GENRE
l'ig.257, — A . sjilendidus (fortement grossi.
- ARROPE. ABROPUS. Waterhouse, 1842.
AjvuIs and Magasine of natural history.
A.Cp", simple; wuç, pied.
Tète allongée, amincie en avant et en arrière ; labre presque carré; mandibules pointues; menton profondément émarginé; palpes à dernier article allongé, subcylindrique, un pou épaissi au milieu, tronqué à l'extrémité ; antennes assez longues, corselet presque carré, plus large que la tête; élytres oblongs, ovalaires; pattes longues; tarses à pénultième article bilobé; les antennes dilatées dans les mâles.
Ce genre, dont le faciès rappelle un peu celui des Anchomentu, ne comprend qu'une seule espèce, VA. splendidus, Waterhouse, du détroit de Magejlan, que M. Guérin-Méneville (Revue zoologiquc, 1839) réunit au genre Metius.
Les Abropes sont de jolis insectes qui représentent dans l'Amérique méridionale nos Anchomènes d'Europe, à côté desquels on les place quelquefois ; mais ils ne doivent pas être éloignés des Metius.
28™ GENRE. — CASCELLIE. CASCELLIUS. Curtis, 1841.
Transactions de la Société linn. de Londres. Nom propre.
Tèle i tès-petite, arrondie; palpes maxillaires à deuxième article très-long, troisième court, qua-
irième épais, filiforme : labiaux à troisième article long, filiforme; menton trilobé; antennes à second article court; corselet arrondi, tronqué; élytres grands, convexes, ovales; pattes antérieures fortement échancrées, denticulées extérieurement. Tarses antérieurs des mâles à trois premiers articles dilatés, cordiformes; les intermédiaires presque dilatés à leur dernier article surtout.
Fig. 258. — C. Kingn.
lig. 259. — C. Gravesii.
Ce genre, voisin de celui des Baripus, se rapproche cependant davantage des Scarites, quoique appartenant à la tribu des Quadrimanes, et renferme deux espèces, dont le type est le C. Kingii, Curtis, du Chili.
Les Cascellies correspondent aux Creobius (xpsaç, chair; pcoç, vie), Guérin-Méneville (Voy. de la Favor ite, Macj. zooi, 1838); mais comme le C. Eydouxii, Guérin-Méneville, qui ressemble aux Carabus nUuralii et rutilons, Fabricius, offre quelques caractères différents de ceux des Cascellies, Duponchel (Dict. univ., t. IV, 1844) propose de conserver les deux genres.
29™ GENRE. — BRADYBAENE. BBADYBAENUS. Dejean, 1829.
Species général des Coléoptères : Carabiqucs. BsxJu;, lent; P*ivco, je marche.
Tête presque arrondie, légèrement rétrécie en arrière; palpes à dernier article un peu ovalaire, cylindrique, tronqué au bout; lèvre supérieure presque carrée; mandibules peu avancées, arquées, peu aiguës; menton échancré en arc de cercle, sans dent au milieu de l'échancrure; corselet presque carré; corps court, peu convexe; élytres courts, parallèles; tarses antérieurs des mâles à quatre premiers articles légèrement dilatés, courts, serrés, triangulaires et cordiformes; ceux des intermédiaires plus allongés, un peu triangulaires.
Le genre Bradijbucnus ne renferme qu'un petit nombre d'espèces propres au Sénégal, et dont le type est le B. scalaris, Olivier. M. de Castelnau réunit ce genre à celui des Barysomus, Dèjean.
— B. scalaris (grossi).
3U™ GE.M'.E. — l'TÉROGLOSSE. PTEBOGLOSSUS. Chaudoir, 1843.
Bulletins de la Société de Moscou.
DTSpov, aile; f/uaoa, langue.
i '•■ '•!!■• rétrécit '-ii avant: palpes labiaux médiocres, à second article petit : maxillaires presque droits, ayant If second article long; mandibules courtes, fortes, arquées; Libre presque trans-
votmI ; antenues filiformes, grêles, courtes, corselet élargi, transversal, élytres ovalaires, un peu
HISTOIRE NATURELLE
convexes; pattes médiocres; tarses cylindriques à trois premiers articles égaux: le quatrième plus petit, tronqué, et le dernier plus long.
Une espèce, P. suturalis, Chaudoiiydu Kordafan.
Ce nom ayant été employé en ornithologie, M. Chaudoir (Obs. Moscou, 1846) propose de le changer en celui d'Ooidius (&>&siôV,î, ovale).
31™ GENRE. — HIPPOLŒTIS. HIPPOLOETIS. Castelnau, 1854.
