais, à l'occasion, ils redeviennent carnassiers. Enfin les larves de Zabrus sont considérées comme exclusivement phytophages et nuisibles aux céréales.
(1) Voir C. Houlbert, Le Système tarsal. Etude d'entomologie systématique (Miscellanea entomologïca, 1895, p 24 et suiv ).
lre Famille
CICINDÉLIDES
La famille des Cicindêlides n'est représentée en Europe que par deux genres : l'un nocturne, Tetracha Hope, l'autre diurne, Cicindela Linné. Ce dernier constitue à lui seul, en France, la famille des Cicindêlides.
1er Genre : CICINDELA Linné.
Le genre Cicindela est répandu dans tout l'univers; il compte plus de 400 espèces : ce sont de beaux s insectes, aux couleurs chatoyantes et dont les élytres sont ornées de dessins ou simplement de points ; mais, par contre, ce sont aussi de terribles carnassiers, armés de mandibules longues et puissantes et de pattes organisées pour la course {fig. /).
Le genre a pour caractères principaux :
Antennes de onze articles avec les quatre premiers articles très brillants, les autres obscurs. Corps oblong, un peu déprimé en dessus, de couleur généralement bronzée ou verdâtre. Tête grosse, striée en dessus ; yeux proéminents ; mandibules grandes, aiguës, dentées, falciformes ; lobe interne des mâchoires articulé, en forme de crochet (caractère essentiel). Pattes longues et minces.
Élytre des 5 généralement parallèles. Abdomen de sept segments visibles ; l'avant-dernier échancré au milieu. Les trois premiers articles des tarses antérieurs légèrement élargis et garnis de brosses en dessous (2).
Élytre des 9 Ie plus souvent élargies en arrière. Abdomen de six segments visibles; l'avant-dernier arrondi, sanséchancrure; le dernier creusé d'une fossette; articles des tarses simples.
Fig. 4.
(1) Voir : Bulletin de la Société scientifique et médicale de l'Ouest. Tome XIII.
(2) Le signe J désigne le mâle ; Q désigne la femelle.
Les Cicindèles sont propres aux terrains sablonneux. Élégantes et fort agiles, elles courent avec la plus. grande rapidité et s'envolent comme des mouches, surtout au grand soleil d'été; leur vol est peu soutenu ; elles disparaissent comme par enchantement dès que le soleil se cache derrière un nuage. Quelques espèces affectionuent les bords des rivières; d'autres ne quittent jamais le littoral et les dunes maritimes.
D'après une observation de M. A. VonszWe (Feuille des J. Nat., décembre 1900, p. 67), les Cicindèles creusent un terrier sur les peu tes de sable assez inclinées; ce terrier, profond de 0m02 à 0m04, leur sert de refuge pendant la nuit ou pendant les mauvaises journées, en attendant un rayon de soleil. L'Insecte travaille à la façon des Hyménoptères fouisseurs, au moyen de ses pattes intermédiaires et postérieures.
D'après le même auteur (loc. cit.), la ponte a lieu deux jours après l'accouplement, vers la fin de juillet ou le commencement d'août. La ponte se fait dans un sol meuble, humide et suffisamment plan. Solidement établie sur ses pattes, l'avant-corps redressé, la Gicindèle enfonce son oviducte dans le sol, déblaie le trou et dépose son œuf à environ 6 à 8 millimètres de profondeur. Les œufs sont au nombre de quinze, en moyenne.
L'œuf est maintenu au fond de la cavité au moyen d'un suc mucilagineux dont il est enduit ; Fig s il est de forme ellipsoïdale ; le petit bout est placé en bas, l'extrémité dilatée en haut. Il est d'une belle couleur jaune (dans la Note indiquée ci-dessus, les observations de l'auteur ont porté sur le C. flexuosa); sa longueur est d'environ 2 millimètres et son diamètre moyen de 1 millimètre. L'auteur ajoute qu'il a vu les C. liybrida et campestris opérer de la même manière, mais qu'il n'a pu constater leur ponte ni observer leurs œufs.
Les larves des Cicindèles s'éloignent assez notablement, par leur forme, de celles des Carabiques. Le corps se compose de treize segments, légèrement atténués en arrière {fig. 2) ; la tête porte des antennes de quatre articles et, de chaque côté, quatre à six ocelles; elle a la forme d'un trapèze dont le côté le plus large est placé en arrière. Le segment prothoracique est grand, écailleux comme la tête et plus large qu'elle ; sa forme est celle d'un bouclier grec. Le cinquième segment de l'abdomen est renflé en dessus et muni de tubercules charnus, portant chacun, au centre, une longue épine cornée et, au côté interne, un renflement pointu. Ces larves se tiennent dans les mêmes localités que l'insecte parfait.
