‹ ColéopteresChapitre 67 sur 83 · Ztnilhicola · texte numérisé non relu

Ztnilhicola

uuitralif.

Très-voisin des Ytotis, ce genre en diffère par ses antennes a dernier article de la massue plus long que large, arrondi à l' extrémité; par sa lete proportionnellement plus petite, à yeux moins saillants, plus finement grenus; par ses palpes maxillaires à dernier article aplati, en triangle renversé, plus long cpie large et de la même forme que le dernier article des labiaux; par son prosternum a bord postérieur écliancré; par son mésosternum faisant sur la ligne médiane une saillie qui pénètre dans l'échancrure du prosternum, et par son abdomen composé de six segments apparents.

La seule espèce connue est le Zenithicota australis, Spinola, de la Nouvelle Hollande, qui a le corps et les pattes couleur d'airain, brillants d'un bel éclat métallique.

55™ GENRE. — TARSOSTÈNE. TAIISOSTENUS Spinola, 1844.

Essai monographique sur les Clénk'S.

Ta:o-.;, tarse; a:vi:;. étroit.

Fig. 177. — Tarsoilenus unuitlatus.

Tête, yeux et insertion des antennes comme dans les Noloxus; antennes de onze articles : le premier épais, subcylindrique, les deuxième à huitième mioces, faiblement obeoniques : les trois derniers formant une massue étroite, allongée, a articulations bien distinctes; palpes comme dans les Notoxes; corselet cylindrique; prosternum à peine un peu plus court que le tergum, sans éebancrure en avant; métasternum renflé; abdomen à peine plus long que la poitrine, à segments entiers; écusson très-petit, ponctiforme; élytres longs, étroits, entourant l'extrémité de l'abdomen; pattes minces, de moyenne longueur; fémurs cylindriques : les postérieurs n'atteignant pas l'extrémité de l'abdomen; tibias droits; tarses minces, allongés de quatre articles, sans rudiments de l'article avorté : les postérieurs aussi longs que les tibias de la même paire de pattes, les trois premiers articles plus longs que larges, peu dilatés à l'extrémité, tronqués ou faiblement écliancrés, non bilides en dessus, velus en dessous et munis d'un appendice membraneux très-court, entier, quatrième article aussi long que les trois autres réunis, terminé par deux crochets simples, minces, peu arques.

Le genre Tarsostcmis ne renferme qu'une seule espèce, propre à l'Europe méridionane, et qu'on rencontre même dans les environs de Paris, et qui avait reçu de Rossi le nom de Clous univitiatus. Les antennes de cet Insecte sont fauves, avec la massue noirâtre; le labre, les palpes, les tarses et les tibias fauves; la tète, le corselet, les élytres et l'abdomen noirâtres; chacun des élytres offre, uu peu au delà du milieu, une bande transversale blanche, droite, mince; il y a des poils blanchâtres sur diverses parties du corps.

56"' GENRE. - ÉRURIPHORE. EBURIPIIORA. Spinola. 1844.

Essai monographique sur les Clériles. Ebur, ivoire; çopc;, porlcur.

Antennes distantes, insérées au devant des yeux, en face et en dehors de l'écliancrure oculaire, de onze articles : les huit premiers comme chez les Tarsotenus, et les trois derniers formant une massue aplatie, à articulations très-distinctes; yeux petits, distants, transversaux, peu saillants, finement grenus, échancrésen avant; lahre bilobé; palpes maxillaires de quatre articles : le premier très-court, les deux suivants subcylindriques, le dernier très-grand, aplati, en triangle curviligne et de même forme que le dernier des labiaux; corselet, écusson et élytres comme dans les Clerus; pattes moyennes, simples; fémurs antérieurs très-épais : postérieurs n'atteignant pas l'extrémité de l'abdomen; tibias minces, droits; tarses de quatre articles mobiles : le premier un peu comprimé à son origine, les deuxième et troisième presque égaux, courts, dilatés, fortement bifides en dessus, et munis en dessous d'un appendice bilobé, fendu dans presque toute sa longueur, dernier de la longueur du premier, armé de deux crochets éperonnés près de la base, terminé en pointe simple; les rudiments de l'article avorté peu apparents, dépourvus d'appendice.

Une seule espèce, VEburiphora Rcicliei, Spinola, de Madagascar.

