GENRE. — OODES. OODES. Bonelli
Mémoires ilo L'Académie de Turin.
ftGii&rc, en forme d'œuf.
Fig.332. — 0 helopioiUes (pfout).
T£le triangulaire, rétrécie en arrière; palpes à dernier article allongé, ovalaire, tronqué au bout; lèvre supérieure transverse; mandibules peu avancées, légèrement arquées, assez aiguës; menton avec une dent simple dans son éebancrure; antennes filiformes; corselet trapézoïde, rétréci en avant, aussi large que les élytres à sa base; ceux-ci allongés, presque parallèles; pattes courtes ; tarses à articles cylindriques, bifides à l'extrémité : les trois premiers articles antérieurs dilatés chez les maies.
Les Godes se rapprochent beaucoup, par leur faciès, de certaines espèces d' Aviura, et surtout des A. vulgaris et commutas; mais ils en diffèrent beaucoup par leurs caractères génériques.
On en connaît une trentaine d'espèces propres A tous les pays; peu se trouvent en Europe, mais une y est très-répandue; c'est \'0. helojnoides, Fafbricius, qui se rencontre, mais rarement, auprès de Paris, et qui se trouve sous les pierres et les plantes pourries.
(Jc'eiuxieiue cWum
liMOIl •
CI1LV.MIIKS CBLMMDM. Brullê, 1834.
Histoire naturelle des Insecl s.
Corps moins aplati que chez les Licinides; tête peu volumineuse; corselet plus étroit que les élytres; lèvre supérieure courte, très-peu éebancrée; mandibules acérées au bout.
Ces insectes, ainsi que les Panagéides, son! ornes de jolies couleurs disposées sur un fond noir, brun, et la plupart du temps vert.
l'eu de genres, dont les quatre principaux sont ceux des Chkeniiis, Dinodes, Callistus et Vcrtagus.
1" GENRE. - CHL/ENTE. CHLjENWS. Bonelli, 1813.
Mémoires de l'Académie de Turin.
XXaiv*, manteau.
Fig. 555. — C. veluttnus.
Palpes à dernier article plus ou moins allongé; lèvre supérieure presque transverse, coupée carrément, ou plus ou moins échancrée; mandibules le plus souvent peu avancées, plus ou moins arquées, assez aiguës; menton avec une dent bifide au milieu de son échancrure; antennes filiformes ; tête presque triangulaire, rétrécie plus ou moins postérieurement; corselet souvent cordifornie, quelquefois trapézoïde; élytres en ovale plus ou moins allongé; pattes plus ou moins longues; jambes antérieures assez fortement échancrées; tarses plus ou moins allongés, les antérieurs, chez les mâles, à trois premiers articles dilatés.
Insectes de moyenne taille, parés ordinairement de couleurs métalliques très-brillantes, souvent ponctués ou granulés, et la plupart couverts d'un duvet court et serré; ils se tiennent habituellement sous les pierres et les débris des végétaux en décomposition, au bord des rivières et dans les endroits humides. Presque tous exhalent une odeur alcaline très-forte et désagréable. On en connaît environ cent cinquante espèces, qui sont répandues sur presque toute la surface du globe. L'Europe, l'Amérique septentrionale, l'Afrique, et surtout les parties méridionales de l'Asie, en nourrissent un grand nombre. Elles sont beaucoup plus rares dans l'Amérique méridionale, et l'on n'en a pas encore signalé comme propres à la Nouvelle-Hollande.
Ce genre Chlœnius étant très-nombreux en espèces, Dejean y a formé quatre divisions, que nous allons indiquer :
1° Espèces de grande taille, dont les élytres sont ornés de taches jaunâtres, et propres aux Indes orientales, à l'Ile-de-France, au Sénégal, etc.
Type, C. quadrinoiatus, Dejean, du Sénégal.
2° Espèces assez grandes, dont les élytres sans taches ont une bordure jaune ou seulement une marque de cette couleur à l'extrémité; particulières à l'Asie et à l'Europe.
Type, C. vehitinus, Duftschmid, des environs de Paris.
3° Espèces de moyenne taille, dont les élytres n'ont ni taches ni bordure; elles habitent Java, le cap de Bonne-Espérance, l'Amérique septentrionale, l'Europe, etc.
ï n très-grand nombre d'espèces, parmi lesquelles nous citerons le C. holosericeus, Sturm, et melanocornis, Sturm, toutes deux de Paris, la première entièrement noirâtre, et la seconde parée de couleurs métalliques, et rappelant les brillantes espèces étrangères à l'Europe.
I I ' lèvre supérieure fortement échancrée, et à mandibules très-avancées.
D est probable que ces espèces, qui ont le faciès des Chtienius, devront en être génériquement distinguées; on en indique trois espèces, deux de l'Amérique septentrionale, G. emarginatus, 8ay, et elegantulus, Dejean, et l'autre des Indes orientales, C. chlorodius, Megerle.
'2"* GENRE. - ÉPOMis. BPOMIS. Bonelli, 1813.
Mémoires de l'Académie de Turin.
