‹ Coléopteres (volume 2)Chapitre 35 sur 60 · rcaa, bouche · texte numérisé non relu

rcaa, bouche

Tête assez allongée, presque triangulaire, un peu rétrécie en arrière ; palpes allongés : labiaux à dernier article un peu sécuriforme; lèvre supérieure courte, écbancrée en arc de cercle; mandibules avancées, un peu arquées, aiguës; men- . ton avec une dent; antennes filiformes, allongées; corselet cordiforme, allongé; élytres en ovale très-allongé, assez convexes; tarses antérieurs des mâles à trois premiers articles dilatés, an moins aussi longs que larges, légèrement triangulaires ou cordifonnes. Fig.525. — s. pum»

Insectes de forme allongée, de petite taille, propres â l'Europe, et se trou- r"'"s-

vant presque toujours réunis en [m tite société sons les pierres et les débris des taux, au bord des eaux et dans les endroits humides.

I.e type est le S pwnicatus, Clairville, qui se trouve, mais rarement, dans presque, toute la 1 1 race.

:,"" GENRE. - AGELLEA. AGELLjEA. Cène, 1838.

H ma n i de l'Académie de Tarin.

A-ji'/.at',;, qui vit en troupe.

Palpes maxillaires comme dans les Stofiiii, moins droits : labiaux un peu plus longs; mentcn

172 HISTOIRE NATURELLE

moins transversal; les lol>es externes plus longs; labre carré, entier, moins court, cilié en avant; antennes pubescentes, un peu plus épaisses que dans les Siomls; corselet moins déprimé; élylres moins convexes; tarses antérieurs des mâles à trois premiers articles dilatés; le premier triangulaire, le second carré, le troisième presque transversal, le quatrième tout à fait transversal; crocbets tarsiens très-longs.

Ce genre ne comprend qu'une seule espèce, l'A. fulva, Gêné, qui a été trouvée en Sardaigne.

4me GENRE. — PROMÉCOGNATIIE. PROMECOGNATflUS. Chaudoir, 1846.

Bulletins de la Société de Moscou.

IIp6(AYiXYiç, avancé; ^aOoç, mâchoire.

Tête droite, carrée; palpes maxillaires plus longs que les labiaux, et dépassant les mandibules; à premier article obeonique : second le plus long de tous, courbé : troisième très-court, ayant à peine la moitié de la longueur du suivant, conique : quatrième déprimé, tronqué au bout; menton transversal; mandibules très-longues, arquées; labre excessivement court; antennes filiformes, peu grêles, peu allongées, pubescentes, à premier article le plus court de tous; pattes de moyenne grandeur; tarses semblables dans les deux sexes, peu allongés, triangulaires; corselet en cœur allongé; élytres ovalaircs, convexes.

Ce genre est formé avec. YEripus lœvissimus, Eschscholtz, de Californie; il diffère surtoul des Eripes par les tarses plus allongés et les antennes filiformes, et il a quelques points de ressemblance avec les Stomïs.

5mc GENRE. — ËRIPE. EltIPUS. Hœpfner, Dejean, 4829.

Spccies général des Coléoptères : Caraliiqurs. Ept, augmentation; ircu;, pied.

Palpes à dernier article ovalairc; menton trilobé; lèvre supérieure très-courte, transversale; mandibules aiguës, plus ou moins avancées; antennes longues, moniliformes; tête oblongue, plus ou moins rétrécie derrière les yeux; corselet allongé, rétréci antérieurement; corps- plus ou moins allonge; élytres en ovale allongé; tarses antérieurs à quatre premiers articles fortement dilatés, au moins dans les mâles, moins longs que larges : ceux des autres pattes assez fortement dilatés: les trois premiers triangulaires, le. quatrième en cœur.

Une seule espèce, excessivement rare, YE. scydmenoides, Hœpfner, propre au Mexique, entre dans ce genre.

(jm° GENRE. - PÉLÉCIE. PELECIUM. Kirby, 1817.

Contnrie of [nsccls.

rjeXsjcuç, hache.

Tète ovale, rétrécie derrière les yeux; palpes a dernier article très-fortement sécuriforme; lèvre supérieure très-courte, fortement échancrée; menton légèrement cordiforme; corps oblong, épais; élytres en ovale allongé; tarses comme, chez les Eripus.

On connaît six espères de ce genre, et elles semblent habiter exclusivement les régions les plus chaudes de l'Amérique méridionale. M. Goudert en a observé une espèce sous des bois abattus, dans une localité sablonneuse et Fij 526 /■ riche. Le type est le P. cyanipes, Kirby, du Brésil.

7me GENRE. — AUGASMOSOME. AUGASMOSOMUS. Chaudoir, 1840.

Bulletins de la Société de Moscou.

A'jfaimo;, éclat; <rtou.a, corps.

Palpes à dernier article sécuriforme; mandibules courtes, peu arquées, peu obtuses; antennes plus courtes que le corselet : le premier article grand, le deuxième et le troisième égaux, plus longs; les autres caractères comme dans les Pélécies

Une espèce, de Rio-Jàneiro, nommée par M. Cbaudoir Augasmosomus Faldcrmanni, et que Faldermann désignait dans sa collection sous le nom de Pelccium Chaudoirei, entre dans ce genre.