57me GENRE. - TRICHODE. TRICHODES. Fabricius, 1792.

Systema Eleuiheraloruro, (. I.

0pii;, Tpt/c;, poil ; S'Epïl, col.

Antennes distantes, insérées au devant de la tête, en face de l'écliancrure oculaire, courtes, épaisses, de onze articles : le premier très épais, cylindrique, les deuxième à huitième obeoniques, le troisième étant le plus grand de tous, et les suivants diminuant rapidement en longueur sans augmenter en épaisseur, les trois derniers aplatis, dilatés, formant ensemble une massue dont les articulations sc-nt distinctes, quoique très-serrées, le dernier article presque aussi long que les deux précédents réunis, subquadrilatère, transversal; yeux de moyenne grandeur, saillants, finement grenus, distants, transversaux, fortement échancrés en avant; tête ovalaire; mandibules moyennes; languette membraneuse ou charnue; menton presque carré; mâchoires libres à la base, embrassant le menton; palpes maxillaires insérés dans une échancrure extérieure de la mâchoire, de quatre articles : les trois premiers subcylindriques, à peu près de la même épaisseur, le premier très-court, le deuxième plus long que le troisième, le dernier aplati, non dilaté, en triangle renversé, plus long que large; palpes labiaux insérés un peu en avant de la petite plaque triangulaire cornée de la languette, de trois articles : le premier très-court, cylindrique, le deuxième mince, allongé, faiblement obeonique, le dernier très-aplati, très-dilaté, en triangle presque équilatéral; corselet comme dans les Clerus; écusson petit, ponctiforme; élytres entourant l'extrémité de l'abdomen, coupes carrément et relevés perpendiculairement à la base, à extrémité ordinairement arrondie; prosternum moitié plus court que le tergum; mésosternum s'avançanl un peu en pointe entre les hanches de la première paire; métasternum plus ou moins renflé; abdomen assez long; ventre convexe, à derniers segments de formes différentes suivant les sexes; pattes fortes, de moyenne longueur; fémurs épais : les postérieurs n'atteignant pas l'extrémité de l'abdomen; tibias toujours droits dans les femelles, souvent de même dans les mâles; tarses à quatre articles visibles en dessus : ces trois premiers plus ou moins bifides en dessus, munis en dessous d'un appendice membraneux, tronqué ou faiblement échancré, ou divisé en deux lobes oblongs, le dernier terminé par deux crochets simples laminiformes : premier article des tarses postérieurs aussi long ou plus long que les deux intermédiaires pris ensemble.

Dans quelques mâles de certaines espèces, les paltes postérieures acquièrent desdimensions anormales; alors les fémurs sont très-renflés; les tibias se couchent en dedans; l'épine externe de leur extrémité tarsienne s'allonge beaucoup et prend la forme d'un crochet comprimé latéralement et recouché en arrière, et sa longueur dépasse toujours celle de l'épine interne, égalant quelquefois même celle du premier article du tarse. Mais il en est de ce développement excessif, comme de la plupart des différences sexuelles qui sont en dehors des organes génitaux eux-mêmes, et il varie beaucoup en intensité. Très-remarquable chez quelques individus, il est très-faible dans d'autres. C'est à cause de cette particularité que M. Hope(1841, Colcopterisi Manual, t. 111) avait proposé d'appliquer au genre Trichodes le nom de Pachijscelis (t;*^;, épais; oxtXiç, cuisse); mais cette dénomination «'a pas été adoptée.

Fig. 178. — Trichoàts ah'taxiui. Fig. 179. — Trichodes apxariui.

Le genre Trichodes, qui est généralement adopté, a été créé par Fabricius; Latreille, en s'en rapportant à ce qui avait été fait par Geoffroy, lui applique le nom de Clerus; mais cette dénomination a été rejetée.