E7r«»(Ai{, épaule.
i que triangulaire, ni peu rétréci» postérieurement; palpes A dernier article fortement
Fig. 334. — E. circumscriptus.
HISTOIRE NATURELLE
sécnriforme, plus dilaté dans les mâles; lèvre supérieure transverse, légèrement échancrée; mandibules courtes, légèrement arquées; menton avec une dent bifide an milieu de l'échancrure; antennes liliformes; corselet presque carré ; tarses antérieurs des mâles à trois premiers articles dilatés.
Ce genre, dont la forme est semblable à celle des ChUenius, n'en diffère que par la forme du dernier article des palpes. On n'en connaît qu'une dizaine d'espèces propres a l'Europe et à l'Afrique. Le type est le Carabus circumscriptus, Duftschmid, propre à l'Italie et aux provinces méridionales de la France, et que l'un des auteurs de cet ouvrage a trouvé une seule fois auprès de Paris, dans une île voisine des carrières de Gharenton.
5™ GENRE. — L1SSAUCHÈNE. LISSAUCHENUS. Curtis, 1832.
l'.nl. ning.
Aiido;, lisse ; au/jr.v, cou.
Palpes maxillaires allongés, a quatrième article conique, tronqué à l'extrémité : labiaux à dernier article grand, sécnriforme ; menton ayant une dent simple dans son éebancrure ; mandibules aiguës, la gauche la plus grande; labre transversal.
Ce genre, qui ne renferme qu'une espèce, L. ruftfctnoraïus, Mac Leay, de Java, est placé par cet entomologiste comme sous-genre des Pauaf/cus, et par Latreille à côté des Epomis.
4mc GENRE. — DINODE. DINODES. Bonelli, 1815.
Hémoires de l'Académie de Turin.
Aivio^n;, tourbillonnnnt.
fig. Sâ5. —
Tête presque triangulaire, un peu rétrécie postérieurement; palpes à dernier article peu allongé et légèrement sécnriforme; lèvre supérieure transverse, coupée carrément; mandibules peu avancées, légèrement arquées, assez aiguës; menton avec une dent bifide au milieu de l'échancrure; antennes liliiormes, légèrement comprimées; corselet presque carré ou arrondi; élytres convexes, parallèles ; pattes grêles; tarses an- W rieurs des mâles â I rois premiers articles dilates.
Très-voisin des Chlœnius, ce genre s'y trouve réuni par quelques auteurs. On en connaît quatre espèces; la plus remarquable est le D. rufipes, Bonelli, qu'on trouve dans le midi de la France, en Espagne, ru Grèce, et dont on a constaté également la présence au cap de Bonne- Espérance.
5™ GENRE. - CAI.1.ISTE CALLISTUS. Bonelli, 1813
Mémoires de l'Académie de Turin.
KxXXtaro;, iris-beau.
Télé presque triangulaire, un peu rétrécie en arrière; palpes â dernier article allongé, un peu ovalaire, terminé en pointe; lèvre supérieure transversale, légèrement échancrée; mandibules peu
avancées, un peu arquées, étroites, aiguës; menton avec une dent au milieu de l'échancrure; antennes filiformes, légèrement comprimées; corselet cordiforme; élytres en ovale allongé; tarses antérieurs des naâles à trois premiers articles dilatés.
Fig. 536. — C. lunatus (fortement grossi)
Fig. 357. — 4-pustulatus.
(grossi).
Ce genre, l'un des plus élégants de la famille des Carabiques, est composé de quelques espèces de petite taille, de couleurs variées et assez vives. Le type est le Carabus lunatus, Fabricius, que l'on trouve aussi très-rarement aux environs de Paris, et qui semble vivre en société sous les pierres et au pied des arbres.
6rae GENRE. — YERTAGUS. VERTAGUS. Dejean, 1
Species général des Coléoptères : Carabiques. Vertagus, lévrier.
Tête en losange; palpes à dernier article sécuriforme; lèvre supérieure presque transversale, courte; mandibules courtes, un peu arquées, aiguës; menton avec une dent simple; antennes filiformes; corselet trèsallongé, légèrement ovalaire ; élytres allongés, un peu plus larges vers l'extrémité; tarses antérieurs des mâles à trois premiers articles dilatés.
Ce genre, formé sur deux insectes, V. Buquetii et Schcenherri, Dejean, fJi-s parties equinoxiales de l'Afrique, a reçu le nom de Vertagus, lévrier, a cause de sa forme svelte et élégante.
-frire que Dejean (Cal. Col., 3e éd., 1857) range le
arc Octydrome, Octydroimu («muk, prompt; Spopuç, coureur), qui ne renferme qu'une espèce, 0. Bâcha, du cap de Bonne-Espérance, et dont les caractères génériques n'ont pas été publiés.
Fig. 538,
HISTOIRE NATURELLE
rANAGKIDKS. PA.\AGEW£. Brullé, 1834.
Histoire naturelle des Insectes.
Corps légèrement bombé, comparativement à ce qu'il est chez les Licinides; antennes à premier article gros, toujours épais et souvent plus long que chacun de ceux qui le suivent; mandibules très-fortes, arquées, dentées, terminées par une pointe très-acérée.
