Cylindera Westw
(Eumeciis Motsch.)
* germanica L.
v. subtruncata Chaud.
anthracina Klug.
* cœrulea Herbst.
v. nigra Kryn.
obscura Fairm.
v. inornata Schilsky.
Steveni Dej.
* v. Jordani Benth.
* v. catalonica Benth.
cyaiiea Cristof.
* v. bipunctata Kraatz.
* v. Martorelli Kr.
* v. Bleusei Benht.
+ v. Oberthiiri Benth
* v. semiapicalis Benth.
* v. sobrina Gory.
italica Kl.
Lïndermanni Chaud.
2e Famille
CARABIDES
Les Carabides forment l'une des familles les plus nombreuses de l'ordre des Coléoptères; la grande variété de leurs caractères, de leurs habitudes, en font un ^-
sujet d'études où il y a encore beaucoup à découvrir pour l'observateur attentif. Si les mœurs des insectes parfaits sont à peu près connues, on ne saurait en dire autant des états primitifs, car un grand nombre de larves n'ont pas encore été observées.
Nocturnes ou diurnes, hypogés ou épigés, les Carabiques sont surtout des insectes carnassiers et chasseurs ; si, par de rares exceptions, certaines espèces se sont révélées comme phytophages et par conséquent nuisibles, il n'en est pas moins vrai que l'immense majorité peut être considérée comme rendant des services à l'agriculture : on ne saurait trop, par exemple, favoriser la reproduction du Carabe doré dans les jardins, où il détruit des quantités considérables de limaces et d'autres animaux nuisibles [fig. 1).
Fig. 1.
Lin Carabe vu en dessus
Ha. 2.
Carabug purpuraceug
Les caractères principaux des Carabiques sont les suivants : Six palpes (4 maxillaires et 2 labiaux) (fïg, 2). Des paragiosses, antennes de onze articles, filiformes, assez grêles, insérées latéralement. Mandibules assez longues et tranchantes, peu dentées. Pattes ambulatoires , allongées , à trochanters bien développés et à tarses de cinq articles, les antérieurs et les intermédiaires souvent élargis chez les 5 (')• Un grand nombre d'espèces sont aptères ; les uns répandent par la bouche un liquide épais, d'une odeur infecte ; d'autres lancent, par l'anus, à une assez grande distance, un liquide brunâtre, d'une odeur pénétrante, ou bien une vapeur caustique avec une petite détonation (Brachynes).
On a décrit un certain nombre de larves de Carabiques ; mais, dans la plupart des cas, les détails complets de leur évolution ne sont pas encore bien connus (fig. 5). Ces larves sont, en général, assez dures ; leur corps est composé de douze anneaux, la tête non comprise : celle-ci offre deux courtes antennes et une bouche armée de fortes mandibules ; le premier anneau du corps (segment prothoracique) est recouvert d'une pièce écailleuse et le dernier présente deux appendices coniques de forme et de consistance variables. Ces larves vivent presque toutes dans la terre (2).
Nous reviendrons d'ailleurs sur ce sujet chaque fois que l'occasion s'en présentera.
Les Carabiques se trouvent sous les pierres, sous les écorces des arbres, cachés même dans la terre ou dans le sable; quelques-uns affectionnent, et n'abandonnent jamais les dunes ou les terrains maritimes ; quelques espèces, en petit nombre, peut-être, accidentellement phytophages, peuvent être capturées sur les jeunes pousses d'herbe ; d'autres enfin, hypogées et aveugles, ne se rencontrent que dans les cavernes les plus obscures.
Larve de Bradycellus pubescensPayk.
(1) Le signe $ signifie le mâle ; Ç désigne la femelle.
(2) Voir C. Houlbkrt. Rapports naturels et Phyloginie des principales familles de Coléoptères. Paiis, I89i, p. 104.
CARABIDES 33
Pour l'étude et la description des espèces de cette nombreuse et difficile famille, nous suivrons, autant que possible, l'ordre adopté dans le Catalogue de MM. Reitter, Weise et v. Heyden (éd. 1908). Cependant, nous devons prévenir que les tableaux d'analyse ne pourront pas toujours suivre l'ordre des subdivisions naturelles.
La détermination des insectes et leur classification sont deux choses que l'on peut, sans inconvénient, envisager séparément. Nos tableaux dichotomiques, établis avant tout pour permettre l'identification rapide et facile des espèces, au moment de leur capture, s'écarteront quelquefois de l'ordre ci-dessus indiqué ; mais cet ordre, comme nous venons de le dire, sera repris et scrupuleusement suivi dans les descriptions, ainsi que dans l'arrangement systématique des genres et des tribus.
Eedel. — Faune du Bassin de la Seine, Carnivàra-Palpicornia, l. I. Paris
Fairmaire et LaBOULBÈNE. — Faune enlomologique française, t. I. Paris,
G. HouLBERT. — Gênera analytique illustre des Coléoptères de Franc. 10r fascicule. Série carabidienne. Rouen, 1895.
COLKOPTKRF.S.