Éludes cntoniulogiqucs.
Nom propre.
Tête très-grande, arrondie; palpes à dernier article long, cylindrique, très-légèrement arrondi a l'extrémité; lèvre supérieure courte, arrondie; menton échancré, sans dent; mandibules fortes, arquées, aiguës; yeux ronds; corselet très-large; écusson petit, antennes courtes, très-grêles, filiformes; élytres grands, convexes; pattes fortes; tarses des deux premières paires de pattes à quatre premiers articles un peu dilatés dans les mâles : les antérieurs à articles courts, serrés.
Une espèce, H. rufa, Castelnau, du Sénégal.
32™ GENRE. — SÉLÉNOPHORE. SELENOPHORVS. Dejeah, 1829.
Species général des Coléoptères : Carabiques. ZeXvivT), lune, croissant; <pipw, je porte.
Tête arrondie, un peu rétrécie en arrière; palpes à dernier article ovalaire, presque cylindrique, tronqué au bout; lèvre supérieure quadrilatère; mandibules peu avancées; menton échancré en arc de cercle, sans dent au milieu de son échancrure; antennes courtes, filiformes; corselet plus ou
moins carré; corps oblong, allongé; élytres allongés, légèrement ovalaires, presque parallèles; tarses antérieurs des mâles à quatre premiers articles assez fortement dilatés, triangulaires ou cordiformes.
Les Sélénophores ont quelque rapport avec les Harpales, genre avec lequel ils étaient anciennement confondus. Ce sont des insectes présentant quelquefois l'éclat métallique, mais dont un certain nombre sont noirâtres. On en connaît une centaine d'espèces, dont le plus grand nombre provient de l'Amérique du Nord. On peut prendre pour type le S. palliatus, Fabricius
Le genre Pangue, Pangus, Ziégler (pango, j'enfonce), qui avait été adopté par Dejean (Cat., 1829) dans l'une des premières éditions de son Catalogue, et que M. Hope mentionne dans son Colcoptcrist's Manual, rentre dans le Fig. 201.— s. impressus genre Sclcïiophorus. Le type est le 5. cahjginosus, Fabricius, de l'Amérique [fortement grossi.) boréale.
Fig. 202. • (grossi
— G. Dumolinii an doulilc.)
33™ GENRE. — GÉODROME. GEODROMUS. Dejean, 1829.
Species géRéral des Coléoptères : Carabiques. Fm, terre; âfcpy;, coureur.)
Tête presque triangulaire, rétrécie en arrière; palpes à dernier article allongé, un peu ovalaire, cylindrique, tronqué au bout; lèvre supérieure quadrilatère; mandibules avancées, arquées, assez aiguës; menton avec une dent .simple au milieu de l'échancrure; antennes courtes, filiformes; corselet transversal, presque carré; corps peu allongé, large, légèrement convexe; élytres peu allongés, ovalaires. presque parallèles, pattes courtes, fortes; tarses antérieurs des mâles à quatre premiers articles fortement dilatés, courts, carrés, triangulaires ou cordiformes.
Une espèce, G. Dumolinii, Dejean, rapportée fréquemment du Sénégal.
54™ GENRE. — GYNANDROPE. GYNAiWROPUS. Dejean, 1829.
Species général des Coléoptères = Caraliiqucs. pjvn, femelle; avy;p, avfî'poç, mâle; ■reçu?, pied.
Tête ovale; palpes extérieurs à dernier article allongé; lèvre supérieure courte; mandibules courtes, arquées, aiguës; menton sans dent dans l'échancrure; antennes filiformes; corselet carré, arrondi sur les côtés; corps oblong; élytres allongés, parallèles; tarses antérieurs des mules à quatre premiers articles dilatés : le premier des tarses antérieurs un peu triangulaire, les trois suivants beaucoup plus petits, triangulaires ou cordiformes; le premier article des tarses antérieurs des femelles fortement dilaté et très-légèrement triangulaire.
Une seule espèce, G. Americanus, Dejean, de l'Amérique septentrionale.
Fig. 2G5. — G. Americanus (fortement grossi).
55™ GENRE. — RHAGODACTYLE. RHAGODACTYLUS. CJiaudoir, 1855.
Annales de la Société entoraologique de France, tre série, t. IV. Pa-ysw, je fends- JaxTuJ.cç, doigt.
