‹ ColéopteresChapitre 78 sur 83 · GENRE - POIACAON. POLÏCAON. Castelnau · texte numérisé non relu

GENRE - POIACAON. POLÏCAON. Castelnau

Revue cntomo'ogiqne de Siibcrmann.

Nom mythologique.

Tête ronde; yeux saillants, ronds; mandibules fortes, arquées; antennes à premier article ovale, deuxième un peu renflé, court, les autres raccourcis, triangulaires, les cinq derniers formant une massue transversale, allant en grossissant jusqu'à l'extrémité, le dernier arrondi, pointu au bout; palpes maxillaires un peu velus, à premier article court, deuxième long, troisième et quatrième ovalaires, allongés; palpes labiaux assez courts, très-velus, à premier article court, deuxième le plus long de tous, dernier ovalaire; chaperon transversal, un peu arrondi eu avant; corselet court, globuleux; écusson petit, arrondi; élytres longs, cylindriques; pattes moyennes; jambes antérieures comprimées, dentées extérieurement.

Ce genre est très-voisin de celui des Dasytes, et ne renferme qu'une seule espèce propre au Chili, le Polycaon ChU'tcnsis, Castelnau, qui est long de 7 lignes, large de 2 lignes 1/2; noir, très-velu, fortement ponctué., à élytres luisants.

3"» GENRE. - CHALCAS. CHALCAS. Dejean, 1845.

In Blanchard, Histoire naturelle 'dos Insectes. KotXx*;, nom mythologique.

Tète triangulaire, inclinée en dessous, poilue; yeux moyens; labre allongé, arrondi; mandibules tranchantes, sans dents, aiguës; mâchoires demi-cornées, transparentes, ciliées à l'extrémité; pulpes maxillaires de trois articles: le deuxième le plus petit, le troisième tronqué ; palpes labiaux de deux articles: le dernier tronqué; lèvre inférieure bifide, demi-transparente; antennes assez épaisses, de onze articles : le premier assez grand, le deuxième moitié plus petit, le troisième aussi grand que le premier, le quatrième en cône renversé, les six suivants en scie, le dernier ayant la forme d'une poire renversée: chez les femelles, les six avant-derniers articles plus courts et plus serrés que dans les mâles; corselet transversal, arrondi en arrière; écusson de grandeur moyenne, arrondi; élytres de forme variable suivant les espèces : plus larges chez les mâles que chez les femelles, à épaules renflées chez tous : en général, dans les femelles, les élytres sont d'un tiers moins larges que dans les mâles; pattes fortes, comprimées, les postérieures plus grandes que les autres; fémurs égaux aux tarses; tibias longs, comprimés, légèrement arqués, crochets tarsiens doubles; abdomen de cinq segments : cet organe, ainsi que le sternum, couverts de poils.

Fig. 203 — Chalcas trabealus. Fig. 206. — Cliatcas Bremei.

Le genre Chatcas, créé par Dejean, caractérisé brièvement, pour la première fois, par M. E. Blanchard, a été le sujet d'une bonne monographie de M. Léon Fairmaire, publiée dans les Annales de la Société cntomolo(j\quc de France pour l'année 1849.

Au premier coup d l'œil , les Chalcas offrent le faciès des Lycus, à côté desquels on les avait d'abord placés, mais, quand on étudie leurs caractères essentiels, on s'aperçoit de suite qu'iis ont beaucoup plus d'affinité avec les Dasytites, et surtout avec les grosses espèces étrangères à l'Europe, telles que les Pohjcaon, Castelnau, et Prionoccra, l'erly.

