‹ ColéopteresChapitre 13 sur 83 · Palœstrinu* aureus · texte numérisé non relu

Palœstrinu* aureus

Corps allongé, ailé; tête un peu plus large que le corselet, oblongue, convexe en dessus, profondément rétrécie à la base; yeux petits, peu proéminents; labre transverse, bilobé, corné, poilu sur les bords; mandibules fortes, armées de deux dents puissantes vers le milieu; mâchoires à lobe externe allongé, corné, coriace, el poilu à l'extrémité; palpes maxillaires très-courts, à premier article petit, second et troisième obeoniques : celui- < i «pais, le dernier plus court que le précédent, plus épais, presque globuleux, tronqué à l'extrémité; palpes labiaux à dernier article plus long que le précédent, cylindrique, tronque à l'extrémité; antennes filiformes, a dernier article émarginé à l'extrémité, et acuminé infeiieurement; corselet obroog, convexe; élytres tronqués à l'extrémité, à angle apical externe arrondi; abdomen très-long, subeylindiique; pieds grêles, à tibias postérieurs épineux; tarses postérieurs médiocrement allongés, les quatre premiers allant en décroissant de longueur : les antérieurs petits et les quatre premiers articles un peu dilates, pubescents en dessous.

Ce genre, qui se rapproche de ceux de la même division par le lobe externe de ses mâchoires allonge, s'en éloigne un peu par la structure de ses pattes. Il ne renferme, d'après Eriehson, que trois espèces, Ks Palœslrinus Syketiï, Eriehson, des Indes orientales; aureus (Staph.), l'abricius, . du royaume de Siam, et mutillarius, Westermann, du Bengale.

b°" GENRE. - CARANISTE. CARANISTES. Erichson, 1810.

Ceuert el Species Sbpbjliuorum.

Kapaviarr,;, qui coupe la 1 v I o

Corps allongé, ailé; tète plus glande que le corselet, grosse, fortement rétrécie à la luise; yeux petits, a peine proéminents, ovalaires, obliques; labre transversc, bilobé, corné, fortement soyeux; mandibules fortes; mâchoires à lobe externe très-court, extrémité avec quelques poils; palpes labiaux et maxillaires à premier article petit, second et troisième légèrement ôbconiques, presque i\. quatrième un peu plus long, cylindrique, comprime à l'extrémité, tronqué; antennes filiformes, comprimées à l'extrémité; corselet plus èlroil que les êlytres; ècusson triangulaire; èlytres arrondis i l'extrémité; abdomen un peu rétréci vers sa terminaison; pieds à cuisses intermédiaires, peu distantes; tibias tous épineux; tarses antérieurs dilatés, postérieurs déprimés, à quatre premiers articles allant en décroissant de longueur.

Ce genre, qui ne comprend qu une espèce provenant du Bengale, le Caranistes Westemuami, Erichson, se distingue des vrais Slapbylins par la structure de ses tarses cl par l'extrémité tronquée de ses palpes maxillaires.

G"" GENRE.- STAFI1YLIN. STAPIIYLLWS. Linné, 1758. SyJUma nature, 10* ni.

Staphylinus, Staphylin.

Corps assez grand, allongé, ailé; tête suborbiculaire ou carrée, égalant presque en largeur le corse Ici, découverte, attachée au corselet par une sorte de col étroit; labre corné, transverse, bilobé, membraneux ou un peu coriace sur les bords; mandibules fortes dans presque toutes les espèces, mVhoiresà lobe intérieur trapézoïdal, poilu en dedans, à lobe externe, à base obeonique et coince, et à extrémité poilue, eoriaeée, plus longues que les palpes; palpes maxillaires liliformes, à premier arlicle petit, second plus allongé, dernier à extrémité aeuminée; lèvre à menton transverse; languette courte, sinuée au milieu, membraneuse; paraglosscs coriaces, ciliés intérieurement, dépassant en lot.gueur la languette; palpes labiaux à dernier article plus long que les autres, ouacuminé, ou tronqué à l'extrémité; antennes insérées en avant de la base des mandibules, un peu plus courtes que la [été et le corselet réunis, à premier article légèrement allongé; corselet arrondi à la base, tronqué à l'extrémité, à angles antérieurs presque toujours droits; ècusson triangulaire arrondi; élylres, ou arrondis à l'extrémité, ou obliquement tronqués en dedans; abdomen presque constamment parallèle; pieds à cuisses intermédiaires plus ou moins éloignées; tarses postérieurs liliformes, à premier article un peu allongé : la plupart des antérieurs a quatre premiers articles dilatés, formant une palette ovale, spongieux-tomenteux en dessous.

