‹ ColéoptèresChapitre 29 sur 53 · C. Tête saillante, yeux éloignés du corselet · texte numérisé non relu

C. Tête saillante, yeux éloignés du corselet

Corps linéaire .' APHA^•lSTlcus.

Le g. PtoBiiua est caractérisé par un corps épais, ; subcylindrique, déprimé en dessus, un peu atténué ca | arrière, l’épistome est fortement écbancré, les antennes sont courtes, assez grêles, le corselet est aussi large que les élytres, convexe en avant et peu rétréci; les élytres sont finement denticulées sur les côtés. P. novemmacitlata (PI. XI, fig. 149), 8 à 12 mill., d'un noir très brillant, à taches d’un beau jaune sur la tête, le corselet cl les élytres, les taches formant sur ces dernières une seule rangée; dans le Midi et le Centre, même à Paris, sur le prunellier sauvage.

Les Aciiiœodera ont le corps plus convexe, lesj élytres sont sinuées derrière les épaules, l’épistome est largement écbancré, le corselet est fortement convexe j en avant, les élytres sont également denticulées sur lescôtés. A. tæniata, 7 mill., noire, couverte en dessous j d’une pubescence blanche, soyeuse, tête et corselet rugueusement ponctués, élytres ridées, à stries ponctuées, à bandes jaunes irrégulières.

Les Caiinodis, à coloration sombre et triste, forment i une tache au milieu des B jprestides ; ils sont faciles à reconnaître à leur corselet corrodé, fortement arrondi sur les côtés, à leurs élytres atténuées en arrière et obtusèment accuminées et ii leurs tarses largement dilatés, à 4' article très profondément échancré, embrassant le 5'.

DES COEÉOPTÈUES DE ERAN'CE Leur corps est très solide, le corselet souvent orné (l’écailles blanches. Ils sont propres au Centre et au Midi (le la France. C. leiieùrionis, 20 niill,, d’un noir mat, corselet tacheté de Liane, ayant une profondé fossette visà-vis l’écusson; élylres un peu inégales, àligne de points. — C. tenebricosa, môme forme, mais plus petit, d’un bronzé obscur, corselet moins brusquement rétréci à la base, parsemé de petites plaques métalliques luisantes, élytres alignées de points très fins, marquées de petites impressions plus métalliques; Midi de la France méridionale.

Les IJicerca sont des insectes de couleur bronzée, à élyctres notablement rétrécies en arrière, très sculptées; leur corselet est fortement ponctué, mais non variolé ni corrodé. D. ænea, 20 mill., dessous d'un cuivreux brillant, dessus d’un bronzé brunâtre, avec quelques taches lisses; tète et corselet rugueusement ponctués, élytres rugueuses, striées, bidentées à l’extrémité. Fr. mér., sur les saules, les peupliers. — D. berolinensis, 22 mill., bronzé, à reflets un peu verdâtres, corselet ponctué, rugueux latéralement, élytres densément ponctuées, à stries visibles seulement en dedans, avec des plaques élevées, lisses, extrémité tronquée; sur les hêtres.

L’écusson est très petit dans les genres précédents; il est assez grand, transversal, cordiforme ou ovalaire, chez les Fœeilonotn, qui ont en outre le corselet très rétréci en avant, les élytres denticulées en arrière et le I" article des tarses postérieurs notablement plus long que le 2°. Ce sont des insectes à couleurs métalliques, piquetés de noir. P. rulüans (PL XI, fig. 130), 12 à 15 mill., d’un vert métallique avec une large bande cui-

FAUNE ÉLÉMENTAIRE

vreuse autour des élytres, qui sont tachetées de noir; fortement ponctuée ; corselet ayant les côtés ; sur les tilleuls, les érables, etc. — P. conspersa, 15 mill., dessous d’un cuivreux brillant, dessus d’un bronzé obscur, saupoudré de blanc, avec des points élevés et des taches| allongées noires ; corselet à ligne médiane noire, élytres 1 rugueusement ponctuées, rétrécies à l’extrémité qui est tronquée; sur les peupliers. 1