Les Insectes de ce groupe générique se ressemblent beaucoup entre eux, tant par l'analogie de leurs formes que par la couleur, ainsi que par les dessins de leur manteau, et ils sont des plus élégants parmi nos Coléoptères indigènes. Le corps est toujours d'une teinte obscure, noire, violette, bleue ou verte, avec les élytres rouges ou jaunes, et tachés ou fasciés de la teinte obscure générale, ou bien avec des élytres de la couleur du corps, tachés ou fasciés de rouge et de jaune. Cependant ces différentes combinaisons sont assez tranchées et assez constantes en même temps pour fournir d'assez bons caractères spécifiques. A leur état parfait, ces Coléoptères se trouvent constamment sur les fleurs, et diffèrent en cela notablement de la plupart des autres Clériens que l'on ne rencontre guère que sur ou dans l'intérieur du bois. Leurs larves, si l'on peut généraliser d'après les observations faites sur une espèce européenne, sont carnassières. Schœffer et Réaumur oui étudié les métamorphoses d'une espèce de ce genre, que Réaumur indique sous le nom de Trichodes alvearitu, mais qui, toutefois, d'après la ligure même qu'il en donne, doit être rapportée au Trichodes apiaritu. Cette larve a été trouvée dans le nid de l'Abeille maçonne, Megachile muraria, Latreille. « Tout son corps, dit Réaumur, est d'un fort beau rouge d'une nuance plus forte que la couleur de rose; il est ras : quelques poils seulement y sont semés par-ci par-là. Sa télé est noire, écailleuse et armée de fortes dents capables, comme celles des Abeilles maçonnes, d'agir avec succès contre le mortier des nids. Elle a six pattes écailleuses, et son anus peut lui servir d'une septième patte; près de l'extrémité du corps, on remarque deux crochets écailleux : la concavité de l'un est tournée vers celle de l'autre. Lorsque le Ver rouge se dispose à se métamorphoser, il fait un retranchement dans une cellule au moyen d'une toile plaie bien tendue qui a l'épaisseur et la consistance du parchemin, et dont la couleur est d'un brun plus clair que. le café, il tapisse de soie de même couleur les parois du logement auquel il est restreint. >> M. Spinola fait observer que c'est probablement par erreur que Réaumur indique comme habitation de la larve des Trichodes les ruches de l'Abeille maçonne; car il est certain que les larves du Trichodet apiarius se trouvent de préférence dans les ruches des Abeilles mellifères, et il est peu probable qu'elle aille dans le nid d'une Abeille maçonne

sans y êlre contrainte par une force majeure; car il y a trop de différence entre la substance d'un gâteau de cire et celle d'un mortier de maçonnerie pour supposer dans la larve du Coléoptère, qui se nourrit presque uniquement de miel, et, par exception, des larves des Abeilles, l'indifférence du eboix. Le savant entomologiste génois, après avoir regretté que les observations incomplètes de Réaumur n'aient pas été étudiées depuis lui, ajoute : « La toile de la coque est-elle une pellicule homogène? Dans ce cas, il n'est pas facile de comprendre comment une substance liquide peut former, en se séchant, une cloison plane et tendue, si elle n'a pas été collée contre une surface assez solide pour lui servir de modèle et d'appui. Cette toile n'aurait-elle pas commencé par être un assemblage de fils croisés en divers sens? Cet assemblage n'aurait-il pris les apparences d'un parchemin qu'au moyen d'un enduit surajouté? Les soies qui tapissent les parois ne conservent-elles leur apparence soyeuse que parce qu'elles y sont dégagées de cet enduit? Est-il probable que les liquides qui se solidifient, l'un en couches planes et l'autre en fils allongés, soient originairement les.mêmes? Y a-t-il dans ce cocon une véritable hétérogénéité des substances ou un simple héléromorphisme? » On voit, d'après ce que nous venons de transcrire, que, dans ce cas, comme dans tant d'autres points de l'histoire naturelle, de nouvelles observations sont encore à faire, et que, sans aller bien loin chercher le sujet de nos études, nous pouvons en prendre autour de nous. En effet, le Trichodcs apiarius se rencontre assez communément dans presque toute l'Europe, et sa larve doit se trouver souvent dans les ruches des Abeilles que nous élevons en domesticité.

L'anatomie de deux espèces de ce genre, les Trichodes alvearius et apiarius a jeté faite par M. Léon Dufour; nous nous en sommes occupé dans nos généralités sur la famille.