M. Léon Fairmaire en fait connaître onze espèces, qui toutes sont américaines et habitent la Colombie. Leur système de coloration est assez joli; il se compose tantôt d'une teinte uniforme bleue ou jaunâtre, tantôt il offre des taches ou lignes noires sur la teinte générale. M. Salle a pu étudier la manière de vivre d'une espèce de ce groupe, le Chalcas fumalus, Fairmaire, qu'il a trouvé auprès de Mérida, dans l'intérieur des terres. C'est sur des pommes de terre que M. Salle a pris cet Insecte, et, comme il y a peu de temps que l'on cultive ce tubercule à Mérida, il est probable que ce Chalcas vit aussi sur d autres Solanécs sauvages; car on sait-que l'instinct indique aux animaux les affinités des plantes et leurs familles naturelles, comme la très-bien montré M. Léon Dufour dans son mémoire sur les métamorphoses de la Cecidomyia verbasci. L'une des plus belles espèces de ce groupe

est le Chalcas eyaneu», L. Baquet ; nous citerons également les deux Chaleas trabeatta et Bremei,

Fairmaire que nous avons ligures.

4™ GENRE. - ÉP1CLINE. EP1CLINES. Chevrolat, 1838.

Magasin de Zoologie de Guérin-Méneville.

EmKXivïiî, incliné.

Labre transversal, un peu échancré en avant; mandibules arquées, terminées en pointe; mâchoires terminées par un lobe très-allongé, cilié, arrondi au bout; palpes maxillaires filiformes, avec le dernier article le plus long de tous, cylindrique; lèvre inférieure assez élargie, ciliée; palpes labiaux terminés par un grand article fortement sécuriforme; antennes de onze articles : le premier un peu plus épais, le deuxième le plus court de tous, les suivants plus longs, cylindriques, un peu obconiques, égaux en longueur jusqu'au neuvième, qui est beaucoup plus épais, un peu plus long, ainsi que les dixième et onzième : ce dernier encore plus allongé, arrondi au bout; corps long, étroit; tarses allongés, ayant quatre lamelles en dessous.

Le genre Epiclhics, voisin de celui des Dasijtcs, ne renferme qu'une seule espèce, l'E. Gaiji, figuré loco citalo, pi. ccxxxi, fig. 1 : il provient du Chili.

5'" GENRE. - TELMATOPHILE. TELMATOPHILVS. Heer, 1841.

Fauna Helvellca Coleopterorum.

Te?.(*.a, marais; <pt>.oç, qui aime.

Mandibules simples, aiguës, crénelées intérieurement; mâchoires à deux lobes membraneux, comme fendues, la base interne onguiculée; palpes maxillaires à deuxième article obconique, le troisième égal en longueur, le dernier fusiforme; languette tronquée à l'extrémité; antennes brusquement en massue conique de trois articles, oblongue : les articles quatrième à huitième obeoniques, presque égaux; tarses antérieurs à premier article obconique, deuxième et troisième cordiformes, profondément bilobés.

Ce genre correspond à ceux des Limncsius (xip«, marais), Erichson (1845, in Sturm Calalog.); Ilijdroplujtophilus (u£<o?, eau; çac;, ami) de Schuchard (1839, Elcm.), et Typluva, Kirby; c'est M. Heer le premier qui l'a caractérisé d'une manière complète, et qui lui a donné la dénomination que nous lui conservons, seulement il le plaçait dans la famille des Nitidulaires, et, à l'exemple de plusieurs entomologistes, nous avons cru devoir le rapporter aux Malachiens.

Les Telmatophiles sont des Insectes que l'on trouve sur les plantes aquatiques. On n'en connaît que trois espèces, toutes propres à l'Europe; ce sont les Tchnaiopliilus typhœ [Cryptophagus], Fallcn; caricœ{Jps), Olivier, et sparganii, Sturm.

6™ GENRE. — D0L1C1I0S0ME. DULICI10SOMA. Stephens, 1850.

A Manual of Crilisch Coleo;>tcra on Bcctles. AîÀty.cç, long; ouu.ot, corps.

Palpes terminés par un article presque triangulaire; antennes légèrement dentées; corps allongé, étroit; tarses a crochets simples.