Les vrais Biipreiitis se distinguent des précédents par la conformation du menton, qui laisse à découvert la. languette et une partie des mâchoires ; leur corps est peu convexe, lisse, bleu ou vert, presque toujours tacheté dt jaune; l’écusson est très petit, le prosternum est asseif étroit; les tarses sont à peine dilatés, le 1" article des| postérieurs est aussi long que les 2 ou 3 suivants réunis; . tous vivent dans les pins et les sapins. B. octogutlala (PI. 11, fig. 151), 11 à 13 mill., d’un beau bleu d’acier,' bords latéraux du corselet et 5 taches sur chaque élytre,, d’un beaujaune; Fr. mér. — B. flavomaculata, 15 raill.,| d’un brun noir verdâtre, pubescent, quelques taches sur| le front, côtés du corselet et plusieurs taches souveulj confluentes, sur les élytres, jaunes. — B. rustica, 12 àj 16 mill., d’un vert bronzé ou bleuâtre, métallique, parfois; violacé, élytres un peu inégales, intervalles des stries un. peu convexes; Alpes. |

Les Eurytliyrea ont le corps plus épais, plus convexe que les vrais Buprestis, leurs yeux, chez les (j*, sont, plus gros, plus convexes, plus saillants, l’écusson est plus | grand, presque arrondi. E. micans (PI. XI,flg. 152), J là' 16 mill., d’un beau vert métallique, tantôt doré, tantôt j un peu bleuâtre, avec une largo iciiitc cuivreuse

chaque côté des élytres; Midi, remonte jusque dans la Nièvre. — E. carmolica, un peu plus petite, d’un vert brillant, plus bleuâtre, corselet plus fortement arrondi sur les côtés, écusson un peu plus pointu, élytres unicolores à stries plus fortes et plus fortement ponctuées; Alpes, Fontainebleau, rare.

Le g. Clialcopliora a le corps allongé, la tête sillonnée, le corselet sculpté, ainsi que les élytres, qui sont très inégales, graduellement atténuées en arrière, l’écusson très petit; les tarses sont dilatés. C. mariana (PI. XI, fig. 153), 20 à 25 mill., d’un bronze tantôt un peu doré, tantôt un peu verdâtre, couvert, à l’etat frais, d’une line prunosité qui disparaît facilement, élytres ayant plusieurs larges dépressions assez rugueuses ; sur les plus coupés ; France méridionale, Alpes.

Les Antliaxia sont d’assez petite taille, assez déprimés en dessus, atténués en arrière, à tête large, à corselet presque carré, à prosternum large, à tarses étroits; on les trouve sur diverses Heurs. A. manca, 7 mill., d’un brun un peu métallique, presque mat, corselet à 2 bandes noirâtres, les côtés dorés, dessous d’un cuivreux brillant; sur les ormes, les pins et les aubépines. — A. nitidula, 5 à 6 mill., d’un vert gai assez brillant, corselet finement ridé, ayant de chaque côté, en arrière, une fossette bien marquée, dessous d’un vert doré très brillant; sur les fleurs d’aubépines, de chrysanthèmes, de pissenlits. — A. umbellalarum (PL XI, fig. 154), 5 mill., d’un brun noir à peine métallique, dessous d’un vert brillant, finement ridé, corselet uni. — Une des plus belles espèces est l’.4. cyanicornis, 9 à 11 mill., d’un vert presque mat en dessus, d’un cuivreux brillant en dessous; les mâles ont

FAUNE ELEMENTAIRE

sur le corselet deux bandes d’un bleu noir et les cuisses postérieures renflées; France méridionale.