Palpes à dernier article allongé, cylindrique, tronque à l'extrémité; lèvre supérieure courte, presque transverse; mandibules peu avancées, très-arquées, assez aiguës; menton avec une forte dent au milieu de l'échancrure; antennes filiformes, courtes; yeux très-saillants; tête carrée; corselet transversal, à bords latéraux relevés; élytres en ovale très-allongé, assez convexes; pattes moyennes;' tarses antérieurs des mâles à deuxième, troisième et quatrième articles fortement dilatés; deuxième et troisième cordiformes, quatrième bilobé; premier court, triangulaire peu dilaté.
M. Chaudoir fait observer que la forme générale des espèces de ce genre les rapproche beaucoup des Raiymaiopus, tandis que les caractères distinctifs les placent près des Sténolophes.
Une seule espèce, le B. Brasiliensis, Chaudoir.
56»» GENRE. - STÉNOLOPHE. STEXOLOPIIUS Megerle, Latreille, 1825
Familles naturelles.
Stevo;, effilé; Xcço;, crête.
Tète presque triangulaire, rétrécie en arrière; palpes à dernier article allongé, un peu ovalaire, presque cylindrique, tronqué au bout; lèvre supérieure en carré plus large que long; mandibules peu avancées; menton sans dent dans l'échancrure; antennes filiformes; corselet en carré, à angles arrondis; corps oblong; élytres assez allongés, presque parallèles; tarses antérieurs des mâles à quatre premiers articles fortement dilatés : les trois premiers triangulaires ou cordil'urmes cl le quatrième très-fortement bilobé.
Les Sténolophes sont des insectes ailés, au-dessous de la taille moyenne, pleins de vivacité et
d'agilité; ils ment sous les pierres, d;ms les endroits humides, ainsi qu'au bord des eaux. Parmi
les trente espaces environ qu'on connaît, plus de quinze habitent l'Europe, et l'espèce la plus commune est le S. vaporariorum Fabricins.
Les Bradycellua (fyoAic, lent; uxx», je cours, Erichson, Kaf. der March. Brand., 1837), fon ..ce le Uarpahu plaâdus, Gyllenbal, sont voisins des Sténolophesi
HISTOIRE NATURELLE
57»»» GENRE. — àCUPALPE. ACUPALPUS. Latreille, 1829
Cuvier, Règne animal.
Acus, aiguille ; palpus, pnlpc.
Tête souvent triangulaire, quelquefois arrondie; palpes à dernier article allongé, un peu ovalaire, terminé en pointe; lèvre supérieure en carré; mandibules peu avancées; menton avec une dent siinjple dans son échancrure; antennes filiformes; corselet plus ou moins carré, cordiforme; corps oblong, plus ou moins allongé; élytres allongés, presque parallèles; tarses antérieurs des mâles à quatre premiers articles dilatés, triangulaires, ou cordiformes.
Les Acupalpes sont des insectes de petite taille; ils sont ordinairement de couleur brune, rarement noirâtres; on les trouve communément dans les endroits humides et sur le bord des rivières, dans le sable, sous les pierres et les débris de végétaux; on en connaît une soixantaine d'espèces, dont la moitié, au moins, propres à l'Europe. L'A. dorsulis, Fabricius, de Paris, en est le type.
Le genre llispale, Hispalis (nom propre), est un démembrement de celui des Acupalpes; il a été créé par M. Rambur (Faune de l'Andalousie, 1838). et il correspond à celui des Amblystomes, Amblystomus (a^xu?, obtus; dTC(j.a, bouche), Erichson (Kaf. der Mardi. Brand., 1837), nom qui doit
Fig.2G4.— yl. marginatus. être préféré.
58m° GENRE. — TÉTRAGONODÈRE. TETRAGONODERUS. Dejean, 1829.
Spe.cics général des Coléoptères : Carabiques. TeTpa-jwvoî, carré; oepn, col.
Tête triangulaire, à peine rélrécie en arrière; palpes à dernier article légèrement ovalaire ou presque cylindrique; lèvre supérieure en carré moins long que large; mandibules peu avancées;
menton avec une forte dent simple au milieu de l' échancrure; antennes filiformes; corselet court, presque transversal, plus ou moins carré; corps assez aplati; élytres presque carrés, légèrement échancrés à l'extrémité; tarses antérieurs des mâles à quatre premiers articles fortement dilatés; ceux des tarses antérieurs triangulaires ou cordiformes, et le premier des intermédiaires un peu triangulaire; les deuxième, troisième et quatrième presque cariés.