On connait aujourd'hui près de trente espèces de Trichodes, quoique M. Spinola n'en indique que dix-neuf dans sa Monographie des Clérites; sur ce dernier nombre, quatorze appartiennent au bassin de la Méditerranée, si l'on comprend dans ce bassin la mer Noire et ses annexes; deux d'entre elles (Trichodes alvearius et apiarius) sont communes dans toute l'Europe, mais une seule, toutefois, en Angleterre; la Perse occidentale en possède une (T. zébra, Faldermaun), qui appartient aussi probablement au bassin de la mer Noire. On en connaît une (T.aulicus, Dejean) du cap de Bonne-Espérance, et trois (T. apivorus, Germar; Nathalli, Say, et ornants, Say) ont été recueillies dans l'Amérique septentrionale. 11 n'y en a pas de l'Océanie; car les Insectes qui en proviennent, et que l'on avaient rangés dans ce groupe, se rapportent à d'autres genres.

Les deux espèces les plus connues, et que, pour ce motif, nous croyons devoir décrire brièvement, sont : 1° le Trichodes apiarius, Fabricius; il est long de 7 lignes et large de 2 lignes 1/2; très-velu, d'un beau violet; élytres rouges, avec deux bandes transversales, et une tache près de l'extrémité d'un noir violet; la première de ces bandes est située vers le tiers de l'élytre, l'autre vers les deux tiers, et la tache transversale sur la suture, mais ne touchant pas au bout de l'élytre, et 2° le Trichodes alvearius. Fabricius, un peu plus petit, en général, que le précédent, et n'en différant qu'en ce qu'il est plus velu, et surtout que la tache transversale des élytres est terminale. Dans son Catalogue des Coléoptères, M. Gaubil en signale quatorze espèces comme propres à l'Europe et à l'Algérie.

3S™ GENRE. — AULIQUE. AULICUS. Spinola, 1841.

Revue zoologique de Guérin-Méneville.

AuXlMfi aulique.

Antennes distantes, insérées au devant de l'échancrure oculaire, de onze articles : les trois derniers aplatis, dilatés, formant, réunis, une massue a articulations très-distinctes, assez allongée : le dernier article en ovale, terminé en pointe, plus long que chacun des deux précédents, moindre que les deux pris ensemble; tète ovalaire; labre et chaperon un peu moins avancés que dans les Trichodes; yeux distants, transversaux, réniformes, largement échancrés en avant; palpes maxillaires de quatre articles, le dernier aplati, dilaté, en triangle renversé : labiaux de trois articles, le dernier à peu près de la même forme et de la même grandeur que le dernier des maxillaires; fosses 25 33 .

Aulicus

coxales couvertes: écusson moyen, en ovale transversal; élytres parallèles, arrondis, entourant l'extrémité postérieure de l'abdomen; ventre faiblement convexe, à derniers segments entiers; pattes moyennes, simples; fémurs postérieurs non renflés, ne dépassant pas l'extrémité des élytres; tarses à quatre articles visibles en dessus, les trois premiers bifides en dessus, et munis en dessous d'un appendice membraneux, éclianeré; crochets tarsiens simples.

Le genre Aulicus, créé par M. Spinola, se rapproche beaucoup des Cleriit par son faciès, et s'en éloigne, au contraire, par la structure des derniers articles de ses palpes. On n'y comprend que deux espèces, lesylii/icws IScro, Spinola, du Mexique, et inslabilis, Spinola, de la Nouvelle-Hollande.

59"" GENRE. - MUISCE. MUISCA. Spinola, 1844.

Essai monographique sur les Clérites.

Muitcas, ancienne peuplade du plateau de Bogota

Palpes maxillaires et labiaux moins visiblement larges que longs.

Ce genre ne diffère de celui des Aulicus que par les caractères que nous venons d'indiquer; en effei, les derniers articles des quatre palpes <les Auliques sont aussi larges ou plus larges que

longs.

La seule espèce placée dans ce genre est la Muisca bilœniata, Spinola, qui provient de la Colombie.

40™ GENRE. - PLATYCLÈRE. PLATYCLERUS. Spinola, 1841.

Revue zoologique de Guérin-Méneville.

nXaru;, large ; Clerus, clairon.

