PI. II
COLEOPTERES. 5b
clu'es, les postérieurs amples, a fémurs souvent poilus ù l'extrémité, et à tibias présentant des spinules; tous les tarses de cinq articles, allongés, grêles: les postérieurs à premier article allongé les suivants allant en décroissant sensiblement en grandeur, le dernier de nouveau allongé.
Ce genre, dont le nom devrait être changé en celui de Botitobius, d'abord pour suivre exactement son élymologie, et ensuite pour éviter la confusion avec un genre Boletobius. créé dans l'ordre des Lépidoptères par H. Boisduval, a été fondé, par Leach, aux dépens des Tachinus, et adopté par Erichson dans son travail de révision sur la famille des Stapby-' linicns. 11 comprend des insectes généralement très-petits, à corps grêle, recourbé, à élytres dépassant à peine les cuisses postérieures, et à tète et corselet très-lisses. Erichson y réunit les deux genres Megacronus («.s--»..-, grand; sxjwv, tarse), Stephens (Ilhtslr. brit. Ent., 1852), espèce unique, Fig. 25 — Btlttobùu M. formosus (Taehmus), Gràvenhorst, de presque toute l'Europe, elBri/o- formatas,
charis (Ppuw, mousse; xpxaa, j'aime), Th. Lacordaire, {Faune entomologique des environs de Paris, 1855), espèce unique, B. singulatus, Manne-
rheim, ou Tachinus analis variété, Gràvenhorst, propre à presque toute l'Europe; le premier différant seulement par sa tête moins allongée, et ses antennes moins grêles, et le second par les tarses antérieurs des mâles dilatés; car ces caractères sont de peu de valeur, et particuliers à un assez grand nombre d'espèces de la même famille. En général les mâles diffèrent des femelles par les tarses antérieurs légèrement dilatés, etc. Ces Insectes habitent les bois, où ils vivent dans les bolets, la mousse, les feuilles pourries, et quelquefois dans les bouses des Mammifères. Erichson y rapporte vingt-deux espèces, dont cinq américaines, et toutes les autres européennes. Nous indiquerons comme types les B. analis (Staphylinus), Paykull; eornuus (Tachinus), Gràvenhorst, communs dans toute l'Europe, et axillaris [Tachinus), Gyllenhall, propre à l'Amérique septentrionale.
13°" GENRE. - MYCÉTOPORE. MYCETOPOBUS. Mannerheim, 1830.
Précis d'an arrangement des Brachélyires. MoxiKi champignon; «cjo;, trou.
Cdrps allongé, linéaire, puis recourbé, ailé; tète peu distincte du corselet, infléchie; yeux arrondis, peu proéminents; labre presque carré, à extrémité légèrement émarginée; mandibules petites, recourbées à l'extrémité, aiguës, ciliées à la base interne; mâchoires à lobes coriaces; palpes maxillaires un peu allongés, à premier article petit, second et troisième égaux en longueur, obeoniques; troisième plus épais que les autres, quatrième petit, grêle, subulé; lèvre à menton transverse; languette entière, membraneuse, à extrémité arrondie; paraglosses soudés à la languette, et peu distincts; palpes labiaux très-courts, très-épais, à premier article cylindrique, second très-court, globuleux : troisième très-petit, subulé; antennes insérées en avant de la base des mandibules, filiformes, plus ou moins épaisses à l'extrémité; corselet presque de la même largeur que les élytres, rétréci en avant, plus court que large,, à côtés arrondis, à base tronquée et émarginée légèrement pour recevoir la tête; êcusson triangulaire; élytres tronqués à l'extrémité, à angle apical externe obliquement tronqué, et égalant en longueur la poitrine; abdomen linéaire, ou sensiblement atténué vers l'extrémité, puis recourbé; pieds très-courts, à cuisv s intermédiaires un peu rapprochées, et à -tibias épineux; tous les tarses de cinq articles, les postérieurs allongés, grêles, à premier article long: les antérieurs épais, à premier article un peu plus long que les autres: simples dans les deux sexes.