Les Tétragonodères sont de petits Carabiques ayant au premier aspect quelque rapport avec les Dromies, les Lébies et certains Rembidions.On en connaît une vingtaine d'espèces propres à toutes les parties du monde, excepté à l'Europe, et dont VA. quadrum, Fabricius, du Sénégal, est le type. Dans la classification de Dejean, ces insectes servent à établir le passage des vrais Harpales aux Trcchus et autres genres de Subulipalpes; Fig. 2G5. —t. vtridicoiits nous conviendrons que, dans la méthode que nous avons adoptée, leur rap- (fortement grossi). prochement à côté des Pogones n'est pas aussi heureux.
Fig. 1. — Ctenipus Janthinus.
Fig 2. — Cosciniopterus Wclens'ù.
Fig. 3. — Calopterus Prevostii.
I I . - < i < lomus i onformit.
Fig. .r>. — Pachymorplws «nus.
COLËOPTlvIlfiS. 131
QUATRIEME TRIBU
SIMPUC1MANES. SIMPL1CIMANI. Latreille, 1825.
Familles naturelles.
Simplex, simple ; manus, main, tarse.
Cette tribu comprend des insectes que Dejean (Species général des Coléoptères : Caralnqnes, 4837) désignait sous la dénomination de Féroniens; ils ont les tarses intermédiaires et le quatrième article des tarses antérieurs non dilatés chez les mâles : les tarses antérieurs ayant les deux ou trois premiers articles plus ou moins triangulaires ou cordiformes et garnis en dessous de poils peu serrés qui ne forment pas une espèce de brosse. Les jambes antérieures sont toujours assez fortement échancrées. Les élytres ne sont jamais tronqués à l'extrémité. Le dernier article des palpes n'est jamais terminé en alêne.
Tous les Simplicimanes vivent à terre, sous les pierres ou les décombres, et beaucoup d'entre eux se rencontrent au milieu des champs, ou dans les chemins qui traversent les bois. Quelques-uns sont ornés de couleurs métalliques assez belles, et ceux-là surtout se livrent, en plein jour, à la chasse dos autres insectes; mais le plus grand nombre, vêtus d'une livrée toute noire, ne se distinguent spécifiquement que par quelques légères variations de forme, et par les stries et les points dont ils sont marqués, ce qui rend leur détermination très-difficile.
Les seules larves que l'on connaisse plus ou moins complètement se rapportent aux genres Amara ei Zulnus; elles ont la forme d'un ver blanc, assez court et épais; elles vivent dans la terre, à peu de profondeur, et s'y fabriquent une coque avant de se transformer en nymphe.
Une larve, que Goëdart (Hist. Ins.) a fait connaître, et qu'il nomme ver destructeur des chenilles, ou le mange-œufs des Grillons, a été rapportée par Latreille à une espèce de Féroniens. Ce ver est l'ennemi des chenilles, dont il se rend aisément le maître; portant au devant de la tête deux mandibules qui forment, lorsqu'elles sont fermées, une sorte d'anneau dont il se sert pour attraper adroitement les chenilles qu'il saisit par le ventre, de manière à y rester attaché. Celles-ci, se sentant blessées, se tourmentent beaucoup, se tournent de côté et d'autre, pendant que le ver reste tout à fait immobile, et ne se donne pas plus de mouvement que s'il était mort. Plus les chenilles s'agitent, plus elles ouvrent leur plaie, et, quand la larve a lâché prise, l'endroit qu'elle a sucé s'enfle aussitôt, ce qui paraît dû au venin qu'elle y a laissé. Ce ver est, dit-on, d'un jaune luisant; sorti de terre, il ne vit que peu de jours; aussi, est-on obligé de l'y remettre, et il ne tarde pas à reprendre ses forces. Il endure aisément le froid, et se rencontre dans la terre par la température la plus basse. Ce n'est qu'au bout de deux ans qu'il arrive à l'état parfait. Pendant la première année, sa couleur est verte et blafarde, plus vive sur la tête et pourprée sur le reste du corps. L'année suivante, il devient noir comme de la poix, et semble encore plus carnassier que précédemment; il saisit avidement les œufs de Taupes-Grillons, et en suce toute la substance. Arrivé à l'époque de sa transformation en nymphe, le ver change de peau pour la première, fois seulement, et devient de eonleur blanchâtre; ce qui est dû à la pellicule qui recouvre les organes déjà indiqués de l'insecte parfait. Restant alors vms mouvement pendant près de deux mois, il se tient solidement fixé à une petite moite rie terre qu'il a formée lui-même. Autant qu'il est permis d'en juger par les figures trèsimparfaites qui accompagnent la relation de Goëdart, la larve a six petites pattes attachées, comme d'ordinaire, aux trois premiers segments du corps qui suivent le premier ou la tête; le dernier segment est bifurqué, ou muni de deux appendices assez courts. Ses mandibules sont fortes, son corps est de consistance cornée el de couleur jaunâtre; la tête seule est foncée et presque brune. Nous lisons « ni mile de rapporter presque textuellement ce que dit Goëdart de cette larve, qui, trèsprobablement, se rapporte aux Féroniens, peut-être même aux Péroniès, sous-genre Abax, comme l'indique Latreille, ou an Sphodrtu leucophlhalmiu, ainsi que l'indique M Acrel, insectes qui soin essentiellement carnivores, taudis que nous venons qu'une larve de la même division, appartenant are Zihre, est, m contraire, phytopha
HISTOIRE NATURELLE
Une autre larve, que l'on rapporte au Feronîa madidus, du sous-genre Steropus, ou au Feronia melanarhu, du sous-genre Omaseta, est représentée par Westwood (lut. tothe modem, class. Ins., t.I, p. 67, f. 2-4, 1839).