Antennes très-distantes, insérées au devant des yeux, de onze articles : le premier épais, cylindrique, les deuxième à huitième minces, effilés, très-faiblement obeoniques, le troisième le plus long de tous, les autres diminuant progressivement en longueur, sans augmenter sensiblement en épaisseur, les trois derniers aplatis, dilatés, formant une massue allongée, a articles très-détachés, le dernier plus grand que le pénultième, mais moindre que les deux précédents réunis, en ovale allongé, et à extrémité obtuse; yeux moyens, finement grenus, saillants, transversaux, réniformes; tête courte, large, à vertex peu apparent, et à front en rectangle transversal; labre large, profondément éebancré; palpes maxillaires de quatre articles : labiaux de trois, les derniers articles de chacun d'eux en triangles rcctilignes renversés, et de même grandeur; corselet aussi large que long; prosternum peu éebancré en avant; mésosternum plan; mèlasternum peu renflé; abdomen large, court; ventre nlan; élytres entourant l'extrémité de l'abdomen; pattes courtes, fortes; fémurs épais; tibias antérieurs arqués, les autres droits, tarses beaucoup plus courts que les tibias, de quatre articles apparents : les trois premiers comprimés latéralement, bifides en dessus, et munis, en dessous, d'un appenuVe éebancré ou bilobé, dernier article plus long que le pénultième, plus court que les trois autres réunis, terminé par deux crochets simples.

Le genre Platyclcrus est surtout remarquable par l'aplatissement et la largeur de son corps; un bon caractère qui peut le distinguer des autres Clériens se trouve dans ses fosses coxales fermées. M. Spinola, le créateur de ce groupe générique, n'y place que deux espèces, ses Platyclerus planatus, et elonqatus, de Madagascar

Fis. 1. — Aclierusia Childreni

Fig. 2. — Buprestis attenuata.

Pig. :î. — Baprestu quodriFoveaia.

Fig. 4. — liiioiln Caillaudi.

Fig. f>. — Chrrsochroa Dunueti.

41"» GENRE. — PIILOIOCOPE. PULOIOCOPUS. Guérin-Méncville, 1 8 4 1

Iconographie du Rogne animal de Carier.

4M.oioc, écorce; xoirru, je coupe.

Antennes distantes, insérées au-dessous et en face de l'échancrure oculaire, aussi longues que la tête et le corselet réunis, de onze articles : le premier épais, cylindrique, les deuxième à sixième moitié plus petits, obconiques, à peu près égaux entre eux, les deux suivants de la même forme, mais diminuant en longueur sans augmenter en épaisseur, les trois derniers un peu aplatis, dilatés au côté interne, formant ensemble une massue allongée, sécuriforme, le dernier étroit, allongé, toujours plus long que les deux autres réunis, quelquefois très-grand, a extrémité arrondie; jeux grands, latéraux, distants, peu proéminents, largement écliancrés en dessous; tête ovalairc, à vertex très-court, non rétréci en arrière, à front large, plan, à face très-courte; labre bilobé; palpes maxillaires de quatre articles : le premier court, rudimentaire, le deuxième allongé, subcylindrique, le troisième d'un tiers plus court, le dernier très grand, aplati, dilaté en triangle recliligne renversé, de même que le dernier des labiaux : ceux-ci ayant trois articles; prosternum plan, fortement échancré en avant; fosses coxales rondes, ouvertes postérieurement; poitrine peu renflée; écusson petit, arrondi; élyjres entourant l'extrémité de l'abdomen, ne dépassant pas en longueur le corselet, à base droite; pattes moyennes; fémurs postérieurs ne dépassant pas l'extrémité des élytres; tibias droits; tarses épais, de quatre articles visibles en dessus, les rudiments d'un premier article n'étant apparents qu'en dessous, dernier article un peu plus long que le pénultième, dilaté vers l'extrémité, sans appendice, armé de deux crochets simples.

On n'indique que deux espèces de ce genre, et elles proviennent du Sénégal; ce sont les Phlo'iocopus tricolor, Guérin-Méneville, et Buquelii, Spinola, la première qui avait été rangée antérieurement dans le genre Clerus, et la se, onde dans celui des Notoxus.

42™ GENRE. — ÉNOPLIE. ENOPLIUM. Latreille, 1802

Histoire naturelle des Crusiacés el des Iusecles. Ev-,->.:;, armé.