Le genre Stapbylin de Linné a été considérablement restreint par les entomologistes modernesi rar il forme à lui seul toute la famille des Stàphylinieas, et l'on ne laisse plus, à l'exemple d'Erichsoh, dans le genre Staphylimu proprement dit, que les plus grandes espères de la famille, tandis que celles que Dejean désignait sous la même dénomination forment le groupe des Philonlhus. Ainsi composée, cette coupe générique renferme encore plus de cent espèces, dont les formes sont Irès-variees, et qui se distinguent principalement par leurs tarses postérieurs non aplatis, leurs mâchoires à lobe externe allongé et leurs cuisses intermédiaires plus OU moins rapprochées. Chez les mâles l'extrémité du sixième segment de l'abdomen est. intérieurement, émarginée ou in- . el la lêle est un peu plus grande que dans les femelles. Les Staphylins semblent habiter '.ouïes les parties du monde; on en a observé partout, aussi bien au Groenland que dans les contrées iquinoxialcs. Ils sont, en général, d'une taille assez grande, quelquefois moyenne, el rarement pe-

liie. Leur coloration, de même que celle de la plupart des espèces de la même famille, est assez sombre; toutefois, il eu est quelques-unes, surtout dans les pays chauds, qui présentent un éclat métallique plus ou moins brillant. On les trouve dans l'intérieur des cadavres des animaux, dans les bouses, dans les champignons, sons les mousses, cl quelquefois même sous les pierres. M. Water-

I ouse a fait connaître la larve d'une espèce que l'on a rangée dans ce genre sous le nom de Staphylinus trittis, et que l'on doit rapporter au Quedius fulitjinosus : nous en parlerons ailleurs.

M. L i Dufour (An. Se. nat., 1824) a donné les détails analomiques suivants sur les organes

de la digestion de diverses espèces qui rentraient anciennement dans ce genre. « Dans les Slaphy- Ihiiis proprement dits, écrit-il, le canal alimentaire a tout au plus deux fois la longueur de l'Insecte.

II n'offre de différence essentielle avec celui desCarabiques et Dytisciens que l'absence d'un jabot. L'œsophage, qui est presque capillaire, conserve un diamètre uniforme jusqu'à soh embouchure dans

sier. Celui-ci, logé dans le mésothorax, est ellipsoïde ou oblong, roussàtre, et ses parois ont une consistance élastique. 11 est garni en dedans de quatre arêtes brunes, allongées, faiblement cornées, composées d'une imbrication de dents très acérées, sétiformes, dont les pointes, disposées en brosses, sont dirigées vers l'axe de l'organe. Ces arêtes sont creusées en gouttière et effilées en avant, où elles convergent pour la formation d'une valvule. Chacune d'elles parait, au moins dans les quatre espèces étudiées et dans le Staphytinus politus, figuré par Ramdohr. divisible en plusieurs lanières garnies de soies. Le ventricule chylifique est hérissé de papilles un peu moins prononcées que celles des Dijliseus ; elles sont plus longues et plus uniformes, dans VOeypus olens et le Staphytinus pot'uus, que dans le Slapli. erylropterus, où, vers la fin de l'organe, elles ressemblent à des granulations. Dans le Staph. punctati3simus, les papilles se présentent sous la forme de granulations arrondies, terminées par un petit bec que la loupe seule rend sensible dans les contours de l'organe. Vers la partie postérieure de celui-ci, elles sont plus rares, plus grêles, plus saillantes. Ces papilles, surtout les granuleuses, qui sont très-apparentes dans l'Insecte vivant ou tout récemment mort, s'effacent presque tout à fait après une demi-heure de macération. L'intestin grêle est filiforme, plus ou moins flexueux. Le cœcum forme, dans les Staph. olens et punctatissimus. une dilatation très-distincte, ovale, arrondie : il est allongé et moins ample dans les autre' espèces.

ure, comprenant un grand nombre d'espèces, a dû être séparé en plusieurs groupes par les entomologistes modernes, mais nous n'adopterons pas ces diverses coupes génériques, qui ne semblent reposer que sur des caractères peu importants et qui ne sont pas constants. Toutefois, nous indiquerons les douze divisions créées par Erichson, qu'il désigne sous le nom de fani'Ues, et que nous nommerons sous-genres.

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