M. Chaudoir place ici le genre Microcheila, Brullé, dont nous nous sommes déjà occupé. Voyez tribu des Quadrimanes, division des Harpalides, page 121.

SIXIEME TRIBU

PATELL1MANES. PATELLIMANES. Latreille, 1829.

Cuvier, Régne animal.

Patellui, patelle ; manus, main, tarse.

Chez les insectes de cette tribu, que M. Brullé désigne sous la dénomination de Chlœnides, les premiers articles des tarses, ordinairement les trois premiers, le quatrième en sus ou les deux premiers dans d'autres, sont tantôt carrés, tantôt en partie de cette forme, et les autres en forme de cœur et de triangle renversé, mais toujours arrondis à leur extrémité et point terminés, comme dans les divisions précédentes et suivantes, par des angles aigus; ils forment une palette orbiculaire ou un carré long dont le dessous est le plus souvent garni de brosses ou de papilles serrées sans vide au milieu. Dans les femelles il n'y a pas de caractères apparents, et ce n'est que parla comparaison de leurs formes avec celles des mâles que l'on parvient à déterminer leur véritable place.

Presque tous les Patellimanes sont ornés de couleurs agréables, disposées en forme de bandes ou de taches sur un fond plus obscur et orné d'un reflet velouté. En effet, presque tous ont le corps revêtu d'un duvet court et doré qui leur donne un aspect soyeux. Un très-petit nombre d'entre eux est revêtu d'une livrée obscure qui devient quelquefois métallique. Tous se trouvent dans le voisinage des eaux et dans les lieux humides, au pied des arbres et souvent au-dessous de la surface du sol On les trouve depuis les premiers jours du printemps jusqu'à la lin de la belle saison. On n'en connaît pas un grand nombre de genres. Nous admettons dans cette tribu trois divisions : les Licinides, les Chlaenides et les Paoagéides.

(Xxewuexe Diowi

on.

LICINIDES. UCIMDM. Hope, 1838.

' l opterlfl'l Manual.

rps aplati tête ti ise; lèvre supérieure petite, très-échancrée ; mandibules courtes, peu

iveol obtuses.

1 les de i ette division sont noirs ou quelquefois bronzés

'. se dizaine de genres, dont les principaux sont «eux des Licinus, Badister, llcmbu», Uodes, etc.

IIISKHUE NATURELLE.

1er GENRE. — LICINE. LICHWJS LatreiUe, 1802.

Histoire naturelle des Insectes.

Licinus, qui est tourne en haut.

Tète arrondie, déprimée, échancrée antérieurement; palpes à dernier article légèrement sécuriforme; lèvre supérieure courte, étroite, échancrée; mandibules courtes, arrondies, très-obtuses, dentées intérieurement; menton sans dent au milieu de l'échancrure; antennes filiformes: corselet arrondi ou cordiforme; élytres grands, plans, un peu ovales, allongés; pattes assez grandes; tarses à articles triangulaires, cylindriques, bifides à l'extrémité : les deux premiers articles antérieurs chez les maies très-dilatés.

Les Licines sont des insectes de couleur sombre, affectionnant les terrains calcaires et élevés de l'Europe et du nord de l'Afrique. Nous indiquerons comme type le L. silphoides, Eabricius, qui habite les environs de Paris, et i qui, ainsi que la plupart des espèces qu'on place dans le même genre, a l'aspect général des Harpales, mais avec une forme plus aplatie.

Le genre Scalcs, Fischer de Waldheim («aXeuc, fossoyeur, Mcm de l'Acad. de Moscou, 1823), correspond à celui des Licinus.

Fi;,'. 327. — C. caiiideus.

2m« GENRE. - BADISTER. BADISTER. Clairville, 1808

Entomologie helvétique.

Bao\<TT«;, coureur.

fig. 328 -

— I). biptuti latu.i.

Tête arrondie, déprimée antérieurement; palpes à dernier article allongé, ovalaire, terminé presque en pointe; lèvre supérieure courte, étroite, échancrée; mandibules courtes, arrondies, très-obtuses; menton sans dent au milieu de l'échancrure; antennes filiformes; corselet cordiforme; élytres en ovale plus ou moins allongé; tarses à articles cylindriques, allongés, bifides au bout : les trois premiers articles antérieurs, chez les maies, dilatés.

Insectes de petite taille, de couleurs mélangées, se rencontrant sous les pierres et les débris des végétaux, dans les endroits humides. Toutes les espèces, au nombre d'une dizaine, sont européennes; leurs couleurs sont le. noir et le roux.

Le type est le Ii. bipustulatus, Fabricius, de Paris. Ce genre correspond à celui des Amblyques, Ambûjchus (xu£y-i:, obtus, Gyllenhall, Ins. Succica, 1810). LatreiUe réunissait les espèces de ce genre aux Licines.

M. Stephens a créé, sous la dénomination de Trimorphe, Trimorphus {--rf-:, trois; (j-op^Yi, forme, ///. Brit. entom., 1828), un groupe dans lequel le dernier article des palpes maxillaires externes est beaucoup plus long que les précédents, tandis qu'il est plus court que le troisième chez les véritales Badisters. Le type de ce groupe est le H. peltatus, Sturm, qui se trouve dans plusieurs parties de l'Europe.

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