Les mœurs des Simplicimanes sont très-intéressantes à étudier; la plupart des espèces sont carnassières, niais quelques-unes, des genres Atnara et Zabrus, faisant exception dans la famille des Carabiques, ne se nourrissent, assure-t-on, que de végétaux.
On connaît un nombre immense de Simplicimanes qui ont été placés dans près de cent divisions, dont l'une, celle des Feronia, est également très-nombreuse en espèces. Ces insectes se trouvent dans toutes les parties du monde.
Cette tribu est partagée en sept divisions : Pogonides, Calathides, Anchoménides, Catadromides. Féronides, Amarides et Stomides.
Aieuueic Diounou.
POGONIDES. POGOÏSWM. Castelnau, 1854. Eludes eniouiologiques.
Corps aplati; élytres plats, en carré long, avec l'extrémité arrondie : quelquefois leur base étant plus étroite leur donne une figure ovalaire; corselet en général cordiforme, à peine plus long que large, et à partie postérieure plus ou moins rétrécie; tarses antérieurs des mâles n'ayant que deux et parfois même qu'un seul article dilaté.
Parmi les genres de celte division, nous indiquerons les Patrobus, Pogonus, etc.
1er GENRE. — PATRORE. PATROBUS Megerle, Bejean, 1828.
Species général des Coléoptères : Carabiques. lUrpcç, pierre; pi&w, je vis.
Fig. 2G6.
— P. rufipes
Tète triangulaire; paipes à dernier article allongé, cylindrique, tronqué au bout; lèvre supérieure courte, coupée carrément; mandibules peu avancées; menton présentant une dent bifide; antennes filiformes, allongées; corselet plan, un peu cordiforme: élytres en ovale allongé, presque plans, un peu convexes; tarses antérieurs des mâles à deux premiers articles dilatés.
Ces insectes sont propres aux contrées septentrionales de l'Europe. Deux seulement se rencontrent aux États-Unis; nous citerons comme type le P. excavalus, Paykull, de France. Les Patrobus se trouvent sous les mousses, les débris de végétaux, au pied des arbres; ils sont peu agiles, de couleur noire ou brune.
Fig. 267.— *. quêtant*.
2™ GENRE. — RARYPE. BARYPUS Dejean, 1828.
Species général des Coléoptères : C;iral>i<|ues. / Bapu;, lourd ; ireu;. pied.
Palpes à dernier article presque cylindrique, tronqué à l'extrémité; antennes courtes, presque moniliformes; menton avec une dent bifide; corselet convexe, assez grand, presque ovalaire; élytres convexes, en ovale allongé; i. uses antérieurs des mal es à deux premiers articles dilatés.
Le i\|ie de ce genre est le Mobps rira lis. Germar, insecte des plus brillants, propre à Duenos-Ayrcs.
5me GENRE. — POGONE. POGOMJS. Ziegler, Dejean, 1828.
Specics général des Coléoptères : Carabiqucs.
Iltofcuv, barbe.
Tête assez avancée, presque triangulaire; palpes à dernier article allongé, un peu ovalaire, terminé en pointe: lèvre supérieure courte, transversale, coupée carrément; mandibules peu avancées, légèrement arquées; menton avec une dent bifide au milieu de l'échancrure; antennes courtes, presque filiformes; corselet court, transversal, un peu convexe, presque carré ; élylres allongés, parallèles, peu convexes; tarses antérieurs des mâles à deux premiers articles un peu dilatés.