Cette division, sur laquelle M. de Laferlé-Sénectère a présenté dernièrement à la Société entomologique de France un travail encore inédit, et dont nous n'avons conséquemment pas pu profiter, ne renferme qu'un petit nombre de genres, dont le principal est celui des Panageus, à côté duquel viennent se ranger les Geobius, Loricera, etc.
1er GENRE — BRACHYGNATHE. BRACHYGNATHUS. Perty, 1850.
Delert. anim. art.
byj./jj;, court; paôç;, mâchoire.
Palpes versale, c
antérieurs à dernier article fortement sécuriforme ; lèvre supérieure courte, presque transoupée carrément ou légèrement échanerée antérieurement; mandibules un peu arquées, courtes, peu saillantes; menton avec une dent au milieu de l'échancrure; antennes filiformes;- tête assez petite; corselet ovalaire ; élytres courts, ovales, plus ou moins convexes.
Ce genre, auquel M. Oberleitner a donné le nom d'Eurysome, Eurysoma (lupu;, large; oupa, corps), qui a été adopté par Dejean {Spec, 1824), est formé sur des insectes très-brillants, d'assez grande taille, provenant de l'Amérique méridionale, et qui, par leurs caractères et leur forme, se rapprochent beaucoup des grandes espèces exotiques de Panageus. Le type est le H. fulgidum, Dejean, de la province de Saint-Paul, dans l'intérieur du Brésil. Le nom d' Eurysoma, ayant l'antériorité, devrait être préféré à celui de Brachygnathus, mais ce dernier est assez généralement adopté.
Fi^. Ô5'J. — /;'. fettiwm
2"e GENRE. - PLEUROSOME. PLEUROSOMA. Guérin-Méneville, 1844.
Magasin de toologie.
ri).£up'/v, côté; acoixa, corps.
Palpes à dernier article allongé, cylindrique; antennes filiformes, plus courtes que le corps; lèvre supérieure carrée, plus longue que large; menton avec une forte dent au milieu de son éeliancrure; tête petite; corselet cordifonne, plus large que long; élytres allongés, à peine sinués à l'ex (remité; corps ovalaire; tarses antérieurs a quatre premiers articles triangulaires et garnis de poils en dessous : le pénultième article très-COrdifonne.
Une seule espèce, le P. sulcatum, Guénn-Meneville, propre à la Nouvelle-Grenade, entre dans ce genre et offre de grands rapports avec les Brachygnathus, tout en ayant quelque analogie avec les Dyscolus.
3" GENRE. — PANAGÉE. PANAGEUS. Latreille, 1802.
Histoire naturelle des Insectes.
ITava^ia, sainteté.
Palpes à dernier article sécuriforme; lèvre supérieure transverse, très-courte, coupée carrément ou légèrement échancrée; mandibules arquées, courtes, très-peu saillantes; menton avec une dent bifide au milieu de son échancrure; antennes filiformes; tête petite, souvent rétrécie derrière les yeux; corselet plus ou moins arrondi; élytres un peu convexes, presque parallèles, assez allongés; pattes grêles; tarses antérieurs des mâles à deux premiers articles dilatés.
Les insectes de ce genre, qui se trouvent dans toutes les parties du monde, sont noirs, ornés de taches rouges ou jaunâtres et quelquefois d'une espèce de croix que l'on remarque sur les élytres. On n'en connaît pas un grand nombre d'espèces et ils sont rares partout. Les espèces étrangères à l'Europe, provenant du Sénégal, du cap de Ronne-Espérance, etc., sont d'assez grande taille, tandis que les espèces européennes sont généralement petites, et leurs élytres offrent constamment quatre taches régulières, rougeàtres, habituellement arrondies, formant un quadrille ou une espèce de croix dont l'effet est très-agréable à l'œil. Nous citerons comme type le P. crux-major, Sturm, qui se trouve souvent aux environs de Paris.
Fig. 3i0. — P. tomenlosus.
GENRE — DERCYLE. DERCYLUS. Castelnau, 1834.
Éludes entomologiques.
Étymologie incertaine.
Palpes à premier article renfle, le dernier court, légèrement dilaté en hache; tarses antérieurs A deuxième et troisième articles très-dilatés, tous carrés.
Ce genre, fondé sur une espèce brésilienne, D. ater, Castelnau, ne diffère pas très-notablement des Panagées. M de Castelnau n'en a vu que deux individus en mauvais état.
5™ GENRE. - COPTIE. COPTIA. Brullé, 1834.
Histoire naturelle des Insectes.
K-.-T(.), jn coupe.
Palpes maxillaires .■ dernier article ovalaire, tronqué très-obliquement à l'extrémité, semblant être terminé en pointe; labiaux a dernier article plus large, coupé presque transversalement; labre court, peu sensiblement échancré : tarses antérieurs des mâles à trois premiers articles dilates.
genre qui a beaucoup de rapport avec les Panagées, ne contient qu'une e pèce, le Panageua annotai Castelnau, provenant de Cayenne.
— G . pubescens.