Antennes distantes, insérées au devant de l'échancrure oculaire, de onze articles : le premier grand, épais, obeonique, un peu arqué, les deuxième à huitième moitié plus minces, courts, grenus ou obconiques, diminuant progressivement en longueur, et augmentant en épaisseur, les trois derniers formant ensemble une massue aplatie, serriforme, plus longue que le reste de l'antenne, les deuxième et dixième à peu près égaux entre eux, en triangles renversés, plus longs que larges, dilatés en dedans, le dernier plus grand que chacun des deux précédents, en spatule étroite, allongée, à manche raccourci; yeux distants, peu saillants, latéraux, faiblement écliancrés; tête ovalaire, à vertex très-court, à front large, se confondant insensiblement avec la face; labre large, échancré, court ; mandibules à arête interne armée d'une petite dent peu distante de la pointe apicale; mâchoires embrassant la base du menton; palpes maxillaires de quatre articles : le premier très-petit, peu apparent, les deuxième et troisième minces, obconiques, le dernier aplati, en triangle renversé, étroit, deux fois au moins plus long que large; palpes labiaux au moins aussi grands que les maxillaires, de trois articles : le premier court, obeonique, le deuxième deux fois plus long, faiblement obeonique, le dernier de même forme que le dernier des maxillaires, mais plus grand et moins allongé proportionnellement; menton corné, semblant d'une seule pièce; corselet subcylindrique, à côtés

Fig. 181. — Enoplium quadripunclatum.

faiblement arqués; prosternum large, un peu concave, largement échancré en avant, plus court que le tergum; Fosses coxales situées un peu au delà du milieu, Irès-rapprochées, entièrement ouvertes en arrière; mésosternum prolongé en avant en un demi-lobe cylindrique; métaslcrnum peu renflé; abdomen faiblement convexe; écusson petit, en demi-cercle; élytres entourant l'extrémité de l'abdomen, uniformément convexes, à cotés droits, parallèles, à extrémité arrondie; pattes moyennes; fémurs postérieurs ne dépassant pas l'extrémité de l'abdomen; tibias droits; tarses de quatre articles seulement en dessus: les trois premiers triangulaires, comprimés à l'origine, dilatés et tronqués a l'extrémité, munis, en dessous, d'un appendice membraneux entier dont la grandeur est proportionnée a celle de l'article, le premier plus long et plus effilé que le deuxième : celui-ci beaucoup plus grand que le troisième, cl l'embrassant dans tous les sens, au point de le cacber souvent entièrement, les rudiments de l'article avorté visibles au-dessous du premier article mobile, dernier article dépourvu d'appendice membraneux, et terminé par deux crochets simples ou unidentés.

Le genre Enoplium a été fonde par Latreille pour un petit Coléoptère de l'Europe méridionale, qu'Olivier et Rossi avaient décrit et figuré en 1790; le premier sous le nom de Tillus serralicornis, nom qui a été adopté par Fabricius, et l'autre sous la dénomination de Dermcstcs dentatus. Tous les entomologistes ont admis ce groupe générique, et ils y ont placé plus de vingt espèces; mais M. Spinola fait observer qu'il a dû en distraire un Monopbylle, une Platynoptère, trois lclinées, deux Orthopleures et douze Pélonies, et il n'y laisse plus que deux espèces seulement. Peut-être l'entomologiste italien a-t-il été trop loin, et aurait-il du réunir ses Pelonium aux Enoplium, puisqu'il convient lui-nu'me que ces deux groupes ont un grand nombre de caractères communs. M. Klug, dans sa Monograpbie, réunit a ce genre plusieurs groupes génériques voisins, et il y comprend cinquante espèces.

Les Enoplics sont de jolis Insectes de taille moyenne, pourvus d'ailes, et que l'on rencontre sur les Heurs, ainsi que sur le bois. Le type est \' Enoplium serraticorne (Tillus), Olivier, qui est long de 2 lignes 1/2, et large de 1/2 ligne; il est très-ponetué, pubescent, noir, avec les élytres testacés; il babite presque toute l'Europe méridionale, mais il est assez rare. La seconde espèce est YEnoplium quadripunctatum, Say, de l'Amérique septentrionale. M. E. Blanchard, dans le Voyage de H. Al. D'Orbigny, en fait connaître quatre nouvelles espèces, propres à l'Amérique méridionale.