Ces insectes sont de petite taille; ils sont assez agiles, toujours allongés, assez plats, de forme parallèle, ce qui est dû en partie au peu de rétrécissement du corselet en arrière; leurs couleurs les plus ordinaires sont le vert et le bronzé; mais quelques-uns sont en tout ou en partie jaunâtres. Ils appartiennent presque exclusivement à l'Europe, et se rencontrent ordinairement sur les bords de la mer ou dans le voisinage de certains lacs de l'Allemagne et de la Sibérie.
Les espèces européennes, dont le type est le P. pall'ulipennis, Dejean, sont au nombre de vingt environ.
Megerlea appliqué à ce genre le nom de Raptor (raplor, jravageur), et Ziegler (in Lillerisj lui donne celui de Sirdène, Sirdenus (wo$r,v, impétueusement).
Le genre Osimits, Motschoulsky (Mém. Soc. imp. Moscou, 1845), qui comprend deux espèces de la Russie méridionale, les 0. amnophilus, Stevens, et Fig. 208. — p. paiiidi- O. grandis, Faldermann, doit être rapproché de celui~des Poyomts. pennu.
4me GENRE. — CARDIADÈRE. CARDIADERUS. Dejean, 1823.
Specics général des Coléoptères : Carabiques. ~"\
Kapdia, cœur; <îsp'r., cou.
Mandibules assez avancées, un peu arquées et aiguës; menton avec une dent bifide au milieu de l'échancrure; antennes filiformes, assez allongées; corselet cordiforme, convexe, assez fortement rétréci en arrière; élytres allongés, parallèles, peu convexes; taises antérieurs des rnàles à deux premiers articles dilatés.
Lue espèce, placée par Gebler dans le genre Dapte, le C. chloroticus, de Sibérie, entre dans ce genre; elle vit sur les bords de la nier, parmi les FUCUS.
Fig. 26'.). — C. chloroticus [fortement grossi).
:.mf GENRE. — MÉLÀNOTE. MELANOTUS. Dejean, 1828. général des Coléoptères : Carabiques.
M:/.'/;, noir, /'•>t'.;, il
Palpes à dernier article allongé, cylindrique, tronqué au bout; lèvre supérieure quadrilatère; mandibules peu avancées, un peu arquées et aiguës ; menton avec une dent simple; aiiteiini s iiioiiilil'oi mi's, courtes; em\se|e| COUrt,
presque transversal; élytres courts; tarses antérieurs dés mâles à deux pre iniers articles un peu dilatés.
I n petit nombre d'espèces, dont le .1/ flavipet, Dejean, «le Buenos-Ayres, entrent dans ce genre, qui serai) peut-être mit m plai é dans la tribu des (Juadrimaues.
i 27U - .1/. impretotu.
HISTOIRE NATURELLE
6me GENRE. — OMPHRÉ. OMPHREUS. Parreyss, Dejean, 1828.
Spccies général des Coléoptères : Carabines.
Palpes à dernier article séeuriforme; lèvre supérieure transversale, coupée carrément; mandibules légèrement arquées, très-aiguës; menton sans dent au milieu de son échancrure; antennes allongées, cylindriques; corselet légèrement cordiforme ; élytres en ovale très-allongé; tarses antérieurs ayant les deux premiers articles un peu dilatés.
Une espèce, 0. morio, Parreyss, de Monténégro.
7me GENRE. — STÉNOMORPHE. STENOMORPUUS. Dejean, 1828
ISpccies général des Coléoptères : Carabiques. Stevg;, étroit; i^opy/i, forme.
Palpes maxillaires à dernier article cylindrique; celui des labiaux presque ovalaire, plus coutt; lèvre supérieure en carré moins long que large; mandibules courtes, arquées, obtuses; menton sans dent dans son échancrure; antennes filiformes; corselet très-allongé; élytres allongés, parallèles; tarses à premier article très-dilaté.
Une seule espèce, S. angustatus, Dejean, de Carthagène, a été décrite par Dejean. M. Chaudoir en a fait connaître deux autres, de Colombie et de Californie.
Ce genre correspond à celui des Agaasome, Agaasoma (a-yaao;, admirable; ouaa, corps), créé par M. Ménestries (Bull. Acad. Péicrsb., 1845).
l/e/euttteute t)uu«uou-
CALATH1DES. CALATIIID/Ë. Castelnau, 18Vi Études entomologiques.
Tarses antérieurs des mâles à trois premiers articles dilatés; crochets tarsiens dentelés en des-' sous, quelquefois ces dentelures disposées comme les dents d'un peigne.
Un assez grand nombre de genres, dont les principaux sont ceux des Dolickus, Onypteryg'm, Pristontjchus, Calathus, Taphria, etc.