CICINDÉLIDES 23
La larve de la C. campeslris a la tête et le premier segment du thorax d'an vert métallique, les a'utres segments thoraciques sont bruns , le reste du corps est mou, d'un blanc sale. Elle creuse des trous ayant souvent un demi-mètre de profondeur, verticaux, à l'entrée desquels elle se tient en embuscade, le corps replié en forme de Z, bouchant l'ouverture avec sa tête {fxg. 5). qu'elle retire brusquement lorsqu'un Insecte vient à passer : elle entraîne alors sa victime au fond de son trou pour la dévorer à son aise. Les crochets du cinquième segment, abdominal, lui servent à se cramponner aux parois de son trou.
La larve de la G. liybrida est d'un blanc jaunâtre sale, avec le dessus de la tête et les segments thoraciques d'un rouge cuivreux métallique. Elle a les mêmes mœurs que celle de la G. campesiris.
Lorsque les larves sentent que le moment de se métamorphoser est proche, elles agrandissent le fond de leur demeure et, avec les matériaux qu'elles détachent du sol, elles en bouchent la partie supérieure jusqu'à une profondeur variable suivant la nature du terrain.
La nymphe (1) de la C. campestris, de 13 millimètres de long sur 4"im 1/2 de large, est luisante, légèrement arquée, d'un jaune paille très clair en dessous, plus foncée en dessus, sur le thorax et sur les cinq premiers segments de l'abdomen; les pattes sont blanchâtres, avec un aspect cristallin.
En dessus, à l'exception des yeux, on ne voit aucune partie de la tête. Sur le dessus du thorax, on distingue deux renflements aplatis, ovalaires, divergents, qu'on retrouvera plus tard chez l'insecte parfait. Les élytres, étroites, peu apparentes, disparaissent promptement du côté du ventre. Un peu au-dessus des bords latéraux des quatre premiers segments abdominaux, se trouvent quatre spinules penchées en avant et surmontées chacune de plusieurs cils blonds; le cinquième segment est renflé transversalement en bourrelet et porte deux appendices spiniformes très allongés, divergents, en pointe obtuse surmontée d'un pinceau de cils très cassants; le dernier segment est conoïde, obtus et légèrement tuberculeux à son extrémité.
(d) Blisson, Amiales de la Soc. entomol. de France. Paris, 1848, p. 1 T>5 .
En dessons, la tète est inclinée et appuyée snr les fémurs et les tibias de la première paire de pattes. Les ély très sont petites, courtes, étroites et peu apparentes ; les ailes, plus larges et plus longues que les ély très, couvrent et contournent les cuisses postérieures en montant, jusqu'à l'articulation d«e la jambe.
La métamorphose a lieu, soit en automne, soit au printemps, et l'insecte parfait paraît vers la fin d'avril.
( Labre noir, caréné en dessus et denté en avant (fig 4) C. sylvatiea.
' Labre d'un jaune blanchâtre, non caréné 2
Thorax presque cylindrique. Épisternes prothoraciques (dessous 9 S des côtés du thorax) glabres (S. g. (Jylindera Westw.) (fig. 9). C. germanica . I Thorax plus large que long. Épisternes prothoraciques garnis de l poils blancs 3
( Joues pubescentes C. littoralis.
) Joues glabres i
. ( Épipleures d'un blanc jaunâtre (fig. 7) C. trisignata.
\ Épipleures métalliques 5
! Pas de fascie médiane transversale. Couleur ordinairement verte. C. campestris . 5 ) Une fascie médiane transversale aux élytres ou un dessin plus
f varié. Couleur ordinairement cuivreuse (fig. 5) 6
I Pas de tache juxta-suturale entre la fascie (lunule) numérale
„ J et la bande médiane 7
" Une tache juxta-suturale enlre la lunule numérale et la bande
' médiane (fig. 8) C. ftexuosa.
Intervalle des yeux garni d'une bande transversale de soies
\ blanches, caduques. Front non gibbeux en avant C. maritlma.
I Intervalle des yeux sans autres soies que celles des pores
( oculaires; front gibbeux en avant (fig. 6) C. kybrida.
! C. sylvatiea Lin. (fig. 4). — Élytres d'un brun foncé, à ,. peine métalliques, à ponctuaiton varioleuse, surtout le long de la suture, ayant chacune une lunule numérale interrompue, une bande médiane sinueuse et un point antéapical, jaunâtres. Antennes, palpes, pattes et dessous du corps, métalliques. Long. 14- 16 millimètres.
Endroits sablonneux des forêts, le long des bruyères. Mai-juillet. Peu commune.
Vole assez haut et se pose parfois sur les arbres (Fairmaire).