Une espèce de ce genre, tel qu'il avait été anciennement compris, a reçu de Scbœffer (1777, Elan. ait. Appcmlix) le nom générique de Dcrmcsioiiles (Dcrnicstcs, Dermeste; «Jo;, aspect).

45"" GENRE. — PÉL0N1E. PELONIUM. Spinola, 1844

Essai monographique sur la tribu des Génies. Anagramme ilu mot Enophum.

Antennes de onze articles, terminées par une massue Inarticulée, en scie ou en peigne, et ayant de commun avec les Enoplium la longueur remarquable de celte massue; yeux réniformes, transversaux, plus ou moins grenus, saillants; écusson ordinairement petit, en demi-cercle, quelquefois plus large, en demi-ovale, transversc; élytres uniformément convexes, a côtés parallèles en partant de la base, et commençant à devenir convergents vers l'extrémité; tarses à premier article toujours visible en dessus, quelquefois apparent en dessous, parfois entièrement avorté, à pénultième article aussi grand ou plus grand que le précédent.

Tels sont les caractères qui, suivant M. Spinola, différencient ce genre de celui des Enoplium. Les Pélonies, qui, toutes, sont propres au nouveau continent, présentent des différences très-frappantes dans leur faciès, qui tantôt les rapproche des Clcrus, tantôt des Noioxus, et tantôt les fait ressembler aux espèces du genre Tcncrus. Comme types, nous citerons le Pelonium pilosum, décrit pour la première fois par Forster, qui le rangeait dans le genre Lampyris, et placé par Dcjean dans le groupe générique des Enoplium; c'est un Insecte de l'Amérique septentrionale, chez lequel les antennes, le corps et les pattes sont noirs, avec le dos du corselet rouge, les élytres présentant deux raies sinuées noires, et le Pelonium collare (Enoplium), Dejean, de Carthagène. La

plupart des espèces, qui appartiennent presque exclusivement à l'Amérique tanT méridionale que septentrionale, ont été décrites, pour la première fois, par M. Spinola, dans sa Monogra-

Fig. 182. — Pehnium amabile.

Fig. 183. — Pelonium trifasciatum.

phie des Clérites. M. Spinola en indique vingt-cinq espèces, mais l'on en connaît un plus grand nombre aujourd'hui

W" GENRE. — STÉNOMÈRE. STENOMERA. H. Lucas, 1850.

Annales de la Société entomologique de France. 2t6voç, étroit; pepoç, partie.

Fit

. 184. — Slenomera Blanchardii.

Tête plus longue que large, sensiblement excavée entre les antennes, avec son bord antérieur transversalement concave; lèvre supérieure petite, beaucoup plus large que longue, ayant son bord antérieur fortement creusé transversalement; mandibules petites, saillantes, robustes, non recouvertes par la lèvre, plus longues que larges, à extrémité terminée en pointe, non échancrée; palpes maxillaires allongés, assez robustes, à premier article le plus grand de tous, le deuxième très-petit, le troisième, ou terminal, plus grand que le précèdent, renflé dans sa partie médiane, tronqué à son extrémité; palpes labiaux courts, grêles, avec l'article terminal grand, légèrement renflé dans son milieu, à extrémité terminée en pointe tronquée; yeux très-renflés, saillants, arrondis; antennes beaucoup plus longues que la tête et le corselet réunis, composées de onze articles : le premier assez allongé, le deuxième beaucoup plus court, noduleux, les troisième à septième très-courts, très-serrés entre eux, de manière que le troisième et le quatrième semblent réunis, les quatre derniers sont très-allongés, en dents de peigne dans les mâles, fortement en dents de scie dans les femelles; corselet plus 'jarge que long, cordiforme, ne recouvrant pas la tête à sa partie antérieure, convexe en dessous, arrondi et élargi sur les côtés latéro-antérieurs, avec sa base et ses-côtés laléro-postéricurs rétrécis; écusson assez grand, triangulaire, terminé en pointe arrondie à la base; élytres élargis, uniformément convexes, un peu plus larges que le corselet, à épaules saillantes, sensiblement rétrécies un peu avant leur milieu, terminées en pointe arrondie à leur base, et recouvrant, dans les deux sexes, entièrement l'abdomen; pattes grêles, allongées, à fémurs très-légèrement renflés, avec les tibias des premières, deuxième et troisième paires, plus courts que les tarses réunis; tarses grêles, simples, entiers, allongés, de quatre articles dans toutes les pattes, à crochets simples; segments de l'abdomen au nombre de cinq.