Fig. 271. — D. flavicornis.
" GENRE. — DOL1QUE. DOLICIIUS Bonelli, 1813.
Mémoires de l'Académie de Turin.
AoXt/o;, long.
Palpes à dernier article allongé, cylindrique, ou un peu séeuriforme; lèvre supérieure en carré; mandibules un peu arquées; menton avec une dent simple; antennes allongées, presque sétacées; élytres allongés; tarses antérieurs des mâles à trois premiers articles dilatés, et leurs crochets dentelés en dessous.
Insectes allongés, aplatis, dont les couleurs sont noires ou fauves. Le corselet souvent presque carré; élytres ornes de stries dans le plus grand nombre des cas.
La plupart des espèces proviennent du cap de Donne-Espérance. Une est d'Europe : c'est le D. flavicornis, Fabricius, qui habite l'Italie.
2me GENRE. — GLYPHODÀCTYLE. GLYPHODACTYLA. Chaudoir, 1837.
Bulletins de la Société de Moscou.
rXuepw, je creuse; (SaxroXoç, doigt.
Tête ovale; palpes saillants, à dernier article ovalaire; lèvre supérieure carrée; menton presque plan, fortement échancré ; antennes filiformes, de la longueur du corselet et de la tête réunis ; corselet presque rond; corps déprimé; élytres allongés, plans, coupés obliquement, sinués à l'extrémité; pattes médiocres; tarses déprimés : crochets tarsiens dentelés.
Ce genre, qui a le faciès des Doliques, ne renferme qu'une espèce, G. femoralis, du cap de Bonne-Espérance.
3ffie GENRE. - ONYPTÉRYGIE. ONYPTERYGIA. Chevrolat, Dejean, 1831.
Species général des Coléoptères : Carabiques. Ovu|, ongle; irTsj'j-yiov, petite aile.
Tête ovale, rétrécie derrière les yeux ; palpes à dernier article presque cylindrique; antennes filiformes, assez longues; corselet presque carré, très-arrondi sur les côtés; élytres allongés, habituellement terminés par une pointe sur la suture; tarses à trois premiers articles presque triangulaires et garnis de poils en dessus, l'avant-dernier fortement bifide.
Coléoptères de couleur sombre avec des reflets métalliques, de taille assez grande, provenant tous du Mexique, et ayant pour type YO. fulc/cns, Dejean. Les tarses de ces insectes, garnis en dessous de poils nombreux, semblent indiquer des habitudes différentes de celles des Doliques, qui fuient la lumière et vivent constamment sur la terre; il en est de même de leurs couleurs plus ou moins éclatantes. Tout porte à croire que ces insectes courent sur les plantes ou sur les arbres.
Les Onyptérygies étaient placées par Dejean dans la tribu des Troncatipennes; mais l'ensemble de leurs caractères doit plutôt les faire ranger dans la tribu des Simplicimanes, et ils semblent se rapprocher des Pristonychus,
O. fulgens
(grossi).
4"e GENRE. — STÉNOCNEME. STENOCNEMUS. Mannerheim, 1837.
Bulletins de la Société de Moscou.
2Te-<o;, étroit; levnpi, jambe.
Palpes allongés, à dernier article non excavé, en ovale allongé; labre quadrilatère, tronqué; menton à trois dents ; mandibules allongées, pointues au bout; antennes longues, minces, à premier arépais; tête arrondie; corselet rétréci en avant, à bords plats; élytres deux fois plus larges que le corselet, linéaires; pattes minces, allongées ; tarses antérieurs des mâles à trois premiers articles dilatés, courts, triangulaires : crochets tarsiens non dentelés en dessous.
Type, et espèce unique, le. .S'. Jœgeri, Mannerlieim, de SaJQt-Domingne.
Ce genre, ainsi que le précédent, était placé antérieurement dans la tribu des Troncatipennes,
mais il parait plus naturel de le mettre, à côté des Doliques et des Anchornènes.
5BÏ GENRE. — PIUSTONYOJJE. PRISTONYCBUS Dejean, 1828.
Species géoértl des Oilioplcres : Carablques. npeJTOÇ, scir; ovu£, on.
!■!'■ allongée, otalaire, I dentier article cylindrique, tronqué au boni lèvre supérieure un peu
HISTOIRE NATURELLE
échancrée en avant; mandibules légèrement arquées; menton avec une dent bifide; antennes assez longues, filiformes; eorselet cordiforme, rétréci en arrière; élytres plus ou moins ovalaires; tarses antérieurs des mâles à trois premiers articles dilatés avec leurs crochets dentelés en dessous.
