‹ Coléopteres (volume 2)Chapitre 29 sur 60 · GENRE. — CÉPHALOTE. CEPHALOTES. Bonelli · texte numérisé non relu

GENRE. — CÉPHALOTE. CEPHALOTES. Bonelli

Mémoires de l'Académie de Turin.

KetpaXwToc, à grosse tête.

Tête assez grande, ovalaire, non rétrécie en arrière; palpes labiaux à dernier article allongé, légèrement sécuriforme ; lèvre supérieure en carré moins long que large, presque transversale; mandibules légèrement arquées, assez aiguës ; menton avec une dent simple au milieu de son échancrure; antennes filiformes, peu allongées; corselet cordiforme, convexe, fortement rétréci en arrière; élytres allongés, ovalaires, parallèles; tarses antérieurs des mâles à trois premiers articles dilatés, moins longs que larges, fortement cordiformes.

Ce genre, qui a reçu de Panzer le nom de Broscus, sous lequel on le désigne quelquefois, présente quelques analogies avec les Scarites et les Stcropus, et il est surtout remarquable par la grosseur de la tête des espèces qui le composent. >

On n'en connaît qu'un petit nombre d'espèces. Le type est le G. vulgaris (Carabus cephalotes, Linné), qui se trouve sous les pierres, dans toute l'Europe.

Une autre espèce, C. nobilis, Dejean, d'Orient, est remarquable par sa coloration d'un vert bronzé assez luisant, toutes les autres espèces étant généralement noires. w

H™ GENRE. — MISCODÈRE. MISCODERA. Eschscholtz, 1830.

Bulletins de la Société de Mosr.ou.

Menton ayant une dent simple au milieu de son échancrure; corselet globuleux; jambes antérieures pourvues de deux faibles épines.

Ce genre, qui, d'après M. Rlanchard, correspond à celui des Lciochiton (xeio?, poli; x'-^v, tunique, Curtis, Brit. ent., 1830), ne comprend qu'une espèce, M. arclica, propre à la Suède, et ayant le faciès des Clivina.

12™ GENRE — CYCLOTRACHÈLE. CYCLOTRACHELUS Chaudoir, 1838.

Bulletins de la Société de Moscou.

K-j/.).c;, cercle; TpayjnXo;, cou.

Tête en carré allongé; palpes labiaux biarticulés : les maxillaires saillants; menton convexe, trilobé; languette avancée, à trois dents; mandibules avancées, très-arquées à l'extrémité; labre un peu moins long que large; épistome trapézoïdal; antennes minces, de la longueur du corselet et de la tête réunis; corselet arrondi, échancré antérieurement; élytres convexes avec un rebord latéral très-relevé; pattes assez fines, de moyenne longueur ; tarses antérieurs des mâles cordiformes, à trois premiers articles un peu dilatés et assez échancrés.

Le type et espèce unique de ce genre est le Stcropus tenebricosus, Dejean, provenant de l'Amérique septentrionale et du Mexique.

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t meute chvuuou..

AMARIDES. AMAhWM. Castelnau. 1854.

Études enlemologiques.

Corps pins large que dans les Féronides , jambes de devant à éperon inférieur plus court et plus épais; tarses des pattes de devant des mâles à trois premiers articles dilatés, triangulaires.

Mais ce qui distingue plus particulièrement cette division de la précédente, ce sont les habitudes des insectes qui la composent; en effet, ceux des grands genres Zabre et A-mare, et probablement reux des genres exotiques dont nous ne connaissons pas les mœurs, semblent être tous herbivores, tandis que les espèces des autres tribus de la même famille sont essentiellement carnassières.

Parmi les genres assez nombreux de cette division, nous indiquerons seulement ceux des Abari.s, Zabrus, Pelor, Amara, Anlarctia et Mazoreus, subdivisés en plusieurs groupes sous-génériques.

1" GENRE - ABARIS. ABARIS. Dejean, 1831. Species général d<-» Coléoptères : Carabiques.

A privatif; PapUf, lourd.

triangulaire; palpes a dernier article cylindrique, tronqué au

bout lèvre supérieure quadrilatère; mandibules peu avancées; menton

nne déni simple et presque obtuse; yeux gros, saillants; antennes

• ourles, filiformes, un peu comprimées; corselet carré; élytres en

ovale peo allongé; taises antérieurs des mâles a trois articles dilatés,

i longs que l*rges, triangulaires.

l ne esp I tnua, Dejean, de Cartbagôoe.

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HISTOIRE NATURELLE

Fig. 315. — fi. carbonarius.

2me GENRE. — RATHYMUS. RATHYMUS. Dejean, 1831.

Species général des Coléoptères : Carabiques. Pa9ju.o;, paresseux.

Palpes labiaux à dernier article allongé, sécuriforme; celui des maxillaires court, peu sécuriforme; livre supérieure courte, transversale, échancrée en avant; menton avec une dent simple; mandibules saillantes, larges, planes, arquées, aiguës; corselet transversal, carré; corps large, épais; élytres convexes, en ovale peu allongé; tarses antérieurs des maies à trois premiers articles dilatés, presque aussi longs que larges, triangulaires ou cordiformes.