Le genre Slenomera, qui ne comprend qu'une seule espèce, le S. Blanchardii, II. Lucas, découvert à Misscrghin en Algérie, par M. le major Blanchard, est très-remarquable par ses tarses tétramérés et par l'ensemble de ses caractères, qui ont en même temps une grande analogie avec ceux des

Malachiens, tandis que leur identité semble devoir les faire ranger plutôt avec les Clénens. Mais cela n'en est pas moins la preuve que ce groupe servira quelque jour à établir le passage sériai entre ces deux familles. C'est auprès des Pelomum que les Stcnomera doivent être placées; quoiqu'ils présentent quelques-uns des caractères des Orlhopleura et des Ep'iphlœus, et même des particularités assez semblables a celles qu offrent les Platynoptcra et Enoplium. Nous ne pouvons entrer dans plus de détail sur ce genre, et nous nous bornons à renvoyer nos lecteurs au mémoire de M. II. Lucas, inséré dans le tome YIII, p. 51, de la 2e série (1850) des Annales de la Société cntomologiquc de France.

Le Stenomera Blanchardii, H. Lucas, est long de 5 millimètres 1/4 et large de 1 millimètre 1/4 chez le mâle, et un peu plus grand chez la femelle. La tète et le corselet sont d'un noir brillant, fortement ponctués, avec un point rougeâtre de chaque côté latéral du corselet; les élytres sont fortement ponctués, d'un noir assez brillant, avec des bandes rougeàtres vers ou près de la suture et des bords; 1 ccusson et le dessous du corps sont d'un noir assez brillant, avec le bord postérieur d*s segments abdominaux marginè de rouge; les pattes sont noires, avec les tarses brunâtres. La femelle diffère du mâle en ce que les deux taches du corselet sont plus larges, que les lignes qui se trouvent vers la suture et sur les bords sont plus élargies, et en ce que l'abdomen, en dessous, est entièrement rougeâlre. Nous avons dit que cette espèce provient du nord de l'Afrique.

45"" GENRE. - APOLOPIIE. APOLOPIIA. Spinola, 1841.

Revue loologique de Guérfu-Meneville km, en avant! X'Ç'-;, crête.

Antennes insérées au devant des yeux, vis-à-vis de l'échancrure oculaire, de huit articles seulement : le premier assez grand, obeonique, les deuxième à cinquième beaucoup plus courts, un peu plus minces, sensiblement aplatis en petits trapèzes, diminuant progressivement en longueur et augmentant en largeur, les trois derniers formant ensemble une massue serriforme deux fois au moins plus longue que le reste de l'antenne; yeux ovalaires, transversaux, échancrés en avant; tète ovalaire, à verlex cylindrique, à front faiblement convexe, face se confondant insensiblement avec le chaperon, plus grande que dans les autres genres, renflée, carénée au point de simuler une espèce de crête longitudinale, d'où a été tiré le nom & Apolopha; labre plan, transversal; palpes maxillaires de quatre articles : labiaux de trois, derniers articles des uns et des autres aplatis, en triangle renversé, et celui des labiaux un peu plus grand que le quatrième des maxillaires; corselet subcylindrique, allongé, prosternum plan, brusquement rétréci entre les hanches antérieures; écusson petit, en demi-cercle; élytres droits, entourant l'extrémité de l'abdomen; poitrine peu renflée; pattes moyennes, minces, faibles; tibias un peu arqués; tarses légèrement comprimés latéralement, de quatre articles : les trois premiers bifides en dessus, munis en dessous d'un appendice membraneux entier, le dernier allongé, dépourvu d'appendice et armé de deux crochets laminiformes, larges à l'origine, brusquement échancrés au delà du milieu, terminés en pointe.

Le genre Apolopha ressemble, par son faciès, aux genres Colyphes, Tilles et Ténères.mais il diffère des deux premiers par le nombre des articles des tarses et du dernier par la forme de ses antennes; il a aussi quelque rapport avec certaines espèces de Tclepltorus et de Catlianlhia. M. Spinola n'y place qu'une seule espèce, son Apolopha Racket, de Colombie.

Page 1