Ce genre, très-voisin de celui des Boletobius, s'en distingue surtout par sa languette entière et par le dernier article de ses palpes maxillaires assez distinctement subulé. Erichson y réunit le genre Ischnosoma -/.''-:• étroit; aupec, corps)-, créé par H. Stephens (in Illustr. brit. Ent., t. V, 1832), et qui n'offre pas des caractères assez distincts pour en être séparé. C'est aux dépens des Tachinus
et des Tackyporus que re groupe a été créé. Chez ces Insentes, le plus grand nombre des mâles ont 'extrémité des antennes un peu plus épaisse que celle d.es femelles, et leur abdomen a son si. lième segment moins arrondi inferieurement. et par conséquent son septième plus distinct. On n'y range qu'une dixaine d'espèces, toutes propres à l'Europe, excepte une, le M. Amcricanim, ErichsOD, qui provient de l'Amérique septentrionale. La plus commune, espèce appartenant à la Faune parisienne, est le M. lepidus {Tachinus), G'iavenborst.
14" GENRE. - TÀNYGNATHE. TANYGNATHUS. Ericlison, 1857
Ksterder Marscli Brandlilturg.
l'c.vjw, jY-tends; fviOc; mâchoire.
Corps oblong, atténué des deux côtés, ailé; lête réunie au corselet, infléchie, oblongue; yeux médiocres, ovalaires, peu proéminents; labre ample, un peu émarginé à l'extrémité, membraneux; mandibules longues, grêles. en forme de faux; palpes maxillaires peu allongés, grêles, à premier article petit, les trois suivants de longueur égale, le dernier acuminé; palpes labiaux à premier article un peu plus court que le second : celui-ci cylindrique, le troisième encore plus court, grêle, acuminé; antennes delà longueur de la tète et du corselet réunis, comme frisées, filiformes, non épaissies vers l'extrémité, de onze articles cylindriques, le premier légèrement allongé, les suivants presque égaux, et le dernier un peu plus long; corselet transverse, embrassant la base des élytres, à extrémité atténuée; écusson assez grand, triangulaire; élytres égalant en longueur la poitrine, fortement émarginés à l'extrémité, Irès-incisés à l'angle externe; abdomen poilu, étroit vers l'extrémité; pieds très-courts, irès-forts, les intermédiaires rapprochés delà base, à cuisses postérieures petites, étroites, et à tibias peu épineux; tous les tarses de quatre articles, simples dans les deux sexes: le premier article médiocrement allongé, le second plus court, les deux suivants sensiblement un peu plus petits, cl le quatrième grêle.
. Ce genre, surtout remarquable par la disposition de ses mandibules, a été fondé par Erichson pour y placer trois espèces décrites par lui; une trouvée, mais très-rarement, aux environs de Berlin, le T. terminaiis, et les deux autres, '/'. collaris et luticollis, provenant de l'Amérique: la première de Venezuela, et la seconde de l'île Saint-Vincent.
Kig. 20 — Tanygnathua terminait*.
TROISIÈME TRIRl'.
STAPHYUNIDES. STAl>IHUMI)ES. Ericbson
Labre piesque toujours bilobé, à limbe externe membranéo-corné, poilu; mandibules plus ou moins proéminentes, falciformes, aiguës, souvent dentées au milieu; mâchoire à milieu et à ti^-e cornés, à lobes membraneux ou convexes, a\cc des poils en dedans du lobe interne, el à l'extrémité de l'externe; palpes maxillaires de quatre articles, le premier petit, le second et le troisième plus ou moins allongés; le quatrième de même longueur que les précédents, sécuriforme ou subulé; menton court, corné; lèvre membraneuse, découverte; languette membraneuse, petite, bilobée ou entière, paraglosses grands ou petits, ou même n'existant pas; palpes labiaux constamment de trois articles; antennes insérées sur le bord antérieur de la tête, en dedans de la base des mandibules, de onze articles : les trois premiers plus allongés que les autres, fdiformes ou s'épaississant sensiblement vers l'extrémité; yeux latéraux, peu proéminents; lête découverte, souvent droite, plus on moins
rétrécis à la base; corselet rebordé à la base et sur les côtés, tronqué à l'extrémité; prosternum
triangulaire; êcusson de même forme; élytres de la longueur de la poitrine; abdomen rebordé, ayant toujours six segments bien distincts, le septième étant souvent caché; pattes de la plupart des espèces très-courtes, a cuisses antérieures très-développées, coniques : les postérieures obeoniques, à tibias, tantôt tous, tantôt les postérieurs seulement, épineux; tarses constamment de cinq articles: le- antérieurs souvent dilatés.