Bretagne (Pradier). — Ille-et-Vilaine : Environs de Redon, juillet (Bleuse). — Morbihan : Ploërmel (Elphège). — Anjou : Tiercé, Soucelles, Baugé, la Breille, Gennes, Fontevrault, Saint-Cyr-en- Bourg, forêt d'Ombrée (Millet) ; Saumur (Lambert). — Mayenne : Bois de l'Huisserie, près Laval (E. Labbé); Pelouses et sentiers des Coëvrons, Voutré (C.Houlb.)
CICINDELIDES
2. C. campestris Linné {fig.5). — D'un vert gai, mat, en dessus. Palpes entièrement métalliques. Labre légèrement échaneré <5 , armé d'une petite dent 9- Élytres légèrement élargies en arrière, granuleuses, portant chacune six points blancs, le premier humerai, le deuxième sur le disque, entouré d'une nébulosité obscure, les autres le long du bord extérieur ; quelquesuns de ces points pouvant disparaître ; la 9 porte, en outre, un point noir juxtasutural au premier tiers. Long. 12-15 millimètres.
Deux éclosions annuelles {Bleuse).
Clairières des bois et chemins sablonneux, pendant toute l'année. Très commune dans tout le massif armoricain.
Larve. — Voir, page Westwood en 1831.
hig. S.
23, un résumé des détails donnés par
3. C. hybrida Linné = (G. riparia Dej.) {fig. 6). — Dessus d'un brun bronzé, pariois vert ou à reflets verdâtres. Labre coupé presque carrément en avant, avec une très petite dent <J 9- Palpes labiaux jaunes £,, roussâtres ou obscurs 9 '■> dernier article verdâtre 9 Ô • Elytres granuleuses, très finement dentées en scie à leur bord postérieur, avec un dessin blanc composé d'une lunule humérale, une fascie médiane sinueuse et une lunule apicale. Long. 12-15 millimètres.
Terrains sablonneux, bois et dunes. — Tlle-et-Vilaine : Environs de Cancale dans les champs sablonneux, juillet {Bleuse). Assez commune par places; dunes litiorales du département de la Manche, peu rare (Monnot); toute la Bretagne (Boyer, Bémy^ Griffith, Le Bout). — Finistère: Baie des Trépassés en Plogoff; AK. Torche de Penmarch (Hervé). — Loihk-Inferieure : Saint-Brévin (/. Péneau). s — Mayenne : Laval (E. Labbé). — Anjou : Rare ; Sainte- '- Gemmes (Gallois) ; Les Ponts-de-Cé (Allard). — Environs de Saumur (G. Abot) — Orne : Prépotin, près Soligny-la-Trappe. Cette espèce, qui semblait jusqu'ici confinée dans le sud du département, s'avance maintenant vers l'intérieur B. Le Sénéchal).
Larve— Décrite par Chapuis et Candêze:
Mém. de la Soc. scient, de Liège. 1863, page 364 ; par Schiodte (toc. cit., p. 1866).
4. G. maritima Latr. — Forme, couleur et dessin de l'espèce précédente, dont elle F'9- 6-
ne diffère que par le front, presque perpendiculaire eu avant, non gibbeux, et l'intervalle des yeux garni d'une bande transversale de soies caduques. En outre, la bande médiane est un peu dilatée au bord externe et est formée de deux taches réunies par un trait perpendiculaire. Long. 12-15 millimètres.
Dunes' du littoral, commune par places et par années. — Ille-et-Vilaine : Environs de Cancalc sur les sables des grèves, juillet (Bleuse). — Bretagne : lie aux Moines, Quiberon (Griffith). — Morbihan (Bedei). — Manche : Dunes de Gouville (Monnol) ; Granville (Reicke).
5. C. tiïsignata Dejeaii {fig. 7). — Vert bronzé en dessus; vert cuivreux 1res brillant en dessous. Élytres terminées en triangle , au sommet, ayant les bords latéraux et les épipleures blancs, ainsi que, chacune, trois faseies étroites, unehumérale, une médiane très fortement coudée et une apicale. Diffère surtout de C. flexuosa par la taille plus petite, la forme du sommet des élytres et l'absence totale de points blancs isolés. Long: 9-12 millimètres.
Dunes du littoral et rivages maritimes ; commune dans le Midi. — Bretagne : Quiberon (Pradier ; Elpliège); Saint- Cildas-de-Rhuys (Fouquet). — Ille-et-Vilaine : Cancale (Fauvel; B. Oberthiir); Baie du Mont-Saint-Michel, juin; environs de Cancale, sable des grèves, juillet (Bleuse ; Carteret (Fauvel) ; grèves entre le Mont-Saint-Michel et bords du Couesnon et de la Selune (abbé 0. Pasquet). Obs. — La couleur blanche peut envahir les élytres et ne laisser qu'une tache sctitellaire en forme de triangle ; cette variété se trouve à la Teste.