Ce genre, créé aux dépens des Dasytcs, est surtout reconnaissablc à sa forme longue et étroite. Le type est le Doliclwsoma lineare (Dasyies), Rossi, qui n'a pas plus de 1/4 de ligne de largeur sur

une longueur de 2 lignes 1/2; il est vert, criblé de points très-nombreux, d'où sortent i petits poils qui le font paraître gris ou cendré; ces poils sont moins nombreux sur les i ventre qua la partie supérieure du corps. On le trouve dans toute l'Europe, et autour i Paris en particulier; il se tient sur les fleurs de la famille des Ombellifères

7™ GENRE. — PRIONOCÈRE. PRlOXOCEllA Peity, 1831.

Ohservaliones nonnullœ in Colco]itcra IndiœOrientalis. ITpicov. scie; Kesetf, anlenne.

Palpes a dernier article large; antennes comprimées, tantôt dentées, avec le dernier cré, et tantôt presque filiformes, avec le dernier article long et sinueux; tête étroite; yei conligus; bouche formant une espèce de museau.

C'est principalement à l'aide du dernier caractère que nous venons d'indiquer qu'on ] guer facilement ce genre : on n'y range qu'une seule espèce, le Prionoccra cœrulcipcn propre aux Indes Orientales, que l'on indique quelquefois sous la dénomination d riptujta collaris.

8me GENRE. — IDGIE. IDGIA. Castelnau, 1856.

Revue cnloniolojiqoc de S Ibcniiann.

Nom mythologique.

Antennes à premier article fort, deuxième très-court, troisième et quatrième assez lo , ques, les suivants assez courts, presque égaux, le dernier allongé, pointu; la"bre avancé, avant, cilié; palpes maxillaires assez longs, à dernier article fort, ovalaire; palpes labiai nier article sécuriforme; mandibules assez grêles, fortement arquées, cachées sous le lab assez grêles, à quatre premiers articles à peu près égaux, le cinquième un peu plus long, a simples; corps allongé; tête ovale, très-prolongée en avant; yeux gros; corselet en carré l< son très petit, ponctiforme; élytres allongés, mous; pattes moyennes.

Ce genre, qui correspond à celui des Deromma de M. Redtenbacher (1844, in Hïtgels ;chm), est très-voisin de celui des Prionocera, mais il s'en distingue par ses antennes non pect dont le dernier article n'est pas échancré. En outre, il se reconnaît des autres genres qu u sont le plus rapprochés par sa tête très-prolongée en avant.

Le type et espèce unique de ce groupe est VIdgia terminnta, Castelnau, qui est lonjj gnes et large de 1 ligne 1/4; il est pubescent, d'un jaune ochracé; sa tête est noire, ainsi antennes; les élytres sont finement granuleux, avec une large tache noire couvrant l'extri fté. Il habite le Sénégal.

9™ GENRE. — PÉLÉCOPHORE. PELECOPHOBA. Latreille, 1829

Règne animal de G. Cuvier.

IleXex'j;, hache; <p£po>, je porte.

Corps large, aplati; palpes maxillaires terminés par un article très-large, grand, sécui labiaux très-étroits; antennes dentées, assez grosses vers l'extrémité, à premier article Ire', ayant un appendice membraneux entre les crochets.

. principalement à l'aide du dernier caractère que nous venons de citer que l'on différencie

pe de celui des Dasytes.

e pe est le Noloxus IUigeri, Sehoenherr (Syn. Ins., t. Il, p. 53), qui habite l'île de Fiance,

un noir bronze, brillant, avec deux bandes blanchâtres, sinueuses sur les élytres, ainsi

autres espèces qu'on range dans le même groupe que Dejean nomme P. Catoirci, confluais,

lineat et patlipes; cette dernière décrite par Latreille.

10uie GENRE. — D1GLOBICÈRE. DIGLORICERUS Latreille, 1829.

Règne animal de G. Cuvier.