I - Staphylinides correspondent presque complètement à la tribu des Fhsilabres de Latreille, et au genre Staphytinu» de Gravenhorst. C'est dans cette tribu qu'on range les plus grandes espèces de la famille des Stapbyliniens : presque tous répandent une odeur plus ou moins désagréable lorsqu'on les saisit, et rejettent une liqueur contenue dans deux vésicules rétractiles placés près de l'anus. Ils courent avec vitesse, et alors relèvent leur abdomen. Ces Insectes habitent les endroits les plus sales, tels que les matières excrémentielles, les cadavres d'animaux putréfiés, les champignons pourris; quelques-uns se rencontrent sous les pierres, sous les mousses ou bien sous les écorces des arbres. On connaît quelques-unes de leurs larves, telles que celles des Xanlholinus punctulatus, Ocypus otens, Philonthus œneus et Quedius fulgidiis et fuliginosus; l'on peut dire, d'une manière générale, qu'elles sont coniques et allongées, et que leur dernier anneau du corps se termine en tube. Ces Insectes sont presque constamment noirâtres, ou portent des couleurs sombres : excepté, toutefois, quelques espèces exotiques qui sont très-brillantes. Les différences sexuelles consistent surtout en ce que. chez le mâle, le sixième segment abdominal est, en dessous, émarginé ou incisé à son extrémité, tandis que dans la femelle ce même segment est arrondi en entier; en outre, les - antérieurs des mâles sont très-souvent beaucoup plus dilatés que ceux des femelles.
Cette tribu renferme un très-grand nombre d'espèces propres à presque toutes les parties du monde, mais qui semblent jusqu'ici être répandues en plus grand nombre en Europe et en Amérique plutôt que partout ailleurs. On y a formé beaucoup de genres, dont une trentaine ont été adoptés par Erichson, et sont placés par lui dans trois sous-tribus distinctes, que nous indiquerons sous le nom de divisions.
OUMOll ,
XANTIIOLINITES. XASTHOLIMTES. Erichson, 1840.
Generj et Spccies SlaphylinoiU".
Labre transverse, bilobé, coriace ou membraneux sur les côtés; mandibules en général peu proéminentes; mâchoires à lobe externe coriace, oblong; palpes maxillaires filiformes ou à dernier article subulé; languette petite, entière, arrondie ou grande, bilobée; paraglosses plus longs que la languette, ciliés dans la plupart des cas nuls dans un seul genre; palpes labiaux filiformes, à dernier article sécuriforme ou subulé; antennes droites ou brisées; tête attachée au corselet par une sorte de col plus ou moins court; corselet oblong, allongé ou trapézoïdal; élytres à suture entière ou imbriquée; abdomen allongé, linéaire; pieds presque toujours très-courts, les intermédiaires rapprochés ou distants de la base; tibias en général épineux; tarses très-courts : les antérieurs simples ou dilatés. ,
Une dizaine de genres, dont les plus remarquables sont ceux des Ptalyprosopus, Stercuïia, Xan- \holinux. et Leptacinus.
1" GENRE — PLATWROSOPE. PLATYPROSOPUS. Mannerheim, 1830
Précis d'un urrangemealdcs Brachtljlres.
rUocru;, large; npKjwircv, face.
Corps allongé, ailé; tète assez grande, presque de la largeur du corselet, étendue, rétrécie a l'extrémité; yeux petits, peu proéminents; labre transverse; mandibules assez robustes, bidentées au milieu; mâchoires à lobe interne membraneux, poilu en dedans, allonge en dehors; palpes maxillaires à premier article très-court, les autres plus grands, égaux; lèvre à menton transverse; languette assez allongée, membraneuse, à deux lobes; pas de paraglosses; palpes labiaux à premier et second articles légèrement coniques, le troisième le plus grand, a extrémité tronquée; antennes droites, sensiblement atténuées vers l'extrémité, ù premier article légèrement allongé, second prèsque conique, les suivants allant sensiblement en décroissant, le dernier tronqué à l'extrémité; corselet de la largeur des élytres ou plus large qu'eux, arrondi à la base, et sur les eûtes; écusson assez grand, triangulaire; élytres obliquement tronqués en dedans, vers l'extrémité, à suture trèsentière; abdomen allongé, atténué à sa terminaison inférieure; pieds très-courts, très-forts, à tibias postérieurs épineux, les antérieurs densement pubescents; tarses antérieurs dilates, les postérieurs à premier article allongé, les trois suivants de forme triangulaire, un peu moindres.
Par la largeur de son corselet, ce genre se rapproche des Tacbyporides, mais, par l'ensemble de ses caractères, il rentre dans les Staphylinides Xantholinitcs. Le mâle a le sixième anneau de son abdomen emarginé inferieurement ù l'extrémité, et la femelle a ce même segment arrondi. Ericbson a décrit quatre espèces de ce genre; les deux plus connues sont le P. beduinus, qui habite la Nubie, et elongatus, trouvées dans la Chersonèse.
Steven [Mipt.) désignait ce genre sous la dénomination de Meiopius (juromoe, front).
C'est probablement auprès de ce genre que doit venir se ranger le groupe des Macroslemm (,uuefG«^oiig; «wvoe, étroit), proposé par Dejean (Cat. Coléopt., 1855), et qui ne comprend qu'une seule espèce, habitant le Brésil, le M. Lacordairei, Dejean, dont on n'a pas publié les caractères.
2me GENRE. — OTIIIE. OTBIUS. Leach, 1855.
In Sk'i'hens, Illustrations ol Briliscli Enlomolo;y. Oôtw, je combats.
Corps médiocre, allongé, linéaire, ailé; tète presque ovale, à base un peu rétrécie, attachée au corselet par une sorte de col étroit ; yeux petits, arrondis, peu proéminents; labre étroit, transverse, incisé au milieu; mandibules courtes, dentées obtusèment au milieu; mâchoires à lobe ii.terne membraneux, externe poilu, corné à la base, subcylindrique; palpes maxillaires à premier article petit, second et troisième égaux en longueur, quatrième petit, acuminé; lèvre à menton transverse; languet'e membraneuse, arrondie, entière; paraglosses linéaires, membraneux, divergents; palpes labiaux à articles croissant sensiblement en longueur, le dernier à extrémité tronquée; antennes très-courtes, filiformes, droites, à premier article médiocrement allongé, second et troisième obconiqnes, dernier ovalaire, atténué; corselet oblong, arrondi à la base, tronque a l'extrémité; écusson triangulaire; élytres tronqués à la base, à suture très-entière; abdomen linéaire; pieds courts, et cuisses intermédiaires contiguès, à tibias épineux; tarses épineux, le premier article des postérieurs légèrement allongé, les quatre premiers des antérieurs dilatés, spongieux en dessous.
Fig. 27. — Olhius fulviptnnii.
■m îv. que la plupart des autours réunissent à celui desXanlholinui, s'en distingue prineipnlemenl par Bes antenne: droites, la suture très-entière des élytres, ses cuisses intermédiaires rapprochées des autres, et ses tarses antérieurs à articles dilates. Erichson indique comme synonyme d'Oihius les deux genres Cafius (xaçi«, je respire). Leacli (i» Mannerheim Brachelylra, 1850), tel que le comprend M. Th. Lacordaire danssa Faune des environs de Paris, et Sauriodes (saupo;, Lézard; t.?-.;, aspect), indii|iiê par M. Dejean, en 1857, dans la 5e édition de son Catalogue des Coléoptères. Chez ces Staphyliniens, qui ne sont pas aussi petits que la plupart des espèces précédentes, le mâle a le sixième segment de l'abdomen légèrement émarginé en dessous, et la femelle a le même segment distinctement arrondi. On indique cinq espèces de ce groupe, quatre sont européennes et se rencontrent dans les bois sous la mousse, les feuilles tombées des arbres, les pierres, ainsi que sous les écorces; ce sont : les 0. fulvipennis (Paiera*), Fabricius, qui porte aussi les noms de Siaphylinus fulvidus, Paykull, et [iilminans, Gravenhorst; mclanocephaliis (Staplnjlinus), Gravenhorst; punctipennis [SlupInjUnus), Lacordaire, et pilicomis (Siaplujlinus), Paykull : la cinquième espèce, provenant de l'Amérique boréale occidentale, et qu'Ericlison ne place qu'avec doute dans ce genre, est le Gijrohijpnus macrocephatus, Nordman
3™ GENRE. — HOLISE. HOLISUS. Erichson, 1840
Gênera et Species Staphylinorom.
OXiÇwv, petit.
Corps allongé, linéaire, un peu déprimé, ailé; tète assez grande carrée, à angles arrondis, profondément rétrécie à la base, fixée au corselet par une sorte de col grêle, étendu, distinct; yeux petits, arrondis, peu proéminents, labre transverse, bilobé; mandibules crochues à l'extrémité, obtusément dentées au milieu: mâchoires à lobe interne membraneux, externe poilu; palpes maxillaires légèrement allongés, à premier article petit, court, second et troisième égaux entre eux, celui-ci épaissi vers son extrémité, quatrième grêle, subule; lèvre à menton transverse; languette très-courte, arrondie, entière, e au delà de l'insertion des palpes; paraglosses assez visibles, acuminés, membraneux, pubescents; palpes labiaux à premier article cylindrique, peu allongé, second plus court, dernier égalant en longueur le précédent, mais plus grêle et plus pointu; antennes filiformes, droites, à premier article plus grand que les autres, conique, recourbé, dernier article arrondi; corselet carré, à angles arrondis, rétréci vers la base, qui est ironquée; écusson triangulaire ; élytres tronqués à l'extrémité, à suture très-entière; abdomen linéaire finement marginé; pieds courts, à cuisses intermédiaires contiguès, à tibias un peu épineux ; tarses courts, à quatre premiers articles égaux, très-épais, grêles, à crochets grêles, allongés; tarses antérieurs simples.
• nre a quelque rapport avec les Acheiiius, mais s'en distingue surtout par l'organisation de la bouche; ses antennes plus droites, ses paraglosses amples, sa languette très-courte, etc., le séparent des Othius, dont il est très-voisin. On ne connaît que quatre espèces d'IJolisus, toutes provenant de l'Amérique méridionale, et qui ont revu d 'Erichson les nomsd'O humilis, analis, debilis, ei Guitdingii
Fig. 28 -
analis.
Uolisus
4"" GENRE. - MOQUE. D10CHUS. Erichson, 1840.
Geiicr.1 el Sjiecics Siaiiliylinoruiu.
Aicx»i, intervalle.
Corps petit, peu allongé, linéaire, moins déprimé, ailé, tête oblongue, légèrement rétrécie en arrière, tronquée à la base, attachée au corselet par une sorte de col; yeux petits, arrondis, placés un peu avant le milieu de la tête; labre étroit, transverse, sinué au milieu; mandibules courtes, peu proéminentes; mâchoires à lobe interne membraneux, l'externe poilu; palpes maxillaires à premier article petit, les deux suivants égaux entre eux, le troisième épais, le quatrième petit, subulé; lèvre à menton transverse; languette courte, arrondie, membraneuse, émarginéc au milieu; paraglosses linéaires, membraneux, dépassant la languette; palpes labiaux à premier article un peu plus long que le second, à dernier petit, subulé; antennes courtes, très-épaisses, droites, a premier article plus grand que tous les autres, second et troisième égaux, obeoniques : les suivants très-courts, transverses, le dernier atténué; corselet en carré allongé, arrondi à sa base et sur ses côtés; écusson triangulaire; èlytres tronqués a l'extrémité, a suture très-entière; abdomen linéaire; pieds courts, à cuisses intermédiaires rapprochées, et à tibias finement épineux; tarses antérieurs légèrement dilatés : postérieurs à premier article allongé.
Par siin aspect général, ce génie rappelle les l'hilonllius, et, par la structure de sa bouche, les LcplacDius; enfin, il se distingue des Ilolisus par ses paraglosses linéaires, le dernier article de ses palpes plus court et plus grêle, et par les articles dilatés de ses tarses antérieurs, et il est différencié des Olh'uis par le dernier article de ses palpes subulé, sa languette bilobée et la foi nie de son corps.
Le genre Diochus ne comprend qu'uneseule espèce provenant de l'Amérique méridionale, principalement de Colombie, qu'Eiïchson nomme D. nantis.
Fig.
29 — Diochus nantis.
5me GENRE. — STERCUL1E. STERCULIA Castelnau, 1835.
Éludes cnlumulogiqucs.
Bk K in, excrément,
Corps très-grand, allongé, ailé; tête assez grande, découverte, fixée au corselet par un pédoncule étroit; yeux petits, latéraux; laine étroit, bilobé, transverse, entièrement corné; mandibules tantôt très-longues, tantôt trèscoin les, denliculées à la base, droites; mâchoires à lobes courts, coriaces, poilus à l'intérieur; palpes maxillaires peu allongés, très-épais, à premier article petit, étroit, le second plus allongé, obeouique, et lé quatrième ovalaire ; lèvre à menton transverse; languette petite, arrondie, entière, coriace; paraglosses assez amples, dépassant en longueur la languette, membraneux, ciliés en dedans; palpes labiaux à deux premiers articles presque égaux entre eux, le troisième très-épais, ovalaire; antennes fnsérées vers la base des mandibules, comme frisées. ;i premier article allongé, second court, olieoniqne, troisième de nouveau allongé, le premier do double plus court : les quatrième à dixième transverses, le dernier obtusémenl aenminé; corselet nblong, plus étroit que les èlytres ; écusson triangulaire; èlytres tronqués, à suture imbriquée; abdomen médiocrement allongé; pieds longs, grêles, à
Fig. ôO. — Slirculia fornkaria.
cuisses intermédiaires très-distantes les unes des autres, à tibias pubcscents, les pieds antérieurs peu épais; tarses simples, les deux premiers articles des antérieurs simples, tandis que les mêmes des postérieurs sont un peu allongés.
< nre remarquable s'éloigne des Xdhtholinua par la forme de son corselet atténué en avant et par ses pattes allongées, et, en outre, il en diffère encore par son labre non membraneux sur les cotés, par sa languette courte et la structure des palpes. Elichson réunit au genre Stercutia de M. de Caslelnau les deux genres Agrodcs (ager, champ) et A rceocnemus («?»•'-;, mince; kv»|ui, jambe), créés en 1837 par M. Nordmann, dans ses Sijmbolœ ad monographiam StaplujHiiorum. qui ne s'en distinguent que, le premier par ses palpes labiaux tronqués, et le second par les mêmes mes filiformes, car presque toutes les espèces de la division des Xantbolinites s'éloignent plus ou moins les unes des autres par la structure des palpes, qui varie beaucoup. Le genre PlockUmocertu icXaum, entouré; y.r.o:, antenne), Dejean (Catalogue des Coléoptères, 1835), dont la caractéristique n'a pas été publiée, correspond à celui qui nous occupe actuellement.
On n'indique qu'un assez petit nombre d'espèces de ce groupe, et tolites proviennent de l'Amérique méridionale; nous citerons comme types les S. fulgetu (Stapkylinus), Fabricius, et formicarhu, Erichson, que M. Nordmann a décrits deux fois sous les dénominations de Arœocnemis flagelReornu et pubescens.
6" GENRE. - SCYTAL1NE. SCYTALINUS. Erichson, lï Gênera et Species Siapliylinorura.
SxutoXiov, bâton.
Corps très-allongé, linéaire, subcylindrique, ailé; tète presque carrée, à angles arrondis, légèrement convexes en dessus, profondément, comprimés à la base, fixée au corselet par une sorte de col cylindrique et court, découverte, droite; yeux petits, arrondis, à peine proéminents; labre étroit, transverse, tout à fait corné, à six dents, soyeux vers la marge; mandibules assez fortes, en forme de faux, fortement dentées au milieu; mâchoires à lobe interne court, coriace, poilu en dedans, corné en dehors; palpes maxillaires filiformes, à premier article petit, les autres presque égaux; lèvre à menton transverse; languette très-courte, entière, membraneuse; paraglosses la dépassant un peu, coriaces; palpes labiaux à premier article petit, second obconique, troisième médiocrement sécuriforme; antennes plus rapprochées l'une de l'autre que des yeux, géniculées, à premier article un peu allongé, légèrement recourbé, presque en massue, le second et le troisième obeoniques, les autres très-courts, pubescents, le dernier ovalaire, acuminé; corselet un peu plus étroit que les élytres, plus long que large, un peu rétréci vers la base, à sommet tronqué, à angles postérieurs arrondis; écusson triangulaire; élytres tronqués au sommet, imbriqués vers la suture; abdomen linéaire; pieds courts, les postérieurs un peu moins forts que les antérieurs, à cuisses intermédiaires éloignées les unes des autres, à tibias épineux, les antérieurs épais; tous les tarses simples, les articles premier à quatrième obeoniques, allant en décroissant sensiblement.
Ce genre, très-voisin de celui des Xantholinus, en a tout l'aspect général, mais il s'en distingue par son labre, qui n'est pas membraneux sur les bords, et dont le milieu n'est pas profondément incisé, par les lobes des mâchoires coriaces inférieurement, et par ses palpes labiaux à dernier irticle sécuriforme. On n'y place qu'une seule espèce, le S. terpentiniu, Erichson, propre au Brésil.
Fig. 51. — Scytnlinus serpentinus.
7"' GENRE. — THYRÉOCÉPHALE. TBYREOCEPHALVS. Guérin-Méneville, 18i4.
Renie Zoologique, e-jpt'.;, bouclier, xetpaXr,, tête.
Antennes coudées; labre entièrement corné, multidenté ; languette entière; palpes maxillaires et labiaux filiformes; coins allonge, linéaire.
Ce genre, remarquable par sou faciès et la majorité de ses caractères, se rapproche des Xantho- Huns, mais cependant il offre les caractères les plus saillants du genre Scytalinut. En effet, le genre Tlnircoccphalus, avec son corps allongé et ses quatre palpes filiformes, terminés par des articles allongés et à peine un peu ovoïdes, comme chez tous les Xantholines, offre un labre entièrement . orné, arrondi et armé de six dents, de même que dans les Scjtalines. C'est, ainsi que le fait observer M. Guérin-Méneville, un lien entre ces deux coupes génériques, un anneau de transition qui obligera à les réunir et à modifier les caractères assignés au genre Xanlholinus, ou qui exigera la création d'un genre particulier. Une seule espèce entre dans ce groupe, c'est le Thyreocephahu .Ici. du, Staphylinien d'assez grande taille, qui habite les régions tempérées de la Nouvelle-Grenade, principalement [bague et Carthago.
8mc GENRE. — XANTIIOL1NE. XANTHOLMUS. Dahl, 1825.
Lepellelicr do Saint-Fargeau ei Audinet-Scrville, Encyclopédie méthodique, Insectes, t. X. ïavtk;, roux; Kno, j'oins.
Fig. 02.— .YunlAolinu»
aier.
Corps allongé, linéaire, presque déprimé dans la plupart des espèces, ailé; tête oblongue le plus généralement, profondément rétrécie à la base, fixée au corselet par une sorte de col court et cylindrique, découverte, droite, yeux petits, arrondis, à peine proéminents, placés vers le sommet de la tète; labre étroit, transverse, profondément sinué au milieu, soyeux au sommet, corné, membraneux vers le bord latéral; mandibules très-courtes, dentées au milieu, ciliées intérieurement; mâchoires à lobe interne très-court, coriace, obeonique, poilu au sommet; palpes maxillaires filiformes, à premier article pi lit, les trois suivants égaux entre eux, OU le dernier un peu plus court que 1rs précédents cl à sommet acuminé; lèvre bilobée, menton transverse; languette courte, arrondie, entière, membraneuse : paraphasses membraneux, plus grands que la languette; palpes labiaux filiformes, a articles allant sensiblement en croissant, le dernier acuminé au sommet; antennes plus rapprochées entre elles que des yeux, très-courtes, génieulées. à premier article médiocrement allongé, second et troisième un peu obeoniques, ce dernier le plus long de tous, les autres courts, pubescents, le dernier ovalaire et à sommet acuminé; corselet presque toujours oblong, à base presque anguleuse, a sommet tronqué, à angles antérieurs souvent proéminents; caisson triangulaire; éhlies tronques au sommet, à suture imbriquée; abdomen linéaire ; pieds courts, les postérieurs moins forts que les antérieurs, à cuisses intermédiaires très-éloignées, à tibias épineux; tous les tarses simples, les premier et second articles égaux, les intermédiaires un peu plus longs.
1 1 t' te des Xatuholmu» est marquée en avant de quatre stries courtes : deux à l'intérieur montant vers la hase des antennes, et deux autres plus extérieures placées obliquement au devant des yeux. Le corselet est souvent marque de quatre séries de points. Les élytres présentent habituellement aussi des séries de points.
Le nom de Xantholinus, appliqué à ce genre par Dabi, a été employé par Dejean, puis adopté par Latreille, et par MM. Lepellelier de Sainl-l'argeau et Audim l Serville, qui en ont donné la ca-
rartéristique clans la partie entomologique de Y Encyclopédie méthodique; toutefois eette dénomination devrait être changée en •'•lie de Gyrohypmts(ftfot, arrondi; unvoç, sommet), que Kirby, en 1819 in Samouelle Compendium), avait appliquée aux Insectes du même groupe. Ce n'est que pour nous conformer a l'usage el à l'exemple d-'Erichson que nous avons conservé le nom de Xantholine. Un genre formé par M. Mannerlieim, celui des Eulissus («u, bien ; autoo;, léger) [Monographie des lirachélylres, 1830), doit être, ainsi que l'observent MM. Brullé etEriehson, réuni à celui des Xantlioinius. dont il ne diffère nullement.
Le mâle a souvent le sommet de son sixième segment abdominal tronqué intérieurement, et le septième légèrement visible; tandis que,chezla femelle, lejsommet du sixième segment de l'abdomen est arrondi à la partie inférieure, et que le septième est entièrement caché.
Les Xantbolines se trouvent aussi bien dans les bois que dans les campagnes; on les rencontre sous les pierres, sous les feuilles et les mousses, quelquefois dans les bouses. Dans le repos, leur corps est comme enroulé en spirale. On ne connaît pas leurs métamorphoses d'une manière complète; toutefois M. Bouché (Naturgescli. der Inseclen) a donné quelques détails sur la larve du Xantholiniis puuftulatus. Chez cette larve, le corps est linéaire, atténué postérieurement, légèrement poilu, d'un blanc jaunâtre; la t< 'te est oblongue, presque carrée, a angles arrondis, brunâtres; les antennes sont subulées, à quatre articles allant sensiblement en décroissant; le labre est semi-orbiculaire. émargflé au milieu; les mandibules sont fortes, falci- Fig.33. — Xanthotintu formes; les mâchoires oblongues, à un seul lobe; les palpes subulés, très- rufipes,
forts, de quatre articles; le corselet rétréci en avant, d'une coloration testacée; les pieds subulés; l'abdomen profondément incisé, à segments arrondis, convexes, subulés; cette larve habite très-probablement le fumier de cheval, et vit de matière animalisée.
On connaît une soixantaine d'espèces de ce genre, qui sont de moyenne taille, et propres à toutes les parties du monde, mais dont le plus petit nombre habite l'Europe. Erichson les subdivise en quatre sections particulières, que nous allons indiquer :
. — ESPÈCES NE rRÉSENTANT PAS DE SÉRIES DE TOINTS SUR LES RÉGIONS DORSALES ET LATÉRALES