6. C. flexuosa Fabr. [fig. 8). — Dessus d'un bronzé rougeâtre, cuivreux; dessous vert-bleuâtre brillant. Labre avancé en avant, tridenté plus fortement chez la Ç . Dessin des élytres : deux taches x à la base juxta-scutellaires ; une lunule
numérale, un point juxta-sutural, une bande médiane terminée en dedans par un fort crochet, et enfin un point marginal, souvent réuni à la tache apicale. Long. 11-14 millimètres.
Fig. 7.
Fauvel. — Manche Avranches (A. Nusue
Obs. — 1° Chez le § de cette espèce, le quatrième article des antennes porte, en dessous, une touffe de poils raides ;
2° Comme toutes les espèces de Cicindèles, celle-ci peut varier de teinte (du vert au bleu), de même que quelques fi9- *• traits du dessin peuvent se modifier ou s'effacer.
Dunes du littoral ; très commune dans le Midi. — Bretagne : Saint-Nazaire (Pradier).— Loire-Inférieure : Saint- Bré vin (J. Péneau); Saint- Nazaire (Elphège).
Larve. — Décrite par Xambeu (Ann. de la Soc. linn. de Lyon, 1884, pp. 125-1 29j. Voir, page 22, le résumé des observations de M. A. Ponselle.
7. C. littoralis Fabr. — Forme allongée. Dessus brun -rougeâtre ou verdâtre. La seule des Cicindèles françaises qui ait
CICINDELIDES
les joues pubescenles. Élytres finement granulées, dentées en scie au sommet; sur chacune, une lunule numérale, une autre apicale, et, sur le disque, quatre points formant deux lignes obliques. Long. 12-15 millimètres.
Espèce exclusivement maritime, ne quittant pas les dunes du littoral ; vole vite et loin ; très difficile à saisir.
Ille-et-Vilaine : Baie du Mont-Saint-Michel et sable des grèves aux environs de Cancale (Bleuse). — Morbihan : Quiberon (Griffith); Lorient (Rémy) ; Dinard, Saint- Malo, Saint-Servan. Cancale (Girard). — Manche : Dunes du littoral, Blainville Gouville (Monnot) ; Carteret (l) (Fairmaire) ; Granville (Reiche).
Var. lunulata Fab. — Baie du Mont-Saint-Michel : environ de Cancale sur le sable des grèves, juillet (Bleuse) ; bords du Couesnon et de la Selune (abbé 0. Pasquet).
Sous-genre : Cylindera Westw.
(Eumecus Motsch).
8. C. germanica Linné {fig. 9). — Forme grêle. Dessus vert, bleu ou même noirâtre, à reflets soyeux sur la tête et sur le thorax, le premier article des palpes, tibias et tarses roussâtres. Élytres un peu mates. Thorax cylindrique. Sur chaque élytre , uh point blanc humerai, une tache allongée au milieu du bord externe et une lunule étroite au sommet. Ces taches sont très variables. Long. 8-1 1 millimètres.
Prés secs, chaumes, souvent au bord des rivières. Court très vite, mais vole rarement.
Bretagne: Presqu'île de Rhuys (Pradier); Lorient, commune (Rayer et Rémy). — Ille-et-Vilaine (de la Gode- ig' 9' Hnais): baie du Mont-Saint-Michel, juin et juillet (Bleuse). — Mayenne : Signalée à Laval, d'après M. de la Perraudière. — Anjou : Sainte-Gemmes (Gallois); Bouchemaine (Béraud); Baugé (Piogè) ; Saumur (Courtilier). — Orne : Villedieu-lès- Bailleul (A. Nu gué).
Var. catalonica Benth. — Baie du Mont-Saint- Michel, juin et juillet (Bleuse).
M. l'abbé Pasquet a signalé récemment (2) les variélés suivantes observées par lui dans la Manche, sur les bords du Couesnon et de la Selune, aux environs de Pontorson, Moidrey, Poilley, Pontaubault Saint-Quentin Val -Saint-Pair, etc. : va'-, sobrina Gory ; Martorelli Kr ; Jordani Benth; bipunctata Kr ; catalonica Benth ; semiapicalh Renth ; Bleusei Benth ; Oberthilri Benth.
(1) Cette espèce ne de'passe pas, au nord, la pointe Oe Carteret.
(2) Pasquet (U). — Variétés de Cicindela germanica L. trouvées dans la Manche, sur les bords du Couesnon et de la Selune {Bull, de la Soc se. et méd , t XVIII Rennes 1909. p. 61).
CATALOGUE DES CICIlNDÉLIDES GALLO-RHÉNANS (^
Par M. L. BÈTIS