Ai;, deux fois; globiu, globe, xspaç, corne.

unes n'étant composées que de dix articles, les deux derniers plus gros que les autres, et

ille ne donne pour la caractéristique de ce genre que la phrase que nous venons de copier, : est loin de suffire pour différencier un groupe générique, et il ajoute qu'il n'y place qu'une ^pèce, qui lui a été envoyée par M. Lefébure de Cerisy, à laquelle il n'applique pas de nom et ne dit pas la pairie.

H-« GENRE — ZYGIE. ZYGIA. Fabricius, 1775.

Systems cntomologiac.

Ztrçofc jugal.

longue, inclinée; antennes à deuxième article presque conique, troisième un peu cylindriiirième plus court que le précédent, les suivants en scie, presque transversaux, le dernier ; corselet bombé; élytres de consistance solide; pattes assez grêles.

eule espèce rangée dans ce genre est la Zygia oblonga, Fabricius, qui est de taille moyenne, re, avec la tête et les élytres d'un bleu verdùtre, présentant trois côtes élevées : elle habite ■ t a été cependant quelquefois rencontrée dans les Pyrénées, dans les Alpes et en Italie. ygie était placée par Fabricius et par Olivier dans le genre Dasiites, dont elle ne se distinque par sa tête, plus longue que large, et par ses élytres offrant trois lignes longitudiî eûtes élevées.

[ à coté de ce groupe que l'on doit ranger le genre Phloiophilus (œXoio;, écorce; çao;, ami), ■emment par M. Waterliouse pour deux espèces de petite taille, particulières à l'Europe, les vars'ii, Waterhouse, d'Angleterre, et BlondeHi, Chevrolat, découvert aux environs de

12mc GENRE. — MELYRE. MELYRIS. Fabricius, 1775.

Systema entomologije.

Étymologie incertaine.

allongée, très-inclinée; antennes de onze articles, en forme de cônes renversés, peu dilatés;

filiformes, corselet peu bombé; caisson transversal; élytres un peu bombés, de consistance

; pattes assez longues; tarses filiformes, à crochets ayant un petit appendice en forme de

Fabricius est le créateur de ce genre, qui ne diffère pas d'une manière très-notable de celui des Zygia, et, conséquemment, de celui des Dasytes.

On en connaît une dizaine d'espèces, qui, toutes, à l'exception d'une seule, le Melyris granulata {Opatrwn, Fabricius; M. costala, Sturm), propre à l'Espagne, et probablement au midi de la France, habitent diverses régions de l'Afrique. Tous ces Insectes sont ailés.

Le type est le Melyris viridis, Fabricius, qui se rencontre très-communément sur les fleurs au cap de Donne-Espérance. C'est un Coléoptère long de 5 lignes et large de 2 lignes 1/2, entièrement d'un vert éclatant, très-fortement, ponctué, avec le corselet plan, et les élytres présentant trois cotes longitudinales élevées, de même que les Zygia.

C'est auprès des Melyris que viennent se ranger, 1° le genre Meeonyx (y.v.c;, long; cml, ongle), indiqué par Dejean (1857, Calai, des Coléoptères), comme créé par Scboenlierr, et ayant pour type le SI. coUaris, Scboenlierr, de Colombie, et 2° le genre Cakndyma (xaXoe, beau; EvSuu.a, vêtement), fondé par Dejean (1S37, Calai, des Coléoptères), pour un Insecte du Chili; le C. viridifasciatum, Lacordaire, mais dont on n'a pas publié la caractéristique générique.

Nous indiquerons encore le genre Elicopis (AuuHnc, yeux d'Argus), cité par Agassiz (Nomcnclator zoologicus) comme créé par Besser (Inédit), et sur lequel nous n'avons pu nous procurer aucun renseignement.

Enlin, quelques entomologistes placent dans la famille des Malachiens deux genres que nous avons cru devoir ranger dans d'autres familles; ce sont les groupes génériques des Bylurus, Latreille, qui entrent dans notre tribu des Strongylides, famille des Nitidulaires, et Cupes, Fabricius, que nous avons décrit dans la famille des Lymexyloniens, tribu des Rhysodides.

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