Une seule espèce, R. carbonarius, Dejean, du Sénégal, entre dans ce genre.

l' g. 516. — S. maxtllarts.

Z°" GENRE. — STR1GIE. STRIGIA. Brulle, 1834.

Histoire naturelle des Insectes, 1. 1".

-Tr*ï£i strie, cannelure.

Palpes à dernier article élargi; mandibules grandes, épaisses, arquées, striées; lèvre supérieure courte, entière ; menton avec une dent dans son écbancrure; antennes comprimées, plus grosses vers le bout; corselet court, plus large que long; les autres caractères des Ra thymus.

Type : S. maxillaris, des Indes orientales.

4n,e GENRE — HÉTÉRACANTHE. HETERACANTHA, Brullé, 1834.

Histoire naturelle des Insectes.

Ettpos, différent; a/.avOa, épine.

Palpes longs et grêles; lèvre supérieure courte, bilobée; mandibules fortes, avancées ; corselet cordiforme ; corps plat ; élytres larges et courts, jambes antérieures dont l'éperon inférieur, ou l'une des deux grandes épines terminales, est placé tout à fait à l'extérieur, et élargi de manière à pouvoir creuser la terre.

Une espèce, H. depressa, Brullé, d'Egypte, entre dans ce genre.

— B. depressa.

GENRE. — ZABBE. ZABRUS. Clairville, 1806.

Entomologie helvétique, t. II. Élymolof;ie incertaine.

Tête assez grosse, presque triangulaire, un peu renflée en arrière; palpes à dernier article presque cylindrique, tronqué à l'extrémité ; lèvre supérieure en carré moins long que large, légèrement

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échancrée en avant; mandibules peu avancées, fortement arquées, presque obtuses; menton avec une dent au milieu de l'échancrure; antennes filiformes, peu allongées; yeux peu saillants; corselet transversal, carré, trapézoïde ou arrondi sur les côtés; corps épais, convexe; élytres convexes, rarement allongés, souvent très-courts, presque parallèles, arrondis à l'extrémité; tarses antérieurs des mâles à trois premiers articles dilatés, moins longs que larges, fortement cordiformes; dss ailes dans quelques espèces : pas d'ailes dans les autres.

Les Zabres sont des insectes de taille moyenne; leur corps est large et lourd, aussi sont- ils peu agiles; ils vivent habituellement sous les pierres.

On trouve souvent les Zabres à l'état parfait sur les graminées. Pendant longtemps on avait cru que ces insectes ne montaient sur les tiges d'herbes que pour y dévorer de petits animaux de la même classe qu'eux ; mais aujourd'hui que l'on connaît mieux leurs habitudes et que l'on sait que leurs larves vivent de végétaux, on doit admettre qu'ils sont bien réellement herbivores.

M. Germar a observé que lorsque l'on renferme ensemble plusieurs individus de diverses espèces de ce genre, et qu'on les nourrit avec des grains, ils ne s'attaquent pas entre eux ; mais si on les laisse manquer de nourriture, ils s'entre-dévorent. Ils ne sont donc carnassiers que lorsqu'ils ne peuvent se nourrir de substances végétales. Dès lors, les craintes qu'éprouvent les cultivateurs, quand ils voient un grand nombre d'insectes de ce genre'sur leurs céréales, ne sont pas aussi dénuées de fondement que l'avaient supposé plusieurs entomologistes, et particulièrement M. Stephenr..

M. Germar a fait connaître, dans son Magasin d'entomologie, t. I, pi. 1, la larve d'une espèce de Zabrus [Z. gibbus).

Cette larve vit dans la terre, où elle se creuse des tuyaux assez profonds, et se cache pendant le jour; elle ne sort que la nuit, et alors elle recherche sa nourriture, qui est exclusivement herbacée, composée de graminées, surtout de blé, d'orge et de froment. Elle est d'un jaune-brun, avec les côtés pâles; elle est allongée, et sa tète est munie de deux fortes mandibules; six pattes écailleuses sont attachées aux trois premiers anneaux du corps, et les côtés de chacun des segments de son corps garnis d'une touffe de poils; le dernier segment est divisé en deux dans une partie de sa longueur; on voit à la tète les rudiments des différentes parties de la bouche, de l'insecte parfait Cette larve met, assure-t-on, trois ans avant de se métamorphoser; c'est dans une cavité ovalaire située au bout d'une espèce de tuyau qu'elle passe à l'état de nymphe. Elle y reste environ pendant trois ou quatre semaines; au bout de ce temps, elle en sort sous la forme d'insecte parfait, qui, ainsi que nous l'avons dit, continue à se nourrir de végétaux, comme dans la première période de sa vie. La femelle pond un très-grand nombre d'œufs, et a soin de les placer sur les tiges des graminées ce qui occasionne les ravages considérables qui sont quelquefois produits par cet insecte.

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