Les Pristonyques sont assez grands, de couleur bleue ou noire; ils se trouvent sous les pierres, dans les endroits arides ou dans les lieux humides, on en prend sous les écorces des arbres.
Quelques espèces sont particulières aux pays de montagnes, et, d'après Dejean, ces insectes ont les crochets des tarses plus fortement dentelés que les autres.
/ N,^ On en connaît plus de trente espèces, toutes propres à l'Europe. La plus
Fig. 273. — Pristonychut commune est le P. subeyaneus, Illiger (terricola, Olivier), qui se trouve terricoia. communément.
Le genre Lémosthène, Lcnwsihcnus (>.«iu.o:, gourmandise, ofl«cç, courage, de Ronelli, Mém. Acad. Turin. INI 5), formé uniquement avec le P. velustus, Clairville, du midi de la France, n'est généralement pas adopté.
Gme GENRE. — CTÉMPE. CTEMPUS. Latreille, 1829.
Covler, Règne animal, t. IV.
Kret;, peigne; wjç, pied.
Antennes à troisième article allongé; corselet cordiforme, rétréci, tronqué postérieurement, corps droit, allongé.
Ce genre, que Dejean réunit à celui des Pristonyques, est adopté par M. de Castclnau, qui y place huit espèces, dont le Sphodrus janthinus, du midi de la France, est le type.
7™ GENRE — LESTIGNATI1E. LESTIGNATHUS. Erichson, 1841
Arcliiv. fur Naiurg., I. XV.
Ar,-77vq, voleur; -yvaOoî, mâchoire.
Labre transverse, un peu émargiué; menton à bord simple, sans dent; mandibules à base dilatée, l'une convexe, l'autre concave; languette nue, membraneuse; tarses simples, les trois premiers, chez les mâles, un peu dilatés, tous légèrement tomenteux en dessous.
Une espèce d'Allemagne, le /,. cursor, Erichson, qui se rapproche des Rristonychus.
8me GENRE. — CALATHE. CALATHUS. Bonelli, 1815.
Mémoires tlo l'Académie <le Turin.
K7.A3.fh;, roilicille.
Tète ovale, plus ou moins allongée, rétrécic en arrière; palpes à derniers articles allongés, cylindriques, tronques au bout; lèvre supérieure en cane moins. long que large ; mandibules peu avancées; menton avec une dent bifide au milieu de l'échancrure; antennes allongés, filiformes, une
peu comprimées; corselet presque carré; élytres allongés, légèrement ovales, peu rétrécis en avant et arrondis à l'extrémité; tarses antérieurs des mâles à trois premiers articles dilatés, leurs crochets dentelés en dessous.
Insectes de moyenne taille, très-vifs, généralement de couleur sombre, se trouvant sous les pierres, au pied des arbres, dans les endroits froids et humides, et parfois dans les forêts.
Ils paraissent propres à l'Europe et au nord de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique. Le type est le C. latus, Linné, qui se trouve dans toute l'Europe. On compte dans ce genre près de trente espèces. Stephens* (Illust . Brit. eut., 18*28) désigne les Calathes ainsi que les Peeciles (sous-genre de Feronia) sous la dénomination de Platyderus (^Xa-roç, large; &•?«, col).
Le même auteur a formé avec le C. rotundicollis, Dejean, de Paris, le type d'un genre distinct, *elui des Odontonyx (c£cu;, dent; cvuÇ, ongle). Ce genre, qui n'est généralement pas adopté, se rapprocherait de celui des Olistlwpus.
Fi^. 274. — C. nielanocepltalus (grossi).
9me GENRE. — TAPHRIE. TAPHRIA. Ronelli, 1815.
Mémoires de l'Académie de Tarin.
Taçp'.a, fossette.
Tête triangulaire; palpes labiaux à dernier article fortement sécuriforme dans les deux sexes; lèvre supérieure en carre moins long que large; mandibules peu avancées; menton avec une cchanerure; antennes allongées, filiformes; corselet ovalaire, arrondi en arrière; élytres un peu convexes, ovalaires ; tarses antérieurs des mules à trois premiers articles dilatés, leurs crochets dentelés en dessous.
Ce genre, synonyme de celui des Synuques, Sinuchus (w, avec; ovuÇ, ongle, Gyllenlial, Ins. Suec, 1810), ne comprend qu'une petite espèce, T. nivalis, Illiger, que l'on rencontre, mais rarement, en France dans les bois et les montagnes, sous les pierres, les mousses, etc.