Les Clirysoliotliris se distinguent par le corps plus large, l’écusson aigu, le 3° article des antennes notablement allongé et les élytres fortement lobées à leur base à nervures bien marquées et ayant chacune deux impressions plus brillantes. C. affinis, 1 1 à 15 mill., d’un brun bronzé, peu brillant, chagriné, fossettes des élytres arrondies, cuivreuses, antennes et dessous du corps cuivreux, brillants; sur les chênes. — C. chrysosligma (PI. XI, fig. 155), un peu plus grand, plus rugueux, nervures des élytres plus saillantes, fossettes plus profondes et plus cuivreuses; Alpes. — C. Soüeri, 9 mill., plus étroit, plus doré, plus uni, fossettes plus lisses, plus marquées, la postérieure un peu transversale; Fr, mér., sur les pins.

Les Agriliis ont le corps allongé, la tète assez fortement creusée entre les yeux, qui sont grands, mais écartés, les antennes assez courtes, fortement dentées en scie, le corselet est carré, plus ou moins transversal, l’écusson bien marqué, large à la base, les élytres allongées, souvent acuminées. Ces insectes, de petite taille, sont nombreux et se ressemblent beaucoup; ils vivent sur diverses plantes et on les trouve souvent morts sous les écorces d’arbres. — A. angustulus, 5 mill., d'un vert bronzé, élytres élargies sensiblement en arrière; sur les jeunes chênes. — A. cyanescens, 6 à 8 mill., bleu ou d’un bleu verdâtre, corselet sillonné au milieu avec deux petits plis aux angles postérieurs, élytres à peine élargies en arrière, épaules saillantes. — A . undalus, 13 mill., d’un bleu noirâtre à reflets violacés ou bronzés, élytres à fascies

DES COLÉOPTÈRES DE ERANCE transversales grisâtres en zigzag; corps moins allongé, moins atténué en arrière; sur les chênes.

Les Tracltys ont, au contraire, le corps court, triangulaire; la tête est fortement creusée au milieu, le corselet court, très rétréci en avant, l’écusson à peine visible ; les élytres sont courtes, triangulaires ; les tarses sont très courts, avec les crochets fortement dentées. T. minuta, 3 mill., noir brillant un peu bronzé, élytres ayant 4 bandes transversales un peu ondulées, de pubescence blanchâtre ;sur les chênes.— 7’. pygmxa, 2 1/2 mill., d'un cuivreu.x doré brillant sur la tête et le corselet, élytres plus unies, d’un bleu parfois un peu verdâtre; dessous et pattes d'un bronzé brillant; sur les feuilles des roses trémières et autres malvacées ; les larves minent les feuilles de ces plantes.

Les A]ilianisticiis se distinguent par un corps grêle, allongé, la tête saillante, les antennes brusquement renflées en massues et reçues dans les rainures de front et du prosternum. A. (PI. XI, fig. 156), 4 mil!.,

presque parallèle, grêle, d'un noir bronzé assez brillant, élytres à lignes longitudinales et points serrés ; dans les prairies, sur les joncs. — A.pusillus, 2 mill. 1/2, même couleur que le précédent, mais plus court, plus large, élytres élargies au milieu, non parallèles, à points moins réguliers.

FAUNE ELEMENTAIRE

FAMILLE DES ÉLATÉRIDES

Ces insectes ont beaucoup d’analogie avec les précédents ; ils en diflérent surtout par la conformation du prosternum, qui forme le plus souvent une mentonnière en avant et se termine postérieurement en une pointe aiguë, comprimée, pénétrant dans la cavité antérieure du mésosteruum. C’est grâce à cette disposition que les Élatérides, connus généralement sous les noms de ïaupins, de Toque-Maillet et de Marleamx, peuvent, quand ils sont sur le dos, incliner leur corselet et, détendant brusquement les muscles du thorax, exécuter des sauts parfois assez élevés. Leur corps est plus rarement métallique que celui des Buprestides ; leurs antennes sont plus longues, dentées en scie et parfois pectinées. Gomme dans la famille précédente, leurs larves vivent dans les arbres ou dans les tiges et racines de diverses plantes ; on trouve ces iusectes parfois sur les troncs d’arbres et sur